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Sortie aujourd’hui du 1er tracteur Massey Ferguson de l’usine de l’ETRAG de Constantine : 3.500 engins en 2013

Le premier tracteur fabriqué en Algérie par le constructeur américain Massey Ferguson sortira aujourd’hui de l'usine de Constantine de l'Entreprise de fabrication de tracteurs agricoles (ETRAG), a annoncé à Alger le PDG de la firme américaine

PUBLIE LE : 17-12-2012 | 0:00
D.R

Le premier tracteur fabriqué en Algérie par le constructeur américain Massey Ferguson sortira aujourd’hui de l'usine de Constantine de l'Entreprise de fabrication de tracteurs agricoles (ETRAG), a annoncé à Alger le PDG de la firme américaine. Une joint-venture regroupant l'ETRAG et l'Entreprise algérienne de distribution de matériels agricoles (PMAT), d'un côté, et le groupe américain AGCO Massey Ferguson, de l'autre, a été créée en août dernier pour la fabrication à Constantine de tracteurs agricoles de différentes gammes avec une capacité de production initiale de 3.500 engins par an, a indiqué à des journalistes le PDG d'AGCO Massey Ferguson, Martin Heinrich Richenhagen. Le projet, qui prévoit un investissement de 35 millions de dollars, permettra à terme de créer 700 emplois directs, a ajouté le patron du groupe qui s'exprimait à l'issue d'une audience avec le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Cherif Rahmani. De 3.500 tracteurs en 2013, la cadence de production de l'usine passera à 5.000 tracteurs/an au minimum à partir de la 5e année. Ce partenariat, réalisé selon la règle 51-49%, relatif à l'investissement étranger, prévoit trois phases dont la première consiste en la réorganisation et la modernisation de l'usine de l'ETRAG à Constantine par sa dotation de nouveaux outils de production. La deuxième phase portera sur la localisation de la production en Algérie par l'amélioration du taux d'intégration nationale des engins à fabriquer par la mise en place d'un tissu de sous-traitants locaux permettant, notamment, de créer davantage d'emplois indirects, alors que la troisième phase aura pour objectif d'investir les marchés voisins dans l'Afrique du Nord, explique M. Richenhagen. Le groupe AGCO Massey Ferguson est déjà présent en Algérie à travers une société de fabrication de moissonneuses-batteuses à Constantine, a-t-il rappelé. De son côté, M. Rahmani a affirmé dans une brève déclaration que ce partenariat "démontre la confiance portée par la firme américaine pour le marché et l'industrie algériens". "C'est également un message fort aux cadres, travailleurs et agriculteurs algériens pour contribuer à la relance du secteur industriel national", a-t-il ajouté. La création de cette nouvelle joint-venture s'inscrit dans le cadre de la politique de redressement industriel national et de la relance du secteur mécanique initiée récemment par les pouvoirs publics, a-t-on, par ailleurs, expliqué.

100 millions de dollars d’apport américain

Cette filière, affirme Cherif Rahmani, ministre de l’Industrie,«est en construction dans toute sa diversité. Nous sommes dans une démarche intégrée, et l’Algérie, forte de son potentiel entrevu,a de meilleurs lendemains devant elle».

La relance du secteur mécanique, plus particulièrement du machinisme agricole, s’inscrit parmi les priorités du département de l’Industrie. Le ministre Cherif Rahmani et Martin Heinrich Richenhagen, président du groupe américain Massey Ferguson, ont annoncé la sortie, à partir d’aujourd’hui, du premier tracteur Ferguson fabriqué à l’usine de Constantine, et cela dans le cadre de la formule 51%-49%.
«La montée en cadence de la production s’effectuera sur cinq ans pour passer de 3.500 tracteurs en 2013 à 5.000 tracteurs/an, à partir de la cinquième année», a fait savoir le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, lors d’une conférence de presse conjointe tenue à l’hôtel El-Aurassi. Objectif : réduire les importations, mais aussi œuvrer à bien se positionner sur le marché mondial.
Conscient de son importance, M. Rahmani dit que «cette filière est en construction dans toute sa diversité. Nous sommes dans une démarche intégrée, et l’Algérie, forte de son potentiel entrevu, a de meilleurs lendemains devant elle». Relevant que son partenaire américain est un leader en la matière, le ministre se dit rassuré de la «qualité» des produits à fournir pour le marché algérien, avec «des délais de production maîtrisés».
Il fait part ainsi de la détermination de son département et de l’ensemble du gouvernement à soutenir cette industrie émergente et faire de ce pôle, planté à l’antique Cirta, une réussite. Comme il promet de mettre à niveau les petites et moyennes entreprises pour la fabrication des pièces de rechange, «afin de se placer dans la logique de la compétitivité et de la concurrence».
Pour mener à bon port ce projet et l’ensemble du pôle industriel, les Américains, précise M. Heinrich, investissent, en termes de leur entrée en capital, pas moins de 100 millions dollars.
Et la société commune dénommée «Algerian Tractors Company» prévoit d’investir un montant de 35 millions pour les cinq années à venir. Son objectif, dit le responsable américain, est de localiser certaines pièces et composants, et de relever le taux d’intégration des tracteurs agricoles, lequel atteindra 30% minimum à la 5e année. Le ministre de l’Industrie a aimablement répondu aux questions des journalistes, à l’occasion de la sortie du premier tracteur des chaînes de montage, en présence d’une importante délégation du groupe américain.
Fouad Irnatene

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