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Festival international de Timgad : Ambiance colorée

Le public présent en grand nombre à cette soirée est venu aussi pour écouter sa chanteuse favorite, Zahouania. La star du rai a malheureusement brillé par son absence.

PUBLIE LE : 11-07-2012 | 23:00
D.R

De notre envoyée spéciale : Kafia Aït Allouache

Le public présent en grand nombre à cette soirée est venu aussi pour écouter sa chanteuse favorite,  Zahouania. La star du rai a malheureusement brillé par son absence. Pendant une bonne partie de la soirée, il n’arrêtait pas de scander «Nous voulons Zahouania, nous voulons Zahouania!», ce qui n’a pas manqué de perturber les organisateurs et même les artistes programmés pour cette soirée.

La quatrième soirée aura été très riche et variée. Tous les genres musicaux ou presque ont été appréciés par le public venu des quatre coins de l'Est algérien. La pléiade d’artistes qui se sont succédé  sur scène a permis au public de faire la fête, sous les airs des musiques africaines et algériennes, en l’occur-rence kabyle, chaoui, sétifienne.  
Le groupe «Egypt. 80» dirigé par le maestro, chanteur et leader de  Sun Kuti, qui a créé une ambiance à l’africaine faite de chants et de danses contemporains, a ouvert le bal.
 La troupe en question a offert au public un bouquet riche en couleurs. En plus de la chanson africaine populaire, l’on a assisté à une pro-duction à la hauteur de la célébrité de cette troupe dont la venue à Timgad pour la première fois, aura été un plaisir incommensurable. Sun Kuti a interprété à la grande satisfaction des présents, avec tact, dextérité et une maîtrise parfaite des tons et des rythmes, une panoplie de musiques tirées du cœur de l’Afrique,  dans un voyage au Nigeria. La prestance et la présence sur scène de l'interprète à la voix et au timbre typiquement africain a émerveillé les auditeurs, très surpris et admiratifs à la fois. Les chansons romantiques et patriotiques reprises, démontrent l'esprit d'ouver-ture sur l'universalité et le dialogue culturel. La musique, légère, au rythme et à la percussion très origi-nale, a démontré une fois encore qu’elle n'avait vraiment pas de fron-tières.
 Adopté par le public, Kuti a su créer cette complicité, cette commu-nion entre deux peuples. Il est le digne héritier de son père, Fella, le célèbre chanteur et l’un des maitres de l’Afro-beat». Un style très répandu  au Nigeria, selon Kuti, qui met en évidence les problématiques de la société africaine. «Bien que j’aie repris la tête du groupe de mon père après sa mort, je suis déterminé à tracer ma propre voie tout en inté-grant des influences contemporaines dans l’Afro-beat traditionnel. Ce qui m’inspire, c’est l’époque dans la-quelle je vis. Ce qui se passe en Afrique aujourd’hui, c’est, en gros,  la même chose qu’il y a 40 ans. J’écris donc des chansons du point de vue d’un jeune de 28 ans en 2012 et non d’un trentenaire des années 1970», nous confie-t-il.  
Le public présent en masse à cette soirée est venu aussi pour écouter sa  chanteuse favorite  Zahouania.  Il était vraiment déçu par son absence. Pendant une bonne partie de la soirée, il n’arrêtait pas de scander «nous voulons Zahouania, nous vou-lons Zahouania!», ce qui n’a pas manqué de perturber les organisa-teurs et même les artistes qui venaient après.
C'était au tour d’Abdelkader Khaldi de monter sur scène. Comme à l’accoutumée, Il s’efforce de convaincre. Et lorsqu’il ne se sent pas suffisamment éloquent, il recourt aux vers des maîtres du chiir el melhoun (poésie populaire). Il a gratifié le public d’un bouquet  de  chansons telles  que «Ya ma Ya bouya», «Djazair oumna».
«C'est ma deuxième participation au Festival de Timgad et c'est tou-jours un vrai bonheur de venir ici. Je suis l'ambassadeur de la chanson oranaise  et je dois la glorifier». Bien que son passage fut court, il a su créer une ambiance de fête, mais aussi combler  le vide de la vedette Zahouania. Le style kabyle était aussi présent lors de cette quatrième soirée avec le chanteur  Massi qui a réussi à créer une ambiance des plus agréables. Le jeune représentant de la chanson kabyle contemporaine a des chansons très rythmées sur  des thèmes comme  l'amour, les parents, la culture. Lors de son passage  sur la scène de Timgad, l'ambiance était des plus chaleureuses. Ses chansons  très vives  ont fait vibrer les gradins  où l'on notait la présence de familles, notamment des jeunes, qui appré-cient beaucoup la voix sensible de l'artiste. A son tour le jeune  chanteur venu de Sétif, Wahid, a repris quelques chansons sétifiennes.  Cheb Soltan et Nasreddine Horra ont convié les amoureux du chant chaoui à prendre plaisir à écouter des chansons au rythme très léger,  interprétées en arabe dialectal mais d'un ton purement chaoui et d'une âme typiquement berbère. Le public n’arrêtait  pas de leur demander plus de chansons.
Un tableau, composé de danseurs et de danseuses de tout âge, applaudissant à volonté les chanteurs, s’est formé tout en harmonie, au grand bonheur des participants à cette soirée.
 K.A.A

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