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Il y a 20 ans, disparaissait tragiquement le moudjahid Slimane Amirat : “L’Algérie avant tout”

Moudjahid de la première heure avant d’être un militant de la liberté et de la démocratie, le défunt Slimane Amirat a, comme le souligne sa célèbre citation : « Si j’avais à choisir entre la démocratie et l’Algérie, je choisirais l’Algérie »

PUBLIE LE : 03-07-2012 | 0:00
D.R

Moudjahid de la première heure avant d’être un militant de la liberté et de la démocratie, le défunt Slimane Amirat a, comme le souligne sa célèbre citation : « Si j’avais à choisir entre la démocratie et l’Algérie, je choisirais l’Algérie », laissé le souvenir impérissable d’un homme qui aimait son pays au-dessus de toute considération. Pour perpétuer le souvenir de « Ammi Slimane », emporté par une crise cardiaque au moment où il se recueillait sur la dépouille du Président Mohamed Boudiaf, rappelons-le, la Fondation qui porte son nom et l’association culturelle et historique Machaâl Echahid lui ont consacré un bel hommage hier après-midi au Palais de la culture Moufdi Zakaria, les Annassers (Kouba), en présence de personnalités nationales, de moudjahidine et de représentants de la société civile. Parce que le défunt aimait de son vivant discuter avec les jeunes, débattre avec eux de tout et de rien, la commémoration du 20e anniversaire de sa mort a vu donc la présentation de  diverses activités culturelles, centrées sur les vives préoccupations de la jeunesse, comme le phénomène des  « harragas » notamment. Les compagnons d’armes du défunt, parmi lesquels nous avons reconnu M. Rédha Malek, l’ancien Chef du gouvernement, MM. Mahiout et Ghafir, de la Fédération de France FLN, avaient l’esprit accroché au souvenir de « Ammi Slimane » et à ses positions tranchées  en faveur de la Révolution, de  l’Algérie, sa patrie. Pour ceux qui ne connaissent pas cette importante personnalité du pays, « Ammi » Slimane a vu le jour le 24 juillet 1929 à M’chedallah, dans la wilaya de Bouira. Prenant conscience du fait colonial, ajoute sa biographie établie par la Fondation, dirigée par sa femme, la moudjahida Zoubida, le jeune Amirat a rejoint tôt les rangs de l’ALN en 1955, grâce à l’aide et le soutien qu’il a trouvés auprès du glorieux chahid Abderrahmane Mira, lequel l’a envoyé en France afin de sensibiliser notre communauté émigrée sur la Révolution de Novembre et ses objectifs de recouvrement des droits du peuple algérien à la liberté et à l’indépendance. Arrêté par les autorités coloniales en 1958, Slimane Amirat a fait les prisons de Constantine, El Djorf et Msila où malgré les dures conditions de détention, il poursuit sa tâche de sensibilisation et de  mobilisation des Algériens emprisonnés et fait en sorte de continuer la lutte de libération ». Une fois libéré, le valeureux moudjahid rejoint la France, muni de faux papiers, et reprend la direction des groupes de choc de la Révolution de Novembre de la région parisienne. En 1961, ajoute la fondation, il est arrêté une seconde fois. Il sera torturé au camp de Saint Maurice de l’Ardoise, puis au camp de Larzac, d’où il ne sortira qu’à la faveur de proclamation du cessez-le feu en Algérie. » Après le 19 mars 1962, le défunt moudjahid ne baisse pas pour autant les bras et fait face à l’OAS, et à ses lâches attentats contre les Algériens. Slimane Amirat a ensuite poursuivi son combat pour le triomphe des idéaux de liberté et de démocratie dans la clandestinité, jusqu’en 1989, date de la naissance du pluralisme politique en Algérie. En janvier 1990, « Ammi » Slimane obtient l’agrément de son parti, en l’occurrence le MDRA (Mouvement démocratique pour le renouveau algérien), fondé au lendemain de l’indépendance.
Mourad A.

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