mardi 22 mai 2012 23:18:17

Les 33 mineurs veulent tous être le dernier à être remonté en surface

Le ministre chilien de la Santé, Jaime Manalich a indiqué dimanche que les 33 mineurs bloqués au fond d'une mine du Chili depuis plus de deux mois, se disputent presque pour être le dernier à sortir, signe de leur "solidarité" et de leur "camaraderie".

PUBLIE LE : 11-10-2010 | 20:03
D.R

Le ministre chilien de la Santé,  Jaime Manalich a indiqué dimanche que les 33 mineurs bloqués au fond d'une mine  du Chili depuis plus de deux mois, se disputent presque pour être le dernier  à sortir, signe de leur "solidarité" et de leur "camaraderie".    
"Pour illustrer ce qu'ils vivent, je vous rapporte une conversation  que nous avons eue hier" samedi, a déclaré le ministre à la presse .      
"Je leur disais que nous devions établir un ordre de remontée, et que  cet ordre se déterminerait conjointement avec eux, sur des critères techniques",  a-t-il ajouté . "Et quelle a été leur réaction ? (Très bien M. le ministre, mais j'aimerais  sortir en dernier).
Puis un autre est arrivé et a dit : (Non, camarade, j'avais  dit que je serais le dernier). (Non, non, c'est moi le dernier), est intervenu  un autre", a poursuivi M. Manalich. "Ils gardent un esprit admirable, de solidarité et de camaraderie",  a-t-il précisé . Le ministre avait signalé samedi que les secouristes ont déjà "une idée  plus ou moins claire" de qui figurera dans ces trois groupes.

Le Jour J de la remontée en surface, mode d'emploi

Extraction par un puits étroit, auscultation immédiate, premiers soins, contact avec les familles, vol en hélicoptère pour des examens à l'hôpital : la remontée en surface de 33   mineurs du Chili sera une chorégraphie spectaculaire planifiée jusque dans ses   moindres détails.       
Préparation : sitôt que le puits de secours aura établi la jonction avec les mineurs, les ingénieurs vont l'analyser avec un scanner, pour décider s'ils   gainent tout ou partie du conduit avec des tubes d'acier de 10 m de long, 62 cm de diamètre et 2 cm d'épaisseur. L'option privilégiée est de ne gainer que les 100 premiers mètres. L'espace autour de la bouche d'arrivée du puits devra être légèrement élargi à l'explosif par les mineurs.       
Extraction : deux secouristes, un expert en sauvetage minier et un infirmier de la Marine, descendront pour préparer les mineurs à la remontée.   Elle se fera à bord d'une cage-nacelle métallique de 4 m de long, 53 cm de  diamètre pour 460 kilos, treuillée par une grue en surface.
L'ordre de passage   suivra un modèle théorique connu de sauvetage : "d'abord les plus habiles",   capables de réagir à un problème, "puis les plus faibles, en dernier les plus   forts", capables d'attendre le plus longtemps.     
Contrôle : pendant l'ascension, chaque mineur portera un "bio-harnais"   tel un spationaute, avec des électrodes suivant en permanence fréquence   cardiaque, respiratoire, ventilation, consommation d'oxygène, température. En   cas de problème, le mineur pourra détacher l'habitacle de la nacelle et   contrôler sa redescente, aidée par des roues sur les côtés. L'opération prendra   une heure ou un peu plus par mineur, entre un jour et demi et deux jours au   total.       
Examen : au contact avec la surface, les yeux protégés de la lumière du   soleil par des lunettes spéciales, le mineur sera immédiatement ausculté par du   personnel médical dans un hôpital de campagne installé à la mine, et y recevra   des premiers soins, sérum ou antibiotiques. S'il a le feu vert, il passera   ensuite à un "espace de rencontres", pour un premier contact privé, restreint, avec quelques proches. Ultérieurement, il sera transféré en hélicoptère à   Copiapo (12 minutes de vol) pour 48 heures d'examens médicaux approfondis.     
Communication : un millier de journalistes sont attendus à la mine San  José pour la sortie des mineurs.
Mais, à 700 m sous terre, ceux des 33 mineurs   qui le désiraient ont reçu à distance un entraînement à l'interview, aux   techniques oratoires.
Les modalités de contact éventuel de la presse avec les mineurs n'ont toutefois pas à ce jour été communiquées par les autorités.
 

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