dimanche 18 novembre 2018 05:48:44

39 sportifs algériens aux 30es JO DE LONDRES : Des ambitions à la hauteur de l’événement

Londres, un grand dynamisme et beaucoup de disparités

PUBLIE LE : 26-07-2012 | 0:00
D.R

Quatre ans après Pékin-2008, les athlètes algériens renouent avec la compétition olympique à l'occasion des JO-2012 avec l'ambition d'être à la hauteur de cet événement sportif planétaire et offrir à l'Algérie les consécrations qu'elle mérite pour ses 50 ans d'indépendance. Trente-neuf (39) sportifs algériens ont été retenus pour prendre part aux 30es JO de l'histoire (27 juillet-12 août) contre 61 athlètes qui étaient présents au rendez-vous de Pékin.          
Une régression qui fait quelque peu peur quant aux chances de l'Algérie d'obtenir de meilleurs résultats que les JO-2008, lorsque le judo avait été  la seule discipline à offrir à l'Algérie deux médailles (l'argent d'Amar Benikhlef et le bronze de Soraya Haddad). Une situation qui n'inquiète pas, outre mesure, les responsables et  staffs techniques algériens qui évoquent, pour certains d'eux, des chances de médailles en judo, en boxe et en athlétisme.          
Ainsi, le président du Comité olympique algérien (COA), Rachid Hanifi,  place tous ses espoirs dans ces trois disciplines pour espérer voir l'emblème  national flotter à Londres et, pourquoi pas, entendre Kassaman retentir dans le ciel olympien de la capitale britannique.          
M. Hanifi a estimé que la boxe algérienne était en mesure de remporter  des médailles aux JO de Londres, tout comme la judoka Soraya Haddad qui  a acquis une grande expérience internationale, mais également le nouvel espoir de l'athlétisme algérien Toufik Makhloufi.  Le gros des représentants algériens (28) ont déjà rejoint la capitale britannique pour apporter les dernières touches à leur préparation, à quelques  heures seulement de la cérémonie d'ouverture annonçant le coup d'envoi officiel  des épreuves qui dureront une quinzaine de jours.          
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Hachemi Djiar, a tenu à  les encourager personnellement avant leur départ pour donner le meilleur d'eux-mêmes tout au long de la compétition qui coïncide avec le mois sacré du Ramadhan.          
«Vous devez faire preuve de fair-play et représenter dignement le pays  qui fête cette année son cinquantenaire d'indépendance. Je suis convaincu que vous allez donner le meilleur de vous et que le meilleur gagne !» leur a-t-il lancé.                    
Tous les espoirs fondés sur Benchabla, Haddad et Makhloufi Abdelhafid Benchabla, Soraya Haddad et Toufik Makhloufi sont les trois noms qui reviennent le plus souvent quand les responsables du sport en Algérie  et les staffs techniques évoquent les chances de médailles à Londres.          
D'ailleurs, M. Djiar a pris le soin de s'entretenir pendant de longues minutes en tête à tête avec Soraya Haddad, mardi à l'aéroport international  Houari-Boumediene d'Alger, histoire de l'encourager à honorer le pays en terre  britannique.          
Une pression supplémentaire qui risque, cependant, de leur jouer de  mauvais tours, de l'aveu même des athlètes. En boxe, où le sélectionneur national Azzeddine Aggoune s'est fixé  l'objectif de monter sur le podium, tous les regards seront braqués sur Abdelhafid Benchabla, qui ressent déjà la pression sur ses épaules.          
«Je ressens beaucoup de pression et, sincèrement, je n'aime pas ça. J'essaye de ne pas y penser», s'est inquiété le champion du monde WSB et porte-drapeau algérien.          
De son côté, Soraya Haddad, qui prend part à ses troisièmes JO après  ceux d'Athènes-2004 et Pékin-2008, s'est dit «prête» avant le grand rendez-vous  de Londres qu'elle attend depuis quatre ans. La native d'El Kseur (Béjaïa), classée dans le Top 5 mondial de la catégorie des moins de 52 kg, devra cependant faire face à une rude concurrence, notamment de la Japonaise Nishida Yuka, de la Mongole Munkhbaatar Bundraa ou encore de  la Brésilienne Erika Miranda.          
Quant à Makhloufi, champion d'Afrique du 800 m et 7e meilleur performeur  mondial de l'année sur 1.500 m, il peaufine sa préparation à Birmingham jusqu'au 31 juillet après avoir effectué un stage en Suède.          
Le directeur technique national de la Fédération algérienne d'athlétisme,  Ahmed Boubrit, ne cesse d'encenser son poulain qui est, selon lui, «en train  d'améliorer ses résultats d'une compétition à une autre» et constitue la «meilleure  satisfaction» aux derniers championnats d'Afrique au Bénin.                    

Autres athlètes : simples figurants ou effet de surprise ?            
Dans les sports collectifs, l'Algérie sera représentée seulement par les volleyeuses, vice-championnes d'Afrique en titre, qui ont hérité d'un  groupe A très difficile avec l'Italie, vainqueur de la Coupe du monde 2011,  la Grande-Bretagne, pays organisateur, la Russie, le Japon et la République dominicaine.           
Pour la volleyeuse Amel Khentache, l'objectif est de réaliser une bonne  prestation et, pourquoi pas, gagner un set ou un match.          
En escrime, l'Algérie sera représentée par Khelfaoui Anissa et Moutoussami Melissa Léa, 14 ans et qui va entrer dans l'histoire de la discipline aux JO, où elle deviendra la plus jeune athlète à participer aux épreuves olympiques dans son sport.          
Cette jeune sabreuse a gagné son billet pour Londres en remportant le  tournoi de qualification régional après avoir battu une adversaire de 17 ans  son aînée.          
En cyclisme, le sociétaire du GS Pétroliers, Lagab Azzedine, aura fort  à faire devant les habitués du Tour de France et du Giro, tout comme le tireur Ziad Fateh et le nageur Kebbab Nabil qui ne sont présents à Londres que grâce à la Wild Card.          
Comme ces trois dernières disciplines, l'haltérophilie (Bidani Walid,  105 kg), l'aviron (Rouba Amina, spécialité skiff) et le taekwondo (Mokdad Lyamine,  54 kg) seront représentés par un athlète chacun, alors qu'en luttes associées, l'Algérie a pu envoyer Benaïssa Tarek Aziz (55 kg), Serrir Mohamed (66 kg) et Louafi Mohamed Ryad (84 kg).  Après le volley-ball et ses douze joueuses, la boxe algérienne est la plus représentée avec 8 pugilistes, devant l'athlétisme (6), les luttes associées (3), le judo (2) et l'escrime (2). Les athlètes algériens présents aux JO-2012 de Londres, qui s'ouvrent demain, tenteront de relever le défi, avec l'espoir  d'étoffer la moisson algérienne qui reste jusque-là de 14 médailles dont 4 en or.    

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Londres, un grand dynamisme et beaucoup de disparités
Avec le passage cette semaine de la flamme olympique dans ses 33 arrondissements, Londres renvoie au monde l'image d'une ville unie dans la fête, mais la réalité est moins lisse : la ville hôte des Jeux d'été (27 juillet-12 août) est tout en contrastes et disparités.

L'ancienne capitale de l'Empire britannique est aujourd'hui une métropole de premier plan, célébrée pour son dynamisme et son pouvoir de séduction : Londres a accueilli plus de 15 millions de visiteurs étrangers en 2011. C'est l'une des capitales européennes les plus populaires, avec Paris et Berlin. Sa réputation d'audace architecturale ajoute à l'aura de cette ville où cohabitent sans état d'âme maisonnettes avec jardins et buildings ultra-modernes. Année après année, le ciel londonien se hérisse de gratte-ciel gigantesques, à l'instar du «Shard», le plus haut d'Europe, inauguré juste avant les JO. Ses quelque 3.000 espaces verts contribuent aussi à faire de Londres l'une   des capitales les plus vertes d'Europe. Il n'est d'ailleurs pas rare d'y croiser l'un des quelque 10.000 renards qui y ont élu domicile. Ce qui ne l'empêche pas d'être aussi l'une des plus polluées, avec une qualité de l'air qui la classe en queue de peloton européen. Une pollution favorisée par un trafic automobile incessant malgré un réseau de transports très étendu, mais qui pèche par sa vétusté et sa saturation.          

Temple du shopping     
Avec ses 30.000 magasins, Londres fait figure aussi de temple du shopping et ne répugne pas au gigantisme : le plus grand centre commercial d'Europe a été bâti juste à l'entrée du site olympique de Stratford. Il compte plus de 300   magasins, 70 restaurants, un casino, trois hôtels et un cinéma multiplexe. Coût : 1,7 milliard d'euros. L'objectif est de régénérer l'Est déshérité, mais certains n'y voient qu'un nouvel îlot artificiel de prospérité. L'embrasement du quartier multiethnique de Tottenham il y a un an, à l'origine de plusieurs semaines de violentes émeutes, a jeté une lumière crue sur les disparités sociales et les difficultés d'intégration des nombreuses communautés immigrées dans la capitale. Dans les quartiers huppés, les voitures de course sont légion, symbole de la réussite des traders de la City, première place financière en Europe. Selon le classement établi par le magazine Forbes, Londres arrive en troisième position des villes comptant le plus de milliardaires dans le monde. Les 10% de ses habitants les plus fortunés sont 273 fois plus riches que les 10% les plus pauvres. Et les prix de l'immobilier s'envolent. Un acheteur russe anonyme a payé il y a quelques mois la somme record de 140 millions de livres (179 millions d'euros) pour acquérir une riche demeure dans l'ouest de Londres.         
Parallèlement, «plus d'un million de Londoniens vivent dans une relative pauvreté», selon une étude publiée en 2011. Alors que dans les districts cossus de Kensington et Chelsea, l'espérance de vie masculine est parmi la plus haute d'Angleterre, dans certains quartiers   défavorisés, elle est parmi la plus basse. Le Grand Londres et ses 33 arrondissements comptent désormais plus de 8 millions d'habitants, soit une hausse de 12% en dix ans, la plus forte croissance de l'Angleterre et du Pays de Galles, selon le dernier recensement. Un dynamisme lié notamment à l'apport de l'immigration, qui a transformé la ville en véritable mosaïque culturelle. Un Londonien sur quatre n'est pas né au Royaume-Uni. Issue majoritairement du Commonwealth après-guerre, l'immigration a été   alimentée dans les années 2000 par un flux en provenance d'Europe de l'Est, notamment de Pologne. Quelque 300.000 Français ont aussi succombé à ses charmes, hissant Londres au rang de «6e ville française».     

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124e assemblée générale du CIO à Londres   
La 124e assemblée générale du Comité international  olympique (CIO) a eu lieu avant-hier à Londres, et se poursuivra jusqu'à jeudi, à la veille de la cérémonie d'ouverture des 30e jeux Olympiques. La moitié de la commission exécutive, le véritable gouvernement du CIO,  va être renouvelée, un an avant l'élection du successeur du président Jacques Rogge, en poste depuis 2001, prévue en septembre 2013. Huit membres sur quatorze vont, en effet, quitter l'exécutif dont deux sur démission : l'Italien Mario Pescante, vice-président du CIO, afin de protester contre la décision de son gouvernement de ne pas être candidat pour les JO 2020 avec Rome, mais qui restera membre, et le Mexicain Mario Vazquez Rana, qui a  quitté le CIO après sa bataille perdue pour la présidence de l'Association des  comités nationaux olympiques (ACNO).  Les autres partants, le Chinois Zaiqing Yu, les Suisses Denis Oswald  et René Fasel, le Namibien Frank Fredericks, la Marocaine Nawal El Moutawakel et le Porto-Ricain Richard Carrion sont atteints par la limite d'âge (70 ans) ou la limite de durée de leur mandat au sein de la commission exécutive (8 ans). Les candidats ont jusqu'à la veille de l'élection pour  signaler leur intérêt et seront élus à bulletins secrets.

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