mercredi 13 novembre 2019 17:08:08

Syrie : Clinton en Russie pour tenter de convaincre à la veille de Genève

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a tenté de convaincre la Russie d'infléchir sa position sur la Syrie lors d'entretiens hier, à la veille d'une réunion cruciale à Genève dont la tenue serait menacée par les objections de Moscou.

PUBLIE LE : 30-06-2012 | 0:00
D.R

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a tenté de convaincre la Russie d'infléchir sa position sur la Syrie lors d'entretiens hier, à la veille d'une réunion   cruciale à Genève dont la tenue serait menacée par les objections de Moscou. «Au cours des derniers jours, nous n'avons pas constaté le moindre signe de rapprochement» sur la crise syrienne, relevait le journal officiel russe  Rossiskaïa Gazeta hier. «Au contraire, chaque nouvelle information sur l'implication des services   secrets américains dans des opérations visant à armer l'opposition syrienne rend les perspectives d'un dialogue russo-américain sur la Syrie irréelles», ajoutait-il. Arrivée jeudi soir à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) pour une conférence,   Mme Clinton a rencontré également son homologue russe, Sergueï Lavrov pour des entretiens centrés sur la crise syrienne. Cette rencontre intervient au lendemain des objections émises par M. Lavrov au plan de transition politique en Syrie proposé par le médiateur international   de l'ONU Kofi Annan. Celles-ci ont refroidi les espoirs d'un accord à Genève. Ce plan prévoit la mise en place en Syrie d'un gouvernement provisoire d'union nationale, incluant des représentants du régime actuel et de  l'opposition, mais dont devrait être exclu le président Bachar al-Assad. Avant son départ pour la Russie, Hillary Clinton a déclaré qu'il était «très clair» que les participants qui viendraient à la réunion de Genève s'y  présenteraient «sur la base du plan de transition qui a été présenté» à l'ONU.     Mais M. Lavrov a averti jeudi, que Moscou ne soutiendra pas une solution  «imposée de l'extérieur», et a souligné qu'il n'y avait «pas de projet approuvé» pour la réunion de Genève.     Selon un diplomate à l'ONU, la Russie aurait dans un premier temps donné son accord à ce plan mais donnerait l'impression de revenir sur sa position, ce qui pourrait remettre en cause cette conférence. Moscou n'a jusqu'ici jamais voulu infléchir son soutien à son allié syrien   auquel elle continue de livrer des armes, même si elle s'est défendue de soutenir le pouvoir personnel du président Bachar al-Assad. Sur le terrain les bombardements se sont  poursuivis hier dans  la ville syrienne de Homs, dans le centre de la Syrie, théâtre de contestations  et de violences depuis mars 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Le bilan des violences survenues jeudi s'est alourdi à près de 180 morts, a rapporté auparavant l'OSDH, précisant qu’au moins 178 personnes, dont 117 civils et 58 membres des forces gouvernementales  ont péri dans les violences jeudi. La Syrie traverse depuis mars 2011 une situation d'instabilité née des  contestations populaires qui se sont transformées en violences faisant des milliers de morts et de blessés. Damas attribue ces violences à «des groupes de terroristes qui cherchent  à détruire le pays avec le soutien de certains pays étrangers».

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