samedi 19 octobre 2019 13:38:41

M. Fabius : “Un nouvel élan pour la coopération”

Le ministre français des AE depuis hier à Alger

PUBLIE LE : 15-07-2012 | 23:00
D.R

«La France souhaite donner un nouvel élan à ses relations avec l'Algérie», a affirmé hier à Alger le ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius.

“Nous souhaitons donner un nouvel élan aux relations entre l'Algérie et la France, et je pense que toutes les conditions sont réunies à cet effet. Il s'agit de l'objectivité en allusion à la mémoire, de l'amitié et de la proximité», a déclaré à la presse M. Laurent Fabius, à son arrivée à Alger pour une visite de travail de deux jours, à l'invitation de son homologue M. Mourad Medelci. Pour ce qui est de la «proximité», le chef de la diplomatie française a estimé que toutes les raisons sont réunies pour être «proches», relevant l'importance de la mise en application de l’«amitié», très importante, entre les deux pays. Au sujet de la possibilité de conclure un traité d'amitié à l'issue de cette visite, le ministre français a déclaré qu'il allait discuter de cette question lors de son séjour à Alger. Concernant les relations bilatérales, M. Fabius a souligné que celles-ci sont «bonnes», rappelant que dans le passé, ces liens avaient été marqués par «des hauts et des bas», mais, a-t-il dit, «je suis pour les hauts». M. Fabius est arrivé dimanche à Alger pour une visite de travail en Algérie, à l'invitation de son homologue algérien M. Mourad Medelci. M. Fabius a été accueilli à l'aéroport international Houari-Boumediene par le ministre des Affaires étrangères M. Mourad Medelci. Cette visite de deux jours offrira l'occasion aux deux ministres de faire le point sur l'état d'avancement des différents dossiers constitutifs de la relation bilatérale que les deux pays se sont engagés à inscrire dans le cadre de la construction d'un partenariat d'exception, dont le principe a été confirmé par les Présidents Abdelaziz Bouteflika et François Hollande. Le séjour à Alger de M. Fabius permettra aussi aux deux ministres de procéder à un échange de vues et d'analyses sur un certain nombre de thèmes de l'actualité régionale et internationale, notamment le processus de relance de la construction maghrébine, la situation au Sahel, les développements dans l'espace euro-méditerranéen et d'autres questions d'intérêt commun.

Séance de travail Medelci-Fabius élargie aux membres des deux délégations

Une séance de travail entre le ministre des Affaires étrangères M. Mourad Medelci et son homologue français M. Laurent Fabius, élargie aux membres des délégations des deux pays, s'est tenue hier à Alger. La réunion s'est déroulée à la résidence Djenane El-Mithak. Auparavant, M. Medelci a eu un entretien avec M. Fabius.


Partenariat gagnant-gagnant

Depuis l’accession au pouvoir en France des socialistes, avec l’élection du président François Hollande, et la large victoire qu’ils ont  remportée aux législatives, la relation entre la France et l’Algérie était bien présente dans les échanges ayant mis en contact les responsables des deux pays.
Tout récemment, on a pu noter, dans les messages de vœux à l’occasion des fêtes du cinquantenaire et du 14 juillet, la volonté  des deux partenaires d’œuvrer au renforcement de leur coopération chacun nourrissant sans doute l’espoir de voir s’ouvrir une nouvelle ère dans ces relations qui sera cette fois celle des opportunités  qu’il faut saisir dans l’intérêt des deux pays.
La visite  à Alger de M. Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, la première qu’il effectue dans la région, est significative de l’importance  qu’accordent les autorités françaises à notre pays  avec lequel la concertation est soutenue, notamment sur des questions sensibles comme le recherche d’une solution au problème du Mali. Un certain nombre d’initiatives prises par le nouveau gouvernement français concernant la communauté émigrée le créditent d’un préjugé favorable auprès de l’opinion algérienne et maghrébine en général (annulation de la décision de renvoi des diplômés, règlement au cas par cas des sans-papiers, révision des conditions de rétention). Autant d’initiatives perçues comme une volonté d’en finir avec l’idéologie mise en œuvre par un pouvoir qui  comptait puiser sa légitimité dans les coups portés aux émigrés présentés comme la cause des problèmes endurés par le peuple français (chômage, pauvreté, insécurité) se refusant d’admettre son incapacité à apporter les solutions à la crise économique et financière. Replacer les rapports humains, le respect de la dignité au centre de la relation de coopération qu’on souhaite développer est un pas important dans la bonne direction, celle notamment de  favoriser un climat de sérénité pour le règlement des problèmes aussi complexes soient-ils. C’est dire que bien des choses dans la relation entre l’Algérie et la France peuvent évoluer  pour donner davantage de raisons d’aller de l’avant s’agissant d’œuvrer ensemble à bâtir un avenir mutuellement bénéfique.
C’est un fait qu’aujourd’hui, tant dans  les milieux politiques que chez les acteurs économiques, on croit fortement en la possibilité de promouvoir un ambitieux partenariat entre deux pays disposant de grandes potentialités. Outre le niveau importants des échanges commerciaux, des centaines de PME françaises exercent dans divers domaines en dehors des hydrocarbures, en Algérie. A la faveur de la consolidation de la sécurité, de nombreuses entreprises françaises participent dans la réalisation de projets du programme quinquennal ou sont impliquées dans la gestion de services publics (métro, aéroport, distribution de l’eau). La mise en œuvre du programme quinquennal, toujours en cours d’exécution et auquel a été allouée une enveloppe de 286 milliards de dollars, a permis la réalisation d’infrastructures modernes (autoroute Est-Ouest, chemins de fer, barrages, ports et aéroports). La dynamique de construction de l’ensemble maghrébin en marche, dans le sillage du printemps arabe, laisse augurer des perspectives prometteuses en termes d’intégration et de complémentarité économique entre les pays de la région.  Des projets importants sont bien avancés, à l’exemple de l’autoroute transmaghrébine, de la connexion électrique, de la fibre optique, en plus, bien sûr, des gazoducs traversant le Maroc et la Tunisie, et desservant l’Europe. Un marché de 100 millions de consommateurs dans l’espace maghrébin qui dispose de potentialités énormes en termes de ressources naturelles, de perspectives de développement des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse), de main-d’œuvre qualifiée et bon marché, en plus de la proximité de l’Europe et de l’Afrique, est de nature à intéresser les investisseurs. Les projets d’usine sidérurgique à Jijel avec les Qataris, le projet Renault d’usine automobile en Algérie traduisent des choix qui prennent en considération les avantages comparatifs sur lesquels s’appuie la stratégie de compétitivité des opérateurs.
M. Brahim

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