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Ait Menguellet anime un concert à Tizi Ouzou : Le poète subjugue le public

Le maestro de la chanson algérienne d’expression amazighe, Lounis Aït Menguellet, a animé un méga-concert au stade municipal Oukil-Ramdane de Tizi Ouzou, au titre du programme spécial Ramadhan élaboré par la maison de la Culture.

PUBLIE LE : 12-08-2012 | 0:00
D.R

Le maestro de la chanson algérienne d’expression  amazighe, Lounis Aït Menguellet, a animé un méga-concert au stade municipal  Oukil-Ramdane  de Tizi Ouzou, au titre du programme spécial Ramadhan élaboré  par la maison de la Culture. Encore une fois, et comme à son habitude, l'enfant prodige d’Ighil Bawmass a subjugué ses fans qu’il a gratifiés d’un agréable spectacle qui a drainé une grande affluence, composée majoritairement de familles, ayant pris d’assaut, mercredi soir, les lieux, dès la rupture du jeûne, pour s’assurer une place. En deux heures et demie de temps, ce sont plus d’une vingtaine de chansons puisées dans son riche répertoire qui ont été servies à l’auditoire par l’auteur de Nak matchid dha scouti (je ne suis pas scout), dont les paroles ciselées  dans la sagesse du terroir ont été, comme à l’accoutumée, habilement habillées par les sons de flûte de son fils Djaffar. C’est vers 23 heures que l’aède fit son entrée sur la scène aménagée sur la pelouse du stade, assortie de deux écrans géants pour permettre au public de mieux suivre le spectacle et de communier avec son idole qui, après un bref salut, invita l’assistance, sans transition aucune, à voyager avec lui à travers  l’espace et le temps, dans une ambiance bon enfant empreinte d’une agréable sensation suscitée par les paroles déclamées par le chanteur poète. Habillé sobrement d’une chemise blanche, le buste en avant penché sur sa guitare, son inséparable compagne, Aït Menguellet entame son récital par la chanson Douh, en hommage aux villages de Kabylie qu’il dépeint par une saisissante métaphore en les comparant, par leur disposition sur les crêtes, à des perles d’un collier accroché, sans fil, aux pitons des montagnes. Poète pluriel, il a chanté l’amour, la paix, l’ espoir, la souffrance, l’exil, l’engagement, passant aisément d’un thème à un autre, tel une abeille butinant de fleur en fleur.  Devant un public composé majoritairement de jeunes, l’artiste a, cependant, privilégié le thème de l’amour, en chantant Tavrast (lettre), Ur Itadja (ne me quitte pas), Ighovnane Tayri (le chagrin de l’amour) et autres tubes qui ont bercé les adolescents des années 1970. Après un entracte durant lequel un burnous lui a été remis par le directeur de la culture, M.Ould Ali El Hadi, Ait Menguellet enchaîna par la chanson Aka ammi (c’est comme ça mon fils), où il donne des conseils, sous  forme de soliloque, des conseils que devrait suivre son fils pour devenir dirigeant,  puisés du Prince, de Machiavel, auteur de la devise «La fin justifie les  moyens», et du Rouge et le Noir, de Stendhal. Dans un autre tube, toujours en vogue, il a chanté Ceffawa (souvenirs), où il évoque les trois événements rythmant toujours sa vie, mais également celle de ses semblables, car le poète, miroir de son époque, quand il dit «je  parle aussi au nom de +nous+". Il s’agit de la première rencontre amoureuse, de la perte d’un ami et du mariage. L’artiste prit congé de son public vers 1h30, en terminant par la chanson Aya Verouak (les asphodèles), un air folklorique chanté par les chorales féminines durant les fêtes comme touche finale.

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