dimanche 23 septembre 2018 02:40:36

Espace Plasti : L’esprit Ezzahi évoqué

Un récital de musique chaâbi et une lecture de poésie d’expression française ont été donnés samedi soir à Alger en hommage à un maître de la musique populaire, Amar Ezzahi.

PUBLIE LE : 15-08-2012 | 0:00
D.R

Organisé à l’espace culturel Plasti du quotidien Algérie news, la soirée  « Ferdjet Laâchya » a été animée par le chanteur Slimane Fettane et le poète  Amine Aït-Hadi en hommage à une des plus illustres figures de la chanson chaâbi  ainsi qu’à « l’esprit » véhiculé depuis plus de 40 ans par Amar Ezzahi dans  sa manière d’aborder la poésie populaire et mystique, comme l’ont souligné les  organisateurs.
Une soirée dont le titre est inspiré du groupe « Facebook » éponyme  composé en majorité de jeunes amateurs de chaâbi qui partagent sur le réseau  social un nombre important d’enregistrements numérisés de fêtes familiales animées  par Amar Ezzahi contribuant ainsi à faire connaître le travail du maître et  ce malgré son retrait de la scène artistique et médiatique.  Slimane Fettane a interprété des classiques du qcid tel que « Ya  mhal el djoudi »  ainsi que des chansonnettes rendues célèbre par Amar Ezzahi  à l’exemple de « Sali trach kelbi » écrite par le regretté Mahboub Bati ou  encore « Ana ândi kelb », un des succès du maître dans les années 60 écrit par  un autre grand nom du châabi, feu Mohammed El Badji. Accompagné d’un orchestre composé d’un banjo ténor, un banjo alto, une  derbouka et un tar, Slimane Fettane s’est également illustré en interprétant  ses propres compositions proches de ce que le défunt Kamel Messaoudi a pu produire  dans les années 90.          
Un interlude poétique a été ensuite animé par Amine Aït Hadi, accompagné  d’un joueur de mandole qui a improvisé sur des poèmes d’inspiration amoureuse  et mystique dans la veine de René Char ou encore de Jean Sénac, mais aussi de  poètes tels que Ibn Mansour Al Halladj dont Amine Aït-Hadi se dit inspiré.           Des poèmes extraits des deux recueils publiés par Amine Aït-Hadi, un  premier en 2009 en France à compte d’auteur, et un second publié en 2011 en  Algérie aux éditions Hibr sous le titre « Poèmes haram et autres vocables d’amour ».          Slimane Fettane est remonté sur scène pour un autre tour de chant en  concluant comme le veut la tradition par un ''mkhiless'' des plus rythmés.           Né en 1967 à Alger, Slimane Fettane joue du chaâbi depuis l’âge de 16  ans, en animant principalement des fêtes de mariages dans plusieurs wilayas  d’Algérie. Autodidacte, il fait également quelques passages à la télévision  dans diverses émissions. Amine Aït-Hadi est né en 1982 à Alger, après des études de commerce  et de tourisme, il exerce diverses professions dont celle de libraire. En 2012, il participe au printemps des poètes, organisé par l’Institut  Français d’Alger et publie des poèmes dans une anthologie de la poésie algérienne,  « Quand l’amandier refleurira » regroupant des textes de poètes algériens célèbres  à l’exemple de Mohammed Dib ou de Tahar Djaout à l’occasion du cinquantenaire  de l’Indépendance de l’Algérie.
Né en 1941 dans la wilaya de Tizi Ouzou, Amar Ezzahi, de son vrai nom  Amar Aït Zaï, fait ses débuts dans la chanson châabi dans les années 60 aux côtés  de Boujemâa El Ankis, son premier enregistrement date de 1968 dans lequel il  interprète des chansons de Mahboub Bati.  Depuis son dernier concert à la salle Ibn Kheldoun en 1986, Amar Ezzahi  n’anime plus que des fêtes familiales où il s’illustre en interprétant des trésors  de la poésie mystique à l’instar des poèmes de Ben Mssayeb ou encore Keddour  El Alami.
 

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