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Le Président Bouteflika au quotidien français le Monde : “L'Algérie a réussi à rétablir la paix et renforcer ses capacités financières”

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a affirmé qu'aujourd'hui, non seulement l'Algérie «a réussi à rétablir la paix et la concorde civile», mais également «renforcer ses capacités financières internes et externes».

PUBLIE LE : 03-07-2012 | 23:00
D.R

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a affirmé qu'aujourd'hui, non seulement l'Algérie «a réussi à rétablir la paix et la concorde civile», mais également «renforcer ses capacités financières internes et externes».

Dans un entretien au journal français le Monde, à paraître aujourd’hui et qui a consacré un numéro spécial à l'Algérie, à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance nationale, le Président Bouteflika a relevé que parmi les nombreuses réformes initiées ces 12 dernières années, le retour à la paix civile, préalable à la stabilité économique et sociale, «peut être considéré comme l'œuvre pour laquelle chaque Algérien devrait se sentir fier». «Cela a permis d'abord d'introduire des réformes politiques majeures pour l'approfondissement du processus démocratique dans le pays, particulièrement par une participation plus grande de la jeunesse et une représentation plus importante des femmes dans les assemblées élues», a-t-il poursuivi. Le Chef de l'Etat a également indiqué que «la stabilité retrouvée, l'Algérie a massivement investi aussi dans les infrastructures et les ressources humaines, autant de grands chantiers qui préfigurent ce que sera l'Algérie de demain, qui dispose maintenant de solides potentialités et d'une économie qui affiche une croissance soutenue».
«Depuis l’an 2000, en effet, le taux de croissance annuel moyen hors hydrocarbures est de 5%, et le taux de chômage a été ramené, à partir de 2010, sous le seuil de 10%. Ces résultats ont pu être atteints grâce à des programmes d’investissement massif, qui ont permis une mise à niveau de l’infrastructure économique et sociale», a relevé le Président Bouteflika qui a mentionné aussi, à titre indicatif, que «le seul programme d’investissement public en cours mobilise l’équivalent de 286 milliards de dollars pour le quinquennat 2010-2014». Aujourd’hui, a-t-il dit, «l’Algérie œuvre à conforter dans la durée cette croissance par la diversification de son économie. Avec l’appui de l’Etat et l’implication des opérateurs économiques publics et privés, cette dynamique laisse une bonne place au partenariat pour les opérateurs étrangers intéressés». Le Président Bouteflika a, en outre, fait part de sa «ferme conviction» pour affirmer qu'au vu des principaux indicateurs macroéconomiques, l’Algérie «est bien partie pour relever les défis à venir». «Nous permettant d’aborder l’ère de l’après-pétrole avec des alternatives viables, à même de garantir la poursuite d’un développement global et durable», a-t-il ajouté.
Adressant, par ailleurs, un message aux binationaux franco-algériens, le Chef de l’Etat a affirmé que «l’Algérie suit naturellement avec beaucoup d’intérêt l’essor de ces expatriés de toute condition. Elle est attentive à toute demande exprimant leurs préoccupations et à la préservation de la dignité», souhaitant qu’ils soient les «meilleurs représentants de son éthique et de sa richesse civilisationelle». «La com- munauté algérienne établie en France continue d’entretenir, com-me vous le savez, des relations denses et diversifiées avec son pays d’origine, tout en s’intégrant de génération en génération dans la société française. Elle constitue un facteur essentiel de rapprochement entre nos deux peuples et offre des espaces féconds pour le fondement d’un partenariat d’exception auquel nos deux pays aspirent», a fait valoir le Chef de l’Etat. Il a déclaré que «l’Algérie souhaite que toutes ces compétences et potentialités ne ménagent pas leurs efforts pour contribuer aux projets de développement qu’elle a initiés pour engager ceux dont elle peut, elle-même, être porteuse».

 «L’Algérie pourrait se féliciter du niveau de ses relations avec la France»
Concernant les relations algéro-françaises, le Président de la République a affirmé que l’Algérie «pourrait se féliciter» du niveau atteint par les relations multiples qu’elle entretient avec la France. «Au moment où nous nous apprêtons à célébrer le 50e anniversaire de l’indépendance, l’Algérie pourrait se féliciter du niveau atteint par les relations multiples qu’elle entretient avec la France et ce, dans de nombreux domaines d’activités», a estimé le Chef de l’Etat. «De fait, l’Algérie se réjouit de voir que, malgré certaines vicissitudes et turbulences enregistrées, parfois, de ma- nière récurrente, dans la conduite des rapports algéro-français, une nouvelle dynamique marque aujourd’hui les relations bilatérales», a assuré le Président Bouteflika. «Cette dynamique nouvelle, a-t-il poursuivi, qui a récemment bénéficié du soutien des plus hautes autorités des deux pays, permettra aux relations algéro-françaises d’enregistrer un saut qualitatif qui les mettra à la hauteur du potentiel et des ambitions partagées par les deux pays». «En même temps, nous devons transcender les difficultés du passé pour donner à notre démarche un ancrage solide qui résiste aux péripéties du temps et aux turbulences de l’histoire et ne jamais se détourner de l’objectif prioritaire qui con-siste à inscrire le développement de nos relations, j’insiste, dans une perspective historique et non pas seulement conjoncturelle», a ajouté le Chef de l’Etat. «Il a y a lieu, à mon sens, a-t-il dit, de donner à la coopération bilatérale une nouvelle impulsion dans l’esprit de la Déclaration d’Alger du 2 mars 2003, qui a tracé les orientations et lignes directrices qui permettent d’instaurer +un partenariat d’exception+, ayant vocation à poser comme modèle de coopération dans la région et dans les relations internationales».
Le Président Bouteflika a estimé que dans cette perspective «ambitieuse», la prise en charge de la dimension humaine «doit constituer une priorité pour une articulation harmonieuse des relations algéro-fran- çaises», affirmant qu’il reste «persuadé» que les deux pays «peuvent mieux faire» sur le plan de leurs relations économiques.
Il a, dans ce cadre, estimé que ces dernières «ont été maintenues à un niveau appréciable, ces dernières années, si l’on se réfère au volume des échanges commerciaux, à la présence des entreprises françaises en Algérie et aux partenariats qui se sont noués et à ceux qui sont en cours de discussions entre les opérateurs des deux pays».
Le Chef de l’Etat a, cependant, déploré que ces relations économiques «restent en deçà des capacités et des potentialités des deux pays», relevant que le renforcement «doit apporter, dans le contexte actuel de la crise, des réponses aux deux principaux défis des deux gouvernements, la relance de la croissance pour l’un et la diversification de l’économie pour l’autre».
Il a également fait valoir que «le partenariat devra connaître un essor accentué, bénéficiant des dispositions des accords conclus entre les deux pays visant à promouvoir et encourager les investissements, tout en évitant la double imposition des entreprises». «En outre, a-t-il ajouté, les entreprises étrangères ont l’opportunité de bénéficier des dispositions du marché financier local pour le financement de leurs investissements en Algérie». «Nous avons bon espoir que, dans un avenir proche, l’Algérie et la France trouveront le moyen de faire en sorte que leurs relations soient hissées, conformément à la volonté exprimée par les plus hautes autorités des deux pays, au niveau souhaité par les deux peuples", a conclu le Chef de l’Etat.

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