mardi 23 juillet 2019 11:54:42

16e sommet du Mouvement des Non-Alignés (MNA) à Téhéran : Influer sur la scène internationale

Les chefs d’Etat et dirigeants des pays membres du mouvement des non-alignés (MNA) ont plaidé jeudi dernier lors d’un sommet qui se déroule dans la capitale iranienne, Téhéran

PUBLIE LE : 01-09-2012 | 0:00
D.R

Les chefs d’Etat et dirigeants des pays membres du mouvement des non-alignés (MNA) ont plaidé jeudi dernier lors d’un sommet qui se déroule  dans la capitale iranienne, Téhéran, en faveur de la nécessité de promouvoir la coopération commune afin de pouvoir influer sur la scène internationale dans le but de parvenir à un système de gouvernance plus équitable.
 Le président égyptien, Mohamed Morsi, qui a transmis la présidence du mouvement au président iranien Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé que le MNA "est né pour défendre le droit des Etats membres" et qu’il doit jouer "une rôle légitime". "Nous voulons être partie prenante de la gouvernance mondiale fondée sur un système multilatéral dans le cadre du respect de la démocratie", a déclaré M. Morsi, qui a insisté sur la participation des pays en développement à la réforme des institutions internationales, en particulier l’élargissement du Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il soit plus représentatif.
 De son côté, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a évoqué les inégalités dans le monde, en pointant du doigt l’"hégémonie" de certains Etats capitalistes sur les pays en développement. Selon M. Ahmadinejad, l’"indépendance des pays est menacée par les guerres imposées et la situation d’instabilité créée".
"La gouvernance mondiale dans sa réalisation dans la paix et l’égalité est difficile à atteindre avec le monopole de gestion détenu par un petit nombre de pays", a-t-il estimé.

M. Bensalah appelle au renforcement de la coopération


Le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, a appelé au renforcement de la coopération entre les pays du Mouvement des non-alignés (MNA) et les pays du G77 mettant l'accent sur l'importance du développement durable et du transfert des technologies pour aider les pays en voie de développement.
"La tenue de ce sommet intervient dans un contexte marqué par une crise multilatérale à même d'ébranler les fondements de l'ordre économique mondial et la stabilité de notre monde", a affirmé M. Bensalah dans son intervention au nom du G77+la Chine. Après avoir souligné l'importance des "enjeux socioéconomiques et environnementaux qui constituent des défis complexes", M. Bensalah a estimé que "la 13e session de la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement tenue en avril dernier à Doha a permis au Groupe des 77 et à la Chine d'affirmer leur solidarité en matière de défense de nos intérêts légitimes liés à des questions tels le commerce, les investissements et le transfert des technologies".
La conférence des Nations unies sur le développement durable tenue en juin à Rio de Janeiro a permis "d'amorcer une nouvelle ère, où nous allons pouvoir, grâce aux progrès atteints ces 20 dernières années, avancer sans rencontrer autant d'obstacles qui empêchent beaucoup de promesses de se réaliser, sans parler du transfert de technologies qui va aider les pays en développement à faire face aux problèmes liés au climat", a déclaré M. Bensalah. "La feuille de route ayant sanctionné les travaux de ce sommet a conforté les principes de la déclaration de Rio, notamment en ce qui concerne la responsabilité commune et la souveraineté des Etats sur leurs ressources naturelles", a-t-il ajouté. M. Bensalah a évoqué les décisions importantes prises concernant le cadre institutionnel du développement durable dont la création d'un forum de haut niveau pour le développement durable et la consolidation des capacités du programme des Nations unies pour l'environnement en préservant le siège de Nairobi (Kenya), outre le lancement de consultations intergouvernementales à même de définir les objectifs de développement et mettre en œuvre une stratégie de financement du développement durable à travers la mobilisation des ressources financières supplémentaires au profit des pays du tiers monde. Par ailleurs, le président du Conseil de la nation a indiqué que "les changements climatiques constituent les principaux défis qui se posent à la communauté internationale, notamment aux pays en développement, d'où l'importance de la 18e conférence des Etats parties à la convention des Nations unies sur les changements climatiques prévue en novembre à Doha. "La redynamisation du Fonds vert pour le climat et le lancement des négociations pour le nouveau mécanisme multilatéral devant remplacer le protocole de Kyoto sont des questions qui nécessitent notre mobilisation et notre vigilance", a-t-il indiqué. Il a précisé, dans ce contexte, que la 11e session des Etats parties à la convention sur la biodiversité prévue en octobre 2012 à Hyderabad "constituera un tournant décisif pour notre communauté en termes de préservation de la biodiversité, de pérennisation de ces ressources et de distribution équitable des revenus des ressources génétiques". M. Bensalah a salué la cohésion et la solidarité dont ont fait montre les membres du Groupe des 77 tout au long des négociations qui se sont déroulées cette année autour de plusieurs questions, ce qui a facilité la mission de l'Algérie en sa qualité de présidente du groupe. Il a ajouté que le renforcement de la coopération entre les membres du Mouvement des non-alignés (MNA) et les pays du G77 constituait "une priorité absolue" pour le groupe précisant que l'intensification de la coopération Sud-Sud constituait "une préoccupation essentielle" pour les membres du Groupe des 77 et "un complément de la coopération Nord-Sud et non une alternative". M. Bensalah a réitéré l'importance de cette coopération dans le cadre général de la coopération multilatérale en tant que processus incontournable pour le développement économique, le progrès social et la promotion et la préservation de la paix et la sécurité. M. Bensalah s'est dit convaincu que le G77 + la Chine et le MNA étaient "les meilleurs instruments pour la promotion et la défense des intérêts collectifs des pays en développement", affirmant que "l'expérience des dernières décennies a démontré que l'action coordonnée et commune sur la base de la solidarité et l'unité était la seule qui permette à nos pays, avec leurs différences, de faire face aux défis de la coopération internationale".

Mise en garde contre les menaces sur la stabilité dans le monde

Le président du conseil de la nation, a également mis en garde contre les menaces qui pèsent sur la stabilité et l'équilibre géopolitique aux niveaux régional et international. "Des défis immenses et complexes nous interpellent aujourd’hui, à leur tête l’impasse dans laquelle se trouve le processus de paix au Proche-Orient et les bouleversements en cours dans le monde arabe, qui ont porté atteinte à l’équilibre géopolitique aux niveaux régional et international". Il a exprimé, à cette occasion, les préoccupations de l’Algérie face aux derniers développements enregistrés dans la région du Sahel "avec ce qu’ils comportent comme dangers et menaces sur la sécurité et à la stabilité dans cette région". Pour M. Bensalah, le terrorisme, le trafic d'armes, le sous-développement et la pauvreté qui caractérisent cette région "ont accentué la fragilité" de la situation qui y prévaut. A titre d'exemple, le président du Conseil de la nation a cité la crise malienne, qui, a-t-il dit, a aggravé la situation humanitaire au Mali, déplorant la destruction d’une partie du "précieux patrimoine" de la ville malienne de Tombouctou. A ce propos, M. Bensalah a souligné que l’Algérie œuvre en collaboration avec toutes les parties maliennes, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) à atteindre deux buts.
Il s'agit, d'un côté, a-t-il expliqué, de parvenir à un "consensus politique" entre les Maliens pour consolider le rétablissement de l’ordre constitutionnel et l’unité territoriale du Mali, et, d'un autre côté, de poursuivre la lutte contre les groupes terroristes "qui sont un danger permanent, menaçant la région toute entière", et "la relance du développement" comme alternative aux activités illégales. M. Bensalah a également évoqué dans son discours la situation au Proche-Orient, marquée par les troubles et l'instabilité, ce qui, a-t-il dit, "nous rappelle que la question palestinienne qui n’a pas encore trouvé de solution est l’origine de la tragédie". "Une solution juste et durable au conflit israélo-palestinien est cruciale pour l’apaisement des relations tendues dans cette région", a-t-il indiqué.
Le premier pas dans cette direction, a encore ajouté M. Bensalah, est "l’acceptation de la demande de l’Autorité palestinienne, concernant l’adhésion de la Palestine à l’Organisation des Nations unies". Concernant la crise syrienne, M. Bensalah a rappelé le soutien de l’Algérie aux "efforts louables" de l'ancien envoyé international Kofi Annan, affirmant qu'elle apportera également le même appui à M. Lakhdar Brahimi en tant que nouveau représentant spécial des Nations unies et de la Ligue arabe en Syrie.
"L’Algérie appelle toutes les partie syriennes à fournir plus d’efforts pour parvenir à un consensus" à même de régler la crise qui déchire ce pays, a-t-il poursuivi.


Le MNA réitère sa position ferme de soutien au peuple sahraoui

Le Mouvement des non-alignés (MNA) a réitéré sa position ferme de soutien au peuple sahraoui pour la liberté et l'autodétermination, a rapporté jeudi dernier l'agence de presse sahraouie (SPS). Selon SPS, le MNA a insisté dans le document final soumis au sommet mercredi par le Conseil des ministres des Affaires étrangères du mouvement dans la capitale iranienne, Téhéran, sur "plusieurs points importants pour la cause juste du peuple sahraoui, réitéré ses positions précédentes et soutenu les recommandations et décisions des Nations unies sur la lutte du peuple sahraoui et le conflit saharo-marocain". Le mouvement a affirmé la nécessité pour le peuple sahraoui de faire valoir son droit à la liberté et à l'autodétermination conformément aux principes et objectifs contenus dans la charte des Nations unies et la recommandation no 1514 de l'Assemblée générale des Nations unies en date du 14 décembre 1960 qui stipule l'indépendance des peuples et des territoires colonisés. Le document souligne que toutes les options soumises pour le règlement doivent respecter l'expression libre des attentes du peuple sahraoui, ce qui signifie le passage obligatoire par un référendum sur l'autodétermination comme règlement du conflit saharo-marocain.

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