mercredi 08 avril 2020 17:00:24

Métro d'Alger : Le réseau atteindra 17 km en 2016

Le réseau du métro d'Alger atteindra en 2016 un linéaire de 17 km pour garantir aux usagers une offre de transport public efficace avec la mise en service commerciale des trois extensions de la ligne 1, actuellement en cours de construction, a indiqué le PDG de l'Entreprise du métro d'Alger (EMA), M. Aomar Hadbi. "En 2016, on aura un réseau de 17 km qui va desservir la zone de Bachdjarah, El Harrach, Aïn Naâdja, Alger et place des Martyrs", a-t-il affirmé.

PUBLIE LE : 23-08-2012 | 0:00
D.R

Le réseau du métro d'Alger atteindra en 2016 un linéaire de 17 km pour garantir aux usagers une offre de transport public efficace avec la mise en service commerciale des trois extensions de la ligne 1, actuellement en cours de construction, a indiqué le PDG de l'Entreprise du métro d'Alger (EMA), M. Aomar Hadbi. "En 2016, on aura un réseau de 17 km qui va desservir la zone de Bachdjarah, El Harrach, Aïn Naâdja, Alger et place des Martyrs", a-t-il affirmé.

Une première ligne reliant la Grande-Poste au quartier Haï El Badr sur 9,5 km de longueur et comportant dix stations, a été inaugurée le 31 octobre dernier. Selon le premier responsable de l'EMA, les trois extensions de la ligne 1 du métro d'Alger, Grande-Poste vers la place des Martyrs, Hai El Badr vers Ain Naâdja et Hai El Badr vers El Harrach, entreront toutes en exploitation commerciale avant fin 2016. Trois extensions avant fin 2016... Les travaux de génie civil de l'extension allant de la station Hai El Badr vers El Harrach sur 4 km de longueur et comprenant 4 stations, sont ainsi achevés, a-t-il fait savoir, relevant que la mise en service commerciale de ce prolongement est prévue pour le dernier trimestre 2014. Le taux d'avancement des travaux de l'extension Hai el Badr-Ain Naâdja sur 3,6 km avec 2 stations est de seulement 10%, a-t-il ajouté, estimant toutefois que les travaux de génie civil prendront fin en janvier 2014, alors que la mise en service n'interviendra que deux ans après, autrement dit en janvier 2016. Pour ce qui est de l'extension Grande Poste-place des Martyrs sur 1,69 km pour 2 stations, le PDG de l'EMA a reconnu que les travaux se sont prolongés en raison des fouilles archéologiques menées autour de la place des Martyrs suite à la découverte de vestiges historiques.
"Ce tronçon est très difficile. Nous sommes entièrement en sous terrain", a-t-il avoué, soulignant, toutefois, que le taux d'avancement des travaux de génie civil est actuellement de 40%. "Ces travaux devront prendre fin en avril 2014 et la mise en service est prévue pour avril 2016. Nous avons décidé de revoir la conception et on a prévu une station musée sur cette extension", a-t-il encore indiqué. Les études d'avant-projet détaillé (APD) des extensions d'El-Harrach centre-Bab Ezzouar, Ain Naâdja-Baraki et place des Martyrs-Bab El Oued-Chevalley, commenceront prochainement, a-t-il poursuivi. En outre, les offres des soumissionnaires pour la réalisation des études préliminaires relatives aux extensions de la première ligne du métro d'Alger vers les quartiers ouest de la capitale "sont en cours d'évaluation". L'EMA avait lancé en février dernier un avis d'appel d'offres national et international restreint pour la réalisation des études d'avant-projet sommaire (APS) et avant-projet détaillé (APD) de l'extension : Chevalley - Dely Ibrahim - Chéraga - Ouled Fayet - El Achour - Draria sur 14 km de longueur et qui comprendra 14 stations. M. Hadbi a annoncé, par ailleurs, que les cahiers de charges pour la mise en place des espaces commerciaux en vue d'améliorer l'attractivité de ce moyen de transport collectif et l'introduction de la publicité, "sont prêts". "Nous comptons lancer prochainement les appels d'offres pour introduire ces services", a-t-il affirmé. Une réalisation à mettre à l'actif de l'Algérie indépendante...
Les négociations avec les trois opérateurs de téléphonie mobile pour offrir l'accès à ce service aux usagers du métro se poursuivent toujours, selon le premier responsable de l'EMA qui a relevé l'existence de problèmes techniques relatifs à l'équipement qui devrait être installé pour assurer une telle offre. Réaffirmant sa satisfaction de la mise en service de la première ligne du métro d'Alger, M. Hadbi a souligné que cette étape est "une réalisation à mettre à l'actif de l'Algérie indépendante". Ce nouveau mode de transport a suscité un réel engouement auprès de la population, a-t-il relevé, précisant que le métro a transporté plus de 9 millions de voyageurs depuis son inauguration en novembre 2011 jusqu'à fin juillet dernier. Il a relevé, à ce titre, que la fréquentation qui était en moyenne de 40.000 à 45.000/jour a augmenté de 39% depuis la mise en service du 2e tronçon du tramway d'Alger (les Bananiers - les Fusillés) le 15 juin dernier. M. Hadbi a fait remarquer qu'"aucun acte de vandalisme n'a été enregistré", depuis la mise en service du métro et que "la population a adopté ce nouveau mode de transport et en prend soin". Il a fait savoir, par ailleurs, que malgré le "franc succès" qu'a connu le métro auprès de la population algéroise, les abonnements ne décollent pas. "A l'heure actuelle, ne nous comptons que 3.000 abonnés, ce qui est en deçà de nos espérances. Les carnets à 10 tickets sont les plus prisés. Notre objectif est de fidéliser 70% de nos usagers avec des abonnements périodiques grâce aux cartes sans contact que nous leur proposons", a-t-il souligné. Selon le PDG de l'EMA, l'entreprise est entrée en négociation avec l'Office national des œuvres universitaires (ONOU) pour l'établissement de cartes d'abonnement au profit des étudiants et poursuit les discussions avec certains grands employeurs pour la conclusion de conventions au profit de leurs employés, citant à titre d'exemple la DGSN. Depuis son lancement le métro d'Alger n'a pas connu de problèmes majeurs. L'interruption du trafic du métro d'Alger, à trois reprises depuis sa mise en service le 1er novembre dernier, est due à une coupure en alimentation électrique, a assuré le premier responsable de l'EMA. "Aucun incident majeur n'est à déplorer", a-t-il affirmé. Oran lancera les travaux de son métro en 2014...
"Il faut savoir que la ligne 1 du métro est alimentée par deux postes électriques de haute tension à partir de la centrale Hamma et Kouba. Malheureusement, les deux sources d'énergie sont tombées en panne en même temps, ce qui est rare. Cependant, les groupes électrogènes de secours prévus pour la circonstance, ont bien fonctionné et ont permis l'évacuation des passagers en toute sécurité. Ces groupes sont prévus pour assurer l'éclairage et la ventilation en cas de panne de ce genre, mais ne peuvent pas faire circuler les rames", a-t-il expliqué. S'agissant du métro d'Oran dont les études préliminaires ont été lancées en septembre 2011, M. Hadbi a indiqué que la commission de suivi et de pilotage de l’étude de ce projet, qui regroupe des représentants de divers secteurs et opérateurs, a émis quelques réserves techniques sur le tracé du projet. "Les travaux de réalisation devront être lancés au 2e semestre 2014, mais l'enveloppe financière nécessaire n'a pas encore été débloquée", a-t-il encore fait savoir. Le métro d'Oran est d'un linéaire de 17 km et comprendra 20 stations.

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9 millions de personnes transportées
Depuis l'inauguration de la première ligne, il y a 9 mois, le métro a transporté plus de 9 millions de voyageurs. C'est dire l'importance de ce nouveau mode de transport pour les usagers, toutes catégories confondues (travailleurs, étudiants, lycéens, familles...) dont il a déjà changé les habitudes... Alger étant constamment asphyxiée par un parc automobile de plus de 1,5 million de voitures, la mise en service du métro représente une énorme bouffée d'oxygène pour les Algérois. Il est reconnu que le métro est un moyen de transport collectif aux avantages considérables en matière de gain de temps, de respect de l'environnement, de sécurité et de confort. L'exploitation commerciale de la première ligne du métro a ainsi sonné la fin du calvaire quotidien des Algérois dans les embouteillages. La croissance démographique soutenue de la capitale depuis plusieurs décennies, associée à l'absence d'investissement en matière de transport en commun, ont généré et continuent à engendrer une forte demande de mobilité, essentiellement satisfaite par un usage accru de la voiture. Depuis la fin des années 1980, le paysage des transports en commun dans les villes algériennes, particulièrement à Alger, a connu un déclin sensible, ce qui a conduit à une progression rapide du parc automobile, provoquant une congestion chronique des principaux axes et points d'échanges, des temps de déplacements disproportionnés et des accidents de la circulation fréquents.
 

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