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Commerce informel : Tout se vend et tout s’achète

L’heure est aux grandes manœuvres du côté de la wilaya d’Alger pour éradiquer le commerce informel dans la capitale. Alger est appelée à subir une opération d’assainissement destinée à expurger les camelots et autres marchands ambulants qui squattent les trottoirs et les espaces publics.

PUBLIE LE : 22-08-2012 | 0:00
D.R

L’heure est aux grandes manœuvres du côté de  la wilaya d’Alger pour éradiquer le commerce informel dans la capitale. Alger est appelée à subir une opération d’assainissement destinée à expurger les camelots et autres marchands ambulants qui squattent les trottoirs et les espaces publics. Le travail ne sera pas de tout repos tant le phénomène a pris de l’ampleur et s’est s’installé depuis belle lurette. Mais les services concernés veulent prendre le taureau par les cornes et insistent sur la nécessité d’y mettre le holà.

Dans cet amoncellement de marchandises hétéroclites, déversées à l’emporte pièce sur la voie publique, on trouve de tout : Des fournitures scolaires, des livres, des denrées alimentaires, des vêtements et des cosmétiques, des produits carnés et laitiers, des ustensiles de cuisine. Et la liste est loin d’être exhaustive.
«La capitale devra être soulagée de ces nombreux étals de fortune qui se sont multipliés depuis le mois sacré, encombrant outrageusement les trottoirs et les artères de la cité»,  indique-t-on, non sans omettre de préciser qu’un plan drastique de nettoyage est mis en place et sera exécuté dans peu de temps.
«Les services de sécurité ont été instruits pour apporter leur contribution. Les rues et les quartiers concernés ont été recensés et dûment identifiés», précise la source selon  laquelle, «Cette opération va être entamée incessamment».
Cette décision de mettre un terme au commerce informel est justifiée par le fait que des citoyens et des riverains ainsi que de nombreux commerçants qui exercent leur métier dans la légalité se trouvent sérieusement pénalisés par ce négoce hybride et désordonné qui se perpètre dans l’irrespect des règles de l’hygiène, qui de plus, ne génère pas d’entrées fiscales et se dérobe à toute forme de contrôle.
Elle s’appuie également sur des motifs liés aux désagréments causés aux passants qui sont souvent contraints de se déplacer au milieu de la chaussée, au risque d’être fauchés par les véhicules, alors que les trottoirs sont indûment occupés par ces vendeurs occasionnels.
 Poussant le bouchon plus loin, des tractations douteuses sont orchestrées par quelques bandes interlopes qui «monnayaient» des parcelles de trottoirs dans des artères populeuses et très fréquentées à des vendeurs ambulants. La force publique a mis fin à ces actes délictueux.
La seule solution pour la wilaya d’Alger, c’est d’appliquer simplement la loi qui interdit toute vente et tout commerce non déclaré et autorisé», souligne-t-on.
Pour rappel, certaines estimations indiquent que 40% de l'activité commerciale de la capitale est informelle. De nombreuses mesures destinées à la résorption de ce commerce illicite ont été prises par les pouvoirs publics.
On rappelle également que lors d’un Conseil des ministres tenu en début février 2011, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avait instruit le gouvernement d’«alléger» les formalités et procédures destinées au transfert du petit commerce informel sur la voie publique vers des sites aménagés, en «concertation» avec les associations et représentants des concernés.
Les mesures ainsi prises portent, particulièrement, sur «l’élaboration d’un plan d’insertion des intervenants informels dans l’économie formelle, l’organisation et l’aménagement des espaces commerciaux réglementés et la régularisation de la situation juridique des marchés non réglementés». Elles ont trait également à l’encadrement et la résorption de l’activité commerciale irrégulière  par l’implication de tous les services concernés, la définition des mesures opérationnelles et la réalisation de nouvelles infrastructures». Constitués comme «source» d’approvisionnement des consommateurs et des ménages, ces lieux ne répondent à aucune règle ou norme de commercialité, d’hygiène et de sécurité.
M. Bouraib
 

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