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Accident vasculaire cérébral : Chaque minute compte

Il était 7 heures du soir, quand Saïd, âgé de 65 ans, traité pour hypertension de longue date, a ressenti un malaise survenu brutalement.

PUBLIE LE : 24-12-2012 | 0:00
D.R

Il était 7 heures du soir, quand Saïd, âgé de 65 ans, traité pour hypertension de longue date, a ressenti  un malaise survenu brutalement. Une forte faiblesse, des perturbations de la vision suivies de difficultés de compréhension. Son épouse l’a aidée à s’allonger et a attendu un bon moment, dans l’espoir que ça s’arrange avant de le transporter vers le service spécialisé. Lorsqu’il arrive à l’hôpital, il était déjà trop tard. L’examen par l’imagerie a montré une ischémie cérébrale qui a causé la paralysie d’une bonne partie de son corps.
Des cas dramatiques comme celui-ci, les neurologues en rencontrent tous les jours. C’est pourquoi les spécialistes insistent sur l’importance de consulter dès les premiers symptômes car chaque minute compte pour éviter les conséquences fâcheuses de cette pathologie qui reste méconnue d’un grand nombre d’Algériens.
L’important, après ce type d’accident, est de mettre en place des mesures préventives pour éviter la récidive et la survenue d’un véritable accident vasculaire cérébral, voire d’un infarctus du myocarde qui serait sans aucun doute fatal.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, un accident vasculaire cérébral se produit toutes les cinq secondes dans le monde. Mais une meilleure connaissance des éléments favorisant sa survenue et des premiers symptômes permettrait d’en réduire considérablement le retentissement.
En Algérie, quelque 50 000 à 60 000 nouveaux cas de personnes ayant subi des accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont recensés chaque année. Parmi ces cas recensés, 30% des malades décèdent dans le mois qui suit leur AVC, d’où la nécessité de prendre en charge cette maladie grave qui cause près de 30.000 handicapés par an, selon les estimations de la Société algérienne de neurologie.
Il est à noter que les personnes âgées sont plus exposées que d’autres. En plus de l’âge,   d’autres facteurs peuvent provoquer des AVC, tels le tabac, l’hypertension artérielle, l’obésité, le stress et le diabète.
Les accidents vasculaires cérébraux constituent la première cause de handicap chez l’adul-te et la deuxième cause de démence. Ces tristes records reflètent une réalité bien difficile où le patient devra réapprendre les gestes quotidiens grâce à une rééducation parfois éprouvante.
Le pronostic dépend dans beaucoup de cas, de l’importance de l’accident et de la zone du cerveau atteinte. Mais la rapidité de la prise en charge et la rééducation sont également essentielles pour diminuer le risque de décès ou de séquelles.
Les spécialistes sont unanimes sur le rôle préventif de certains comportements que les patients à risques doivent observer, notamment après la survenue d’un accident ischémique transitoire dû à une obstruction transitoire d’une artère cérébrale par un caillot sanguin, qui dure en général moins d’une heure. Cet accident est un signe d’alerte pour un véritable accident vasculaire cérébral (AVC).
La meilleure manière de se prémunir de l’accident vasculaire cérébral est la prévention qui réside principalement dans l’exercice physique et le régime alimentaire.
 Kamélia H.
 

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