dimanche 05 juillet 2020 17:00:01

Ouverture de la 34e édition du Festival international de Timgad : Une soirée dédiée à la mémoire et au souvenir

La soirée inaugurale de l'édition 2012 a été marquée par un émouvant hommage aux artistes algériens disparus qui ont tous, ou presque, eu l'occasion, à un moment de leur carrière, de se produire sur la scène de ce festival.

PUBLIE LE : 09-07-2012 | 0:00
D.R

La soirée inaugurale de l'édition 2012 a été marquée par un émouvant hommage aux artistes algériens disparus qui ont tous, ou presque, eu l'occasion, à un moment de leur carrière, de se produire sur la scène de ce festival.  Devant un public ému mais ravi, et malgré la forte pluie qui a causé un retard dans le lancement de la soirée, le public n’a pas bougé de sa place. Il  était vraiment impatient et avide d’assister et de renouer avec le chant et la musique.  

Le théâtre de la ville antique de Timgad, réplique de l’arène romaine réalisée à proximité de la cité archéologique de Timgad dans la wilaya de Batna, a abrité dans la soirée de samedi dernier l’ouverture officielle d’un des plus anciens et populaires festivals de chants et de musiques populaires, le Festival international de Timgad dans sa 34ème édition, qui coïncide cette année avec la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance.
Huit jours durant, et ce à partir du 7 au 14 juillet, le public de Batna vivra des soirées festives avec une pléiade de vedettes de la chanson internationale arabe et algérienne.
Organisée par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), en partenariat avec le ministère de la Culture, l’ENTV et l’ENRS, cette 34e  édition se tient dans le sillage des nombreuses festivités organisées à l’occasion de la célébration du 50e  anniversaire de l’indépendance. Il se classe parmi les rendez-vous culturels et artistiques de première catégorie.
En présence du wali  de Batna, Hocine Mazout, du directeur de l’ONCI et commissaire du festival,  Lakhdar  Benturki,  du représentant de la ministre de la culture et des autorités locales. Le public s’est plutôt réjoui de ne ressen-tir  aucun dépaysement, tant la nouvelle infrastructure, en plus de sa proximité immédiate avec le site archéologique de Thamugadi, constitue une réplique  réussie de l’antique théâtre romain.               
La soirée inaugurale de l'édition 2012 a été marquée par un émouvant hommage aux artistes algériens disparus qui ont tous, ou presque, eu l'occasion, à un moment de leur carrière, de se produire sur la scène de ce festival. Devant un public ému mais ravi, et malgré la forte pluie qui a causé un retard dans le lancement de la soirée, le public n’a pas bougé de sa place. Il  était vraiment impatient et avide d’assister et de renouer avec le chant et la musique.  
La grande diva Warda El Djazaïria, Othmane Bali, Ahmed Wahbi, Zoulikha, Khelifi Ahmed  et bien d’autres artistes algériens qui ont marqué la scène artistique algérienne par leur voix et leur talent  sont revenus à Timgad.  Ils étaient honorés par une pléiade d’artistes, à l’instar de Nada Rayhan qui nous a confié que c’était un honneur  pour elle de rendre hommage à une grande chanteuse telle que  Warda  en chantant «Aïd El Karama». «Je suis vraiment heureuse de participer à ce festival  qui me donne l’occasion de retrouver mon public à Batna mais aussi d’avoir été choisie pour rendre hommage à notre grande chanteuse Warda. J’ai été vraiment très touchée  par sa disparition parce que sa présence dans ce genre d’événement aurait été vraiment appréciée. Elle donnait un goût particulier à la fête de l’indépendance par sa voix, son chant, sa présence et surtout son amour pour son pays».
Pour sa part, le grand chanteur qui a marqué aussi la scène artistique des années 1980 en compagnie d’autres artistes comme Malika Meddah, Djahida, Sabah Saghira,  Baroudi Bekhedda a aussi honoré un pilier de la chanson oranaise, Blaoui el Houari.
Les jeunes ont aussi tenu à marquer l’événement de leur présence en honorant leurs artistes. C’est le cas de Kouissi Ziane,  d’Alhan wa chabab, qui a rendu hommage à l’un des maîtres du bédouin, Khelifi Ahmed, en  chantant «Galbi Tfakar ourban Rahala». Il  nous a fait par de ses sentiments, notamment pour sa participation. «Je suis vraiment content  aujourd’hui. C’est  un rêve qui se réalise pour moi, mais aussi je suis satisfait d’avoir été choisi d’honorer un grand chanteur qui est une idole pour moi. Je souhaite qu’on donne plus de chance aux jeunes pour participer à  ce genre de festivité afin de les encourager et de les pousser à aller de l’avant pour percer dans leur chemin artistique ». La grande chanteuse Zoulikha était aussi présente à travers l’hommage qui lui a été rendu par la jeune chanteuse à la voix cristalline Nadia Guerfi qui  a chanté  «Sob rachrach». Nous entendîmes alors un immense soupir de nostalgie et de ravissement car cette chanson  a révélé de manière fracassante Zoulikha dont l’étoile n’aura fait que briller jusqu’à sa brutale extinction. Ceci pour l’histoire. La dernière partie de la soirée était réservée  au célèbre chanteur Bouzaher Abdelhamid, un des pionniers de la chanson folklorique chaouie,  qui était programmé en deuxième partie pour clôturer la soirée. Ce dernier a impressionné l’assistance avec des chansons évoquant  la guerre de la libération, les coutumes de la  région. Il a su créer  une ambiance conviviale au sein du public qui entreprit de chanter avec lui et même de danser.
Bref, la manifestation s’annonce sous de bons auspices. L’été ne sera pas dépourvu de cette activité culturelle tant prisée par le public. D’autres artistes auront l’occasion d’animer un festival qui, de l’avis général, ne déçoit pas.
 K. A. A.

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