dimanche 15 dcembre 2019 10:22:20

Le président du Conseil des ministres italien aujourd’hui à Alger : Renforcer le partenariat stratégique

M. Michele Giacomeli, ambassadeur d’Italie : «Une relation refondée sur le concept de la complémentarité»

PUBLIE LE : 14-11-2012 | 0:00
D.R

Le président du Conseil des ministres italien, M. Mario Monti, effectuera aujourd’hui une visite officielle en Algérie à l'invitation du Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, indique hier un communiqué de la présidence de la République.
Cette visite entre dans le cadre du "traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération signé entre l'Algérie et l'Italie le 27 janvier 2003", précise la même source. La rencontre entre les gouvernements algérien et italien "permettra certainement d'affirmer la volonté politique qui anime l'Algérie et l'Italie d'impulser les relations entre les deux pays et de les hisser au plus haut niveau dans la région euro-méditerranéenne", ajoute le communiqué.
La visite de M. Monti "permettra également d'orienter les relations économiques bilatérales vers de nouveaux projets de partenariat qui serviront les intérêts suprêmes des deux pays", selon le communiqué. Au cours de leurs entretiens, les deux parties aborderont "un certain nombre de questions régionales et internationales d'intérêt commun", conclut le communiqué.

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Renforcer le partenariat stratégique
Le deuxième sommet algéro-italien, qui se tient aujourd’hui à Alger sous la présidence du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et du président du Conseil des ministres italien, M. Mario Monti, représente une occasion propice pour  faire le point sur la coopération bilatérale, de même qu’il offre l’opportunité d’examiner les questions régionales et internationales d'intérêt commun.  
Ce sommet a fait l’objet d’une préparation rigoureuse, depuis quelques mois, notamment lors de la visite à Rome, en février dernier, du ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, et celle effectuée à Alger par son homologue italien, M. Giulio Terzi.   Le sommet a été précédé par la réunion, dans la capitale italienne, du comité de suivi de la coopération bilatérale dans un cadre de "partenariat renforcé". Co-présidée par le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, et la secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Marta Dassu, cette rencontre a permis aux deux parties d’explorer les secteurs pourvus en  Algérie de potentialités susceptibles de concrétiser des projets de développement dans un esprit de coopération  mutuellement bénéfique. Le secteur des PME, de l'habitat, les projets industriels et les infrastructures tous secteurs confondus, ainsi que les volets liés aux domaines sociaux, de la culture et de l'éducation, l'énergie en tant qu'"élément structurant" de la relation économique algéro-italienne ont été évoqués.
L'Algérie assure, à hauteur de 40%, les approvisionnements énergétiques de l'Italie, faisant de ce pays son premier client en Europe et son second client dans le monde, après les États-Unis d’Amérique.
Lors de la réunion du comité de suivi, les deux parties ont examiné la série d'accords finalisés et prêts à être conclus entre Alger et Rome, dans tous les domaines, lors du deuxième sommet. Par ailleurs, il a été évoqué la coopération, dans sa dimension humaine, notamment la circulation des personnes, en tant qu'"élément indispensable" pour le renforcement de la coopération économique et le lancement de projets d’investissements dans les secteurs public et privé. À ce propos, lors de son déplacement à Rome, M. Medelci avait indiqué à son homologue italien, que le développement des relations bilatérales pouvait "bénéficier d’une conjoncture assez favorable en ce qui concerne l’Algérie qui a lancé un plan de développement très ambitieux". Ce plan donne la possibilité aux investisseurs de trouver en Algérie un marché, mais aussi des sources de financement locales qui permettent de promouvoir des projets communs, en tenant compte du fait que les entreprises italiennes possèdent une grande expérience dans le domaine de la promotion des entreprises de transformation avec des matières premières locales", avait-il souligné.          
Le ministre avait estimé que les opérateurs économiques italiens qui accompagnaient M. Terzi, à Alger, avaient exprimé la "volonté non seulement de rester en Algérie, mais aussi de renforcer leur présence à travers leur implication dans les projets qui s'inscrivent dans le cadre du plan quinquennal et l'investissement de manière permanente en Algérie".          
S'agissant des questions régionales et internationales d'intérêt commun, le sommet d’aujourd’hui se penchera, notamment, sur la situation dans la région du Sahel, et en particulier la crise au nord du Mali, à propos de laquelle une réunion vient de s'achever à Abuja (Nigeria), avec la participation de l'Algérie qui y a réaffirmé, par la voix de M. Abdelkader Messahel, sa position qui privilégie la  solution politique en recourant au  dialogue. Récemment à Rome, M. Messahel a exposé la position de l’Algérie en vue d’une sortie de crise dans cette région, soulignant que la partie  italienne a été "attentive" aux arguments avancés sur la  question.  La délégation italienne conduite par M. Monti, à ce deuxième sommet (le premier s'était tenu en 2007, à Alghero en Sardaigne) est composée des ministres  MM. Giulio Terzi (Affaires étrangères), Corrado Passera (développement économique), Giampaolo Di Paola (Défense) et Mme Anna maria Cancellieri (Intérieur). Ce sommet concrétise, à coup sûr, un objectif commun qui est   de renforcer davantage les relations bilatérales pour bâtir un partenariat stratégique dans tous les domaines, avec un mécanisme de suivi très fiable.
À ce titre, l’Algérie, d’un avis unanime, représente un exemple de stabilité politique dans la région du Maghreb arabe, qui favorise de ce fait, entre Alger et Rome, la mise en place de ce partenariat où seront e renforcées avec encore plus de vigueur, les voies d’une  coopération bilatérale, une convergence de plus en plus forte et étroite entre les opérateurs économiques des deux pays.
M. Bouraib
 

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