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Saidal : Un groupe aux grandes ambitions

Ayant pour mission principale de développer, produire et commercialiser des produits pharmaceutiques, Saidal est considérée comme l'un des fleurons de l'industrie nationale.

PUBLIE LE : 30-07-2012 | 0:00
D.R

Ayant pour mission principale de développer, produire et commercialiser des produits pharmaceutiques, Saidal est considérée comme l'un des fleurons de l'industrie nationale. Le groupe bénéficie d'ailleurs d'un leadership qui se consolide d'année en année. Sa vision réside dans sa capacité de se projeter dans le futur et d’assurer la position d'un laboratoire leader aux niveaux national et régional, tout en perçant le marché international.

Elle  s'est fixé pour objectif de réduire la dépendance de  l'Algérie des autres pays dans son approvisionnement en médicaments. L'entreprise entame sa stratégie de développement d'une industrie nationale  du médicament avec la nationalisation des unités de production d'El Harrach,  de Dar El Beida et de Gué de Constantine
A la suite de la restructuration de la Pharmacie centrale algérienne, créée en 1969, fut érigée l'Entreprise nationale de production pharmaceutique en avril 1982. Celle-ci changea de dénomination en 1985 pour devenir Saidal. En 1989, Saidal devient une entreprise publique économique, l'une des premières entreprises nationales à acquérir le statut de société par actions. Ses nouveaux statuts, en 1993, lui ont permis de participer à toute opération industrielle ou commerciale. En 1997, un plan de restructuration s'est traduit par sa transformation en groupe industriel auquel sont rattachés Biotic Pharmal et Antibiotical. Le cadre législatif - loi sur la monnaie et le crédit ainsi que le dispositif réglementaire portant sur les investissements étrangers en Algérie - lui a permis de se lancer dans le partenariat avec les firmes internationales, visant comme objectifs l'augmentation de sa part de marché au niveau local, le transfert de technologie, la recherche et développement, l'élargissement de la gamme de production, l'amélioration de la qualité et enfin des prix compétitifs. Le groupe Saidal a mis en place un système de management de la qualité, selon le référentiel ISO 9001 Version 2000. Saidal a conclu des accords de joint-venture portant sur la réalisation avec des laboratoires étrangers et locaux d'usines pour la fabrication des médicaments de leur gamme en Algérie.
Actuellement, le groupe Saidal développe et fabrique, selon l’APS, une gamme de 180  produits qui couvrent 20 classes thérapeutiques comme la cardiologie, la diabétologie  l'infectiologie et la dermatologie sous 18 formes galéniques (sèches, pâteuses, liquides et injectables).               
 
Optimiser la couverture du marché national

Face à la croissance démographique, à l'amélioration de l'espérance de  vie et à l'apparition et l'expansion de pathologies chroniques comme le diabète  et les maladies cardio-vasculaires, le groupe axe sa stratégie pour améliorer  sa couverture du marché national et gagner de nouvelles parts de marché.  
Sur la base de ces résultats, les actionnaires du groupe Saidal ouvrent une perspective, en décidant une affectation de budgets. Dans ce sens, il a été décidé  d'affecter 350 millions de DA du bénéfice du groupe comme dividendes et 31,9 millions de DA pour l'intéressement des travailleurs.

Un plan de relance sur 5 années

Saidal a bénéficié durant l’année 2011 d'un plan de relance, doté d'une enveloppe  de 17 milliards de DA. L’objectif assigné à ce plan est de doubler sa production durant les cinq prochaines années. De facto, la réduction du volume des importations de médicaments est implicitement visée. D’où la réduction de la facture des importations qui pèse aujourd’hui près de  deux  milliards de dollars, selon les chiffres réalisés l’année dernière.

Une enveloppe financière en constante augmentation

Pour mettre un terme à cette situation, les pouvoir publics dressent une stratégie, à moyen terme. Dans ce sillage, le  gouvernement ambitionne de réduire progressivement les importations, au profit  d’une production locale pouvant satisfaire à 70% le besoin national en médicament. Un véritable défi à réaliser pour cette entreprise cotée à la Bourse d’Alger, quand on sait actuellement  que le besoin interne en produits médicamenteux est satisfait à  hauteur de 37% uniquement.
Mais l’investissement consenti cette an-née par Saidal renseigne sur les ambitions affichées par le groupe. En avril dernier, un contrat de partenariat a été signé avec le groupe danois Novo Nordisk pour un montant  de 15 millions d'euros. Il est question de  l'élargissement de la production d'insuline du groupe Saidal. Le contrat vise à satisfaire la demande interne estimée à cinq millions de flacons, alors que la production nationale de ce produit est de 1,2 million de flacons d'insuline. Cette quantité est produite au complexe de Constantine. En termes de dépenses en insuline, l’Algérie débourse présentement environ 120 millions d'euros via la filière des importations. Grâce au partenariat entre Saidal et les laboratoires danois, cette facture devrait être réduite de 50%. Cette réduction représente une économie de 60 millions d’euros pour les caisses de l’Etat.
Selon M Boumediene Derkaoui, président-directeur général du groupe Saidal, à l'époque du monopole de l'Etat sur le commerce extérieur, la PCA  était la seule entreprise autorisée à importer du médicament. Mais aujourd'hui, le marché a connu une nette évolution, regroupant  une soixantaine d’importateurs, une cinquantaine d'usines privées et environ une dizaine d’unités de production relevant du groupe  public Saidal.  Au cours de ces dix dernières années, le marché du médicament en Algérie a énormément progressé : il est passé de 250 millions d'euros à plus de 1,5 milliard d'euros en 2011. «La production nationale représente plus de  35%  de ce marché en  valeur, 7% seulement revient à Saidal, les 28% restants représentent la production  du secteur privé», indique-t-il. Pour consolider la présence du groupe dans ce marché inondé par les  produits d'importation, M. Derkaoui assure que la priorité du groupe est l'élargissement de sa gamme de produits à d'autres formes médicamenteuses et une ouverture à  l'écologie et à la biotechnologie. Selon le premier responsable du groupe, les produits anticancéreux et des maladies chroniques représentent une lourde facture pour le pays et posent le problème de disponibilité pour les malades. Il appelle les opérateurs du secteur à produire les médicaments essentiels selon les besoins de la population et dont le pays souffre  d'un déficit de production. «Il existe près de 5.000 médicaments sur le marché, une remise en ordre  selon la priorité de production devrait être faite pour réguler le marché»,  lance-t-il, estimant que cette question est «l'affaire du producteur et des institutions en charge».

Un seul objectif : produire localement 70% des besoins

L'Etat a pris d'importantes mesures pour asseoir une industrie pharmaceutique performante en mesure d'assurer la couverture des besoins croissants de la population,  par l'encouragement des investissements et la con-clusion de partenariats industriels,  basés sur le transfert du savoir-faire.
L'objectif visé par l'Algérie est de produire localement 70% des besoins  de la population en médicaments avec l'aide des laboratoires étrangers d'ici à la fin 2015. Dans cette optique, un plan de développement ambitieux (2010-2014) a été lancé pour porter la part de marché du groupe Saidal de 7% en valeur à 25 %, améliorer sa position sur le marché national et s'ouvrir à l'international.
D'un financement de près de 17 milliards de DA, ce redéploiement du groupe Saidal prévoit la création de 7 nouvelles usines dont 3 spécialisées dans la production de «génériques» à Constantine, Tipasa (Cherchell)  et à Alger (El Harrach). Il porte également sur la modernisation des sites actuels de production, la création d'un centre de recherche-développement dans la nouvelle ville de Sidi Abdellah et un laboratoire de bioéquivalence à Hussein Dey (Alger)  afin de définir les caractéristiques de tous les produits qu'il fabrique.      
La réalisation d'une unité de production d'anticancéreux en partenariat avec une société koweïtienne pour répondre à la forte demande sur ce type de traitements et en réduire les importations figurent également parmi les objectifs  inscrits dans cet ambitieux programme.    
Une usine de production d'insuline en partenariat avec le danois Novo  Nordisk est aussi prévue pour élargir la production d'insuline du groupe Saidal afin de répondre à une demande locale croissante, évaluée actuellement  à cinq millions de flacons. L'usine de Constantine produit actuellement 1,3 million de flacons d'insuline  humaine, soit 3% des besoins de la population, l'objectif attendu étant la  couverture totale du marché national et la possibilité d'exportation, selon  M.Derkaoui.
Le groupe Saidal, qui emploie 4.100 salariés, ambitionne de porter son  chiffre d'affaires de 12 milliards de DA à plus de 40 milliards de DA à moyen  terme. Le groupe compte trois filiales de production à Alger: Biotic (El Harrach),  Somédial (Oued Smar), Pharmal (Dar El Beida) et Antibiotical à Médéa, ainsi que 9 usines de production d'une capacité totale de 200 millions d'unités-vente.
S. S.


 

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