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Prévention de la délinquance et de la criminalité : La création d’un organe spécialisé soumise au gouvernement

Le nombre important de salles d’enseignement dans les établissements de rééducation permet aux deux tiers des prisonniers de suivre des cours en même temps.

PUBLIE LE : 08-07-2012 | 0:00
D.R

Une première. Et non des moindres. L’Algérie disposera d’un organe de prévention contre la délinquance et la criminalité. C’est Mokhtar Felioune, directeur de l’Administration pénitentiaire, qui l’a fait savoir à l’occasion de la réunion du Comité interministériel chargé de la coordination des activités de la rééducation et la réinsertion sociale. Ce projet auquel, précise-t-il, prennent part plusieurs secteurs comme l’éducation nationale, la formation professionnelle, la justice, les corps de sécurité, l’enseignement supérieur, les affaires religieuses, «sera soumis au gouvernement.»  Après avoir lutté contre la délinquance et la criminalité, l’Algérie, soutient M. Felioune, compte accélérer le rythme de la prévention, autrement dit devancer les deux phénomènes. Un constat principal s’impose : les politiques de prévention ne se bornent plus à rechercher une réduction des taux de criminalité. Elles visent à améliorer la qualité de la vie quotidienne. Le meilleur moyen d’y parvenir, précise M. Felioune, est d’assurer une présence efficace sur le terrain. «Prévenir, vaut mieux que guérir», rappelle-t-il. Par cette résolution, l’Administration pénitentiaire compte se hisser à un niveau mondial de rendement, maintenir et renforcer, comme tel est le cas en Europe notamment, la cohésion sociale.  D’autre part, et dans le cadre de réinsertion sociale des détenus, l’Administration pénitentiaire a annoncé, outre les centres de détentions, avoir réceptionné 11 en 2011, « cinq autres établissements pénitentiaires seront livrés dans les  mois à venir. » Etant déjà sur un rythme soutenu, l’Administration pénitentiaire « fermera les anciennes prisons ne répondant pas aux standards internationaux.»  Depuis quelques années, la réinsertion de cette catégorie, précise M. Felioune, « a constitué l’une de nos premières priorités. » Qu’en est-il de l’objectif de l’ouverture de ces nouveaux établissements ? A cette question, le directeur répondra qu’il est grand temps de « résoudre définitivement le problème de surpeuplement carcéral. »
Si l’Administration pénitentiaire a encore du pain sur la planche, il est à relever qu’un travail titanesque a été réalisé. Preuve en est, explique M. Felioune, « les deux tiers des prisonniers peuvent suivre des cours en même temps. » Cette « prouesse » dénote de l’importance accordée à l’enseignement au sein des établissements pénitentiaires. Idem pour la santé. Chaque clinique d’une prison, est dotée « d’une superficie de 3500 m2 et dispose d’au moins 67 lits.»
Sur sa lancée, M. Felioune fait, également, part de l’importance de la planification stratégique de la gestion pénitentiaire, laquelle est « tributaire d’une exploitation idoine des ressources humaines et de leur formation. » Cette nouvelle stratégie repose sur une planification du mode de gestion des établissements sur plusieurs années avec des objectifs ciblés et des indicateurs permettant d’identifier les lacunes.
 Les établissements pénitentiaires opèrent, rappelle-t-on, une gestion quotidienne décentralisée. L’organisme que dirige M. Felioune, prépare des « plans individuels pour la réinsertion des détenus.» Dans les prochains jours, plusieurs accords de jumelage seront signés avec les établissements britanniques, d’autres avec « Penal reform international », afin de faire valoir les atouts de l’expérience algérienne.
Fouad IRNATENE

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