lundi 18 dcembre 2017 04:20:31

Clôture de la 7e édition du festival national de la chanson chaâbi : De l’optimisme et des projets en vue

Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture : « Le chaâbi est notre blues à nous »

PUBLIE LE : 12-08-2012 | 0:00
D.R

À l’issue de près d’une semaine de joutes vocales et lyriques, de compétitions musicales qui ont  réuni 31 candidats originaires de 24 wilayas du territoire national, le rideau est tombé sur la 7e édition du  Festival national de la chanson chaâbi, version 2012 dédiée cette année à un grand poète Sidi Lakhdar Ben Khlouf. Elle s’est achevée avant-hier, vendredi, au théâtre de Verdure Fadéla- Dziria, dans l’enceinte de l’Institut national supérieur de musique (INSM). Le jury a rendu son verdict et désigné les heureux lauréats de cette édition.
L’édifice a vibré à l’unisson dans une belle cérémonie à la fois conviviale, chaleureuse et rehaussée par la présence de Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, de l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports Abdelaziz Derouaz, ainsi que d’artistes. Un public nombreux et enthousiaste s’était senti en quasi osmose avec le programme musical concocté en la circonstance. Le ton était à l’hommage, aux clins d’œil pleins de révérence aux illustres devanciers de la chanson chaâbi, mais le regard fut tourné exclusivement vers le présent et surtout  l’avenir, car il faut penser à faire émerger une jeune relève de qualité et suffisamment armée pour gagner le défi. C’est un des objectifs les plus saillants de ce festival.
Cette finale, fruit d’un travail d’une année de prospection, de sélection et de recherche de jeunes talents, a permis d’offrir une précieuse opportunité aux 31 postulants au sacre suprême pour étaler la mesure de leurs aptitudes devant un jury compétent et avisé, un public averti. Avant d’entrer dans le vif du sujet avec la proclamation des résultats et la désignation des heureux élus, la soirée fut richement agrémentée avec la montée sur scène de la chorale qui est constituée de tous les candidats de la finale qui ont chanté  une chanson de l’indépendance, Ya blad Abdelkader, une belle composition d’Amar Lachab. Elle fut suivie de la participation des candidats, lauréats, des précédentes éditions qui ont gratifié le public présent en masse, de q’cid des grands poètes de la chanson populaire. Les lauréats des éditions précédentes ont vraiment enthousiasmé l’assistance en interprétant avec brio et maîtrise des madihs religieux puisés dans le vaste registre du chaâbi.
En particulier, Mustapha Bellahcene, un  chanteur qui a du tonus, du métier et une prestance remarquable qui ont  très vite dévoilé des capacités insoupçonnées. De l’avis général, ces jeunes sont des interprètes qui promettent énormément pour l’avenir du chaâbi. L’annonce du palmarès, c’est l’instant que tout le monde attend avec intérêt.
Pour cette finale de la 7e édition du festival, le jury a cru bon d’octroyer 7 prix aux 31 candidats qui ont eu à s’affronter dans le cadre de la compétition. Instant décisif par excellence qui constitue le point d’orgue  d’une année d’efforts et de travail.
C’est sous les youyous et des applaudissements nourris que le premier prix fut attribué au jeune Bour Nassim d’Alger. La ministre de la Culture lui a remis en personne le  trophée tout en le félicitant. Un superbe mandole lui fut accordé en guise de récompense, en plus des 300.000 da. La 2e place fut décrochée par Abdelaziz Karmich d’El-Tarf, tandis que la 3e place a été remportée par Abbela Mounir de Tizi Ouzou. Le   prix féminin a été accordé à Allel Houria de Ténès. Quant au prix du jury, il est revenu à Mazary Zoheir d’Alger. D’autres distinctions honorifiques furent attribuées aux finalistes de cette manifestation culturelle.
il faut très certainement affirmer que ce festival a honoré son contrat dans la mesure où il tend à briser progressivement différentes tares qui collent à la musique chaâbi comme une mauvaise herbe depuis des années. Il démontre bien qu’une relève est bien assurée pour ce style de musique qui est beaucoup aimé est qui a une grande popularité. Il faut bien noter que  le prochain festival qui se tiendra en 2013 saura inévitablement imprimer un souffle puissant et une volonté suffisamment solide pour parvenir à mener à bon port tous ses engagements.
 Kafia Ait Allouache

Ils ont dit…

Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture :
« Le chaâbi est notre blues à nous »
«Je trouve que la septième édition du festival national du chaâbi est réussie. D’abord, il y a un très beau cadre qui est le théâtre de verdure Fadela Dziria qui est tout  un symbole avec le nom de cette grande dame qui a chanté le hawzi, le aroubi, et notamment le chaâbi. Nous sommes juste à l’entrée de Bab El-Oued et à la basse Casbah, donc on est vraiment dans le lieu historique où est né le chaâbi.
Chaque année, ce festival grandit, chaque année il montre combien les Algériens sont liés à ce genre de musique qui est typiquement algérien et qui montre le génie de notre peuple et de ses créateurs. Chaque année, on rend hommage aux maîtres, el Anka, el Hadj Mrizek, cheikh M’naouar, el Hassnaoui, ainsi que nos grands poètes tels que Lakhdar Ben Khlouf, Ben Msayeb, Ben Triki, Ben Sahla… et tous les autres. Sans oublier les grands chanteurs, Guerouabi, Zahi, El Ankis, et surtout les jeunes qui arrivent est qui sont vraiment merveilleux. Le chaâbi est notre blues à nous. C’est merveilleux qu’il soit là encore, parce que cela a été notre musique de résistance et de génie populaire.»

Abdelkader Bendamache, commissaire du festival national du chaâbi :
« Nous vous donnons rendez-vous pour la 8e édition »
«C’est l’aboutissement d’un travail de long souffle d’au moins huit mois. Nous sommes en train de voir à l’instant même la chorale qui est constituée de tous les candidats de la finale qui fait vraiment plaisir de les voir chanter Ya blad Abdelkader.
C’est le signe  fort d’une jeunesse qui prend le relais pour l’histoire future de ce genre musical ancestral. Nous en sommes à la septième édition, que nous avons consacrée à l’étude de Sidi Lakhdar Ben Khlouf.
Il y a aujourd’hui un niveau supérieur chez les jeunes candidats et interprètes, mais aussi un bon intéressement plus important que d’habitude. Maintenant, c’est la préparation de la huitième édition qui se fait dans le sens où nous allons accroître l’espace temps de la formation dans ce domaine.»

Boudjemaâ El-Ankis :
« Le niveau des candidats s’améliore »
«La musique chaâbi est une musique de souche, sortie du cœur d’Alger.
Les jeunes et les maîtres qui sont morts est qui étaient à l’origine de cette musique ont permis l’évolution de ce genre de musique. Actuellement, je trouve aussi qu’il y a de bons jeunes qui prennent le relais. Grâce à ce festival qui donne beaucoup de moyens à ces jeunes dans les 48 wilayas pour préserver cette musique ancestrale.
Cela fait cinq ans que je participe à ce festival en tant que jury, je qualifie que le niveau s’est vraiment amélioré par rapport aux éditions précédentes. Pour devenir quelqu’un, il faut d’abord commencer par la base et puis poursuivre le chemin, étape par étape pour arriver à un niveau supérieur et au professionnalisme.»

Guermiche Abdelaziz, d’El-Tarf (Deuxième prix) :
« Heureux de ma participation »
«Je suis vraiment heureux d’avoir eu ce prix, mais surtout de ma participation à ce festival. Je remercie beaucoup Mme la ministre Khalida Toumi et le commissaire du festival M. Abdelkader Bendamache.    La participation à ce festival m’a permis aussi de connaître des gens intéressants. Je souhaite que les lauréats ne seront pas oubliés et qu’on fasse appel à eux pour des festivités afin de leur permettre de se faire connaître par le public.»

Bour Nassim, d’Alger (premier prix)
« Je souhaite faire une carrière »
«Je suis vraiment très heureux d’avoir eu le premier prix. Je remercie les membres du jury, la ministre de la Culture Khalida Toumi, le commissaire du festival Bendamache, pour la réussite de ce festival et de sa septième édition.
On a vraiment vécu  avec un esprit de famille entre les candidats, c’était vraiment agréable.  Durant six jour, nous avons eu une forte concurrence, un bon niveau, une bonne entente entre les candidats, une aide de la part du jury, très strict et exigent avec nous. J’espère vraiment continuer dans ce chemin pour faire une carrière.»

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions