mardi 13 novembre 2018 22:23:42

Alliance de l’Algérie verte : Dans l’expectative

L’incertitude plane encore au niveau des instances dirigeantes de l’Alliance de l’Algérie verte au sujet de sa participation aux prochaines élections municipales de novembre 2012.

PUBLIE LE : 02-09-2012 | 0:00
D.R

L’incertitude plane encore  au niveau des instances dirigeantes de l’Alliance de l’Algérie verte au sujet de sa participation aux prochaines élections municipales de novembre 2012. La posture officielle et définitive  tarde à être prise au moment où d’autres formations politiques et non des moindres multiplient les rencontres avec les militants et affûtent leurs armes pour mettre toutes les chances de succès de leur côté. L’AAV pour le cas d’espèce, ne semble pas rassurer ses ouailles et les fixer concrètement pour ce qui concerne la position à adopter à l’égard de ces élections. C’est ce qui ressort des attitudes et autres interventions publiques de membres les plus autorisés à s’exprimer au nom de l’Alliance.
En témoignent, les propos rapportés par voie de presse, de M. Azzedine Djerafa, un membre influent de l’AAV. En des termes feutrés mais qui trahissent une certaine fermeté,  il monte au créneau pour porter une appréciation sur le mouvement du MSP dont il critique la position et l’état d’esprit qui prévalent dans certaines franges non négligeables de ses militants. Ce sentiment lui est dicté par des voix qui s’élèvent au sein de la formation de Bouguerra Soltani et qui récusent l’idée de prendre part aux élections municipales, considérant que l’expérience des législatives de mai 2012, fut improductive et franchement infructueuse pour le MSP.
Abderrahmane Saïdi, le président du Madjless Echoura (Conseil consultatif) du MSP est le chef de file et le porte voix de la tendance qui prône la non-participation aux locales dans le cadre de l’Alliance au motif que le MSP,  par la grâce de ses militants et de son potentiel de mobilisation, est suffisamment apte à  remporter des succès au cours de ce prochain scrutin.
Bouguerra Soltani se trouve entre le marteau et l’enclume de sa base et des engagements contractés avec les dirigeants de ses partenaires d’El Islah et d’Ennahda. La base comme nous l’avons dit, est favorable, pour une bonne part, pour l’option d’un MSP en  cavalier seul, excluant de ce fait, le rassemblement au sein de listes communes. Sauf qu’il y a un invité de dernière minute qui se nomme le parti « TAJ » crée par Amar Ghoul, actuel député et ex-ministre des Travaux publics. Le nouveau dissident   ne facilite pas la tâche du MSP. Fort de son acquis engrangé au cours des élections législatives de mai 2012, où, incontestablement, il a fait bonne figure, il peut tailler sérieusement des croupières et de rogner excessivement le vivier électoral du MSP. Ce faisant, le mouvement, même s’il s’en défend, risque, à n’en pas douter,  de se ressentir des défections de figures de proue qui ont beaucoup compté au MSP,  à l’image d’Amar Ghoul, d’Ahmed Dane, d’Abdelmadjid  Menasra, tous des transfuges qui ont fini par claquer la porte de la formation de Bouguerra Soltani.
Cela étant, et au vu des avis et des hypothèses qui affleurent dans les cercles de cette alliance, il ne faut pas exclure que cette dernière défendra autant que faire se peut, le principe   des listes communes, en particulier,   dans des circonscriptions électorales où l’un des trois partis composant la  coalition se trouve  dans l’impossibilité de prendre part à la compétition avec des chances maximisées de succès. Dans cet ordre d’idée, l’Alliance aura pris acte du conseil du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, qui a exhorté les partis qui sont enclins à ne pas franchir l’obstacle des 7% des  suffrages exprimés. Ce conseil vaut pour El Islah et le parti Ennahda, les deux formations les plus vulnérables. Cela s’entend.
On peut, dès lors, comprendre pourquoi  M. Azzedine Djerafa s’accroche et ne veut pas déroger à la stratégie tracée par les  trois partis de la coalition, basée, on le rappelle, sur le principe de la liste unifiée. Il juge qu’il ne peut exister d’autre alternative en termes de tactique électorale que dans le respect et  dans l’attachement à cette règle. Azzedine Djerafa, pour l’occasion, estime qu’il ne saurait accepter que l’on fasse abstraction de ce «  deal » conclu dans le sillage des élections législatives de mai 2012. Il considère que toute décision qui engage l’Alliance ne peut être prise que d’un commun accord entre les trois formations coalisées.  Toutefois, il laisse la porte ouverte à toutes les hypothèses, instaurant le   dialogue et la concertation.  
Au cas où la participation aux élections municipales se confirme, dans la mesure où les contentieux et les litiges sont levés, Azzedine Djerafa, n’est pas hostile à un élargissement de l’Alliance pour l’Algérie verte à d’autres formations qui désirent se fédérer au sein de cette coalition.  On remarque que l’Alliance de l’Algérie verte, emboîte le pas au  nouveau parti d’Amar Ghoul, et relaie les récentes déclarations de Hamlaoui Akkouchi, chef du parti El  Islah, à savoir,  tenter de s’engouffrer  dans une logique de rassemblement et de large convergence partisane.
En résumé, rien n’est encore décidé au sein de l’Alliance, la posture définitive est en gestation et l’avenir immédiat nous renseignera beaucoup plus clairement sur ses intentions futures.
 M. Bouraib
 

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