dimanche 15 dcembre 2019 15:44:26

Clôture de la 3e université d’Été des cadres de la RASD : Participation de plus de 400 dirigeants du Front Polisario

Le Président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Abdelaziz, a procédé, mardi, à l'université M'hamed-Bouguerra de Boumerdès, à la clôture de la 3e université d'été des cadres de la RASD et du Front Polisario.

PUBLIE LE : 19-07-2012 | 0:00
D.R

Le Président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Abdelaziz, a procédé, mardi, à l'université M'hamed-Bouguerra de Boumerdès, à la clôture de la 3e université d'été des cadres de la RASD et du Front Polisario.

Organisée cette année sous le nom de feu Président Ahmed Ben Bella, cette 3e université du genre, baptisée «L'État sahraoui indépendant est la solution», a vu la participation de plus de 400 cadres et dirigeants du Front Polisario et de membres du gouvernement sahraoui. La clôture de la 3e université d'été des cadres de la RASD et du Front Polisario a été marquée par la présence du Président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Abdelaziz, le président de la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), M. Pierre Galand, M. Mohamed Mahrez Lamari, président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), et Mme Meriem Salek Hamada, ministre sahraouie de l’Enseignement et de l’Éducation, et présidente de l’université d’été de la RASD, ainsi que plusieurs ambassadeurs, une délégation du ministère des Affaires  étrangères d'Afrique du Sud. Dans son intervention, M. Galand a réitéré son appel au gouvernement français à changer de position vis-à-vis de la revendication «fondamentale» du peuple sahraoui, celle de son droit à l’autodétermination. «Le nouveau gouvernement français doit tenir compte de l’appel international en faveur du droit fondamental du peuple sahraoui, en adoptant une attitude au Conseil de sécurité (de l’ONU) qui aille en direction du respect des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental», a-t-il développé.
Il a expliqué que la France, de par sa position au Conseil de sécurité, «a tout fait pour empêcher d’élargir le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), pour qu’elle veille au respect des droits de l’homme dans les territoires occupés et, même, de désigner un rapporteur spécial des droits de l’homme».
De son côté, le président de la RASD a affirmé que le fanatisme du gouvernement marocain vis-à-vis d'une solution pacifique de cette question «menace la paix et la sécurité et entrave le processus d'intégration et d'édification de l'Union du Maghreb arabe (UMA)». Cette situation a amené le Président sahraoui à lancer un appel à la communauté internationale à «adopter une position ferme à l'égard du non-respect par le Maroc des résolutions onusiennes et des lois internationales et de la volonté de l'Union africaine (UA) de parachever le processus de décolonisation de la dernière colonie en Afrique», dit-il, «ce qui menace la paix et la sécurité dans la région d'Afrique du Nord tout entière». Dans le même ordre d’idées, le premier responsable de la RASD a rappelé que l'UA, qui est un partenaire important de l'ONU concernant le règlement de la question sahraouie, «est appelée à assumer ses responsabilités dans la mise en œuvre du plan de règlement onusien au Sahara occidental en permettant au peuple sahraoui de jouir de son droit à l'autodétermination et à l'indépendance», a-t-il soutenu. Le président sahraoui a estimé que la question sahraouie a connu, ces  derniers mois, «des développements dangereux», d'autant plus que le gouvernement marocain, qui occupe militairement les territoires et viole les droits de l'homme, tente aujourd’hui de saper les efforts de paix». M. Abdelaziz n’a pas omis de mettre le point sur la nécessité d'élargir les prérogatives de la Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental afin qu'elle puisse s'enquérir de la situation des droits de l'homme et à œuvrer à la libération des prisonniers politiques sahraouis détenus dans les cellules marocaines. Rappelons que le Front Polisario, unique représentant du peuple sahraoui reconnu par l'ONU, conduit la lutte du peuple sahraoui contre le Maroc, pays voisin ayant envahi le Sahara occidental en 1975 et 1979. Une mission onusienne, la MINURSO (Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental), surveille le cessez-le-feu proclamé en 1991 entre le Front Polisario et le Maroc.
Sihem Oubraham    


M. Mohamed Abdelaziz : « Paris détient la clé de la question sahraouie »

Tout en rappelant que «la France est une puissance mondiale et dispose du droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies», le Président sahraoui, M. Mohamed Abdelaziz, a affirmé que «Paris détient la clé de la question sahraouie». Le président sahraoui, qui s'est dit optimiste quant au nouveau gouvernement français, a souhaité voir ce dernier «prendre les démarches nécessaires dans le cadre des efforts en faveur de la résolution de cette question conformément aux règles et lois internationales». Dans ce contexte, le président Abdelaziz a appelé le gouvernement de François Hollande à prendre des démarches positives en faveur de la question sahraouie en exerçant «des pressions sur le gouvernement marocain pour l'amener à reconnaître le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination», a-t-il affirmé. Dans une déclaration à la presse, en marge de la clôture de la 3e université d'été des cadres de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), le Président sahraoui a affirmé que «le conflit du Sahara occidental n'a que trop duré, celui qui entrave les efforts pacifiques pour son règlement est connu», a-t-il soutenu.
S. O.
 

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