samedi 17 novembre 2018 19:17:50

Salles des fêtes : Chères, chères les noces

Organisateurs de l’événementiel : Des spécialistes pour réussir...

PUBLIE LE : 24-06-2012 | 0:00
D.R

« Le mariage, c’est un jour mais les préparatifs prennent plus d’une année !» dit un vieux dicton bien de chez nous. Si vous avez rencontré l’âme sœur et que vous voulez fixer au plus vite la date de votre mariage, oubliez vite cette possibilité, car il est pratiquement utopique de dénicher l’ombre d’une salle des fêtes libre pour abriter votre mariage  avant… l’été 2013 !

Cette cérémonie d’un jour doit laisser des souvenirs pour toute la vie et faire des envieux. Il est donc inimaginable de l’organiser dans son petit salon ou sur la terrasse de son bâtiment sous la bâche bleu.
Oui, mais la recherche de cette salle de fêtes doit se faire des mois à l’avance, moyennant un versement d’arrhes. Et voilà, l’argent qui commence à sortir ! Pour une cérémonie en après-midi, il faut prévoir une somme de 160 000 DA pour une salle de moyen standing, majorée de 20 000 DA quand elle se déroule de nuit. Plus la structure est classée, plus les prix sont élevés.
Les hôtels El-Aurassi et El Djazaïr affichent cet été des prix mirobolants de  700 000 DA la soirée à laquelle il faut ajouter les surplus de consommation ! Aujourd’hui à Alger, les petites salles exclusivement pour le repas sont les seules à être cédées au prix de 100 000 DA.
C'est ce que confirme Karima, gérante d’une salle de fêtes à Dély-Ibrahim, assurant que sa salle affiche complet depuis le mois de mars alors que la liste d'attente ne cesse de s'allonger. Les demandes sont nombreuses.

C’est après la fête qu’on se gratte la tête

La pression sur ces salles des fêtes est telle qu’on en est arrivé à ce que les fêtes familiales, auparavant limitées à la seule saison estivale qui détenait le monopole temporel de ce genre de réjouissances, s’étalent désormais tout le long de l’année. Les locations (négociables par endroits) peuvent paraître astronomiques et l’existence même de bon nombre de ces salles des fêtes pose des problèmes de conformité à la réglementation, notamment à propos des nuisances sonores, sans parler du fait qu’elles mettent dans la gêne les familles qui n’ont pas les moyens de s’offrir ce luxe. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs, ni de mariage sans casser la tirelire. Et, si les salles des fêtes se louent si cher c’est parce qu’elles sont de plus en plus nombreuses à fermer. « Je vais me marier au mois d’octobre et… je n’ai toujours pas trouvé de salle de fêtes ! s’inquiète Amel, qui panique devant les tarifs pratiqués à la location. La salle des Crêtes à Draria ou El Walimate à El Biar m’ont proposé 150 000 DA. Et ce ne sont pas les plus chères : Les Grands Vents à Dély-Ibrahim et la salle Rayan à Cheraga louent à 170 000 DA ! Même la salle du terrain de golf de Dély Ibrahim revient à 100 000 DA… sans boisson ni service ! ».

Les prix ont été multipliés par deux, voire par trois !

D’après un propriétaire d’une salle de fêtes, a  Bab El Oued, les prix à la location d’une salle de fêtes à Alger « ont été multipliés par deux, voire par trois ! Vous n’en trouverez pas à moins de 70.000 DA l’après-midi. Quant à celles qui se louaient avant à 70.000 DA, elles se louent maintenant à 220 000 DA ! Pour une soirée, il faut prévoir en moyenne 300 000 DA ! » Bref, si vous vous mariez cet été ou si vous prévoyez la circoncision du petit dernier cet automne, il faudra donc y mettre le prix. Et compter sur la chance. Car si les salles sont si chères, c’est parce qu’elles sont plus rares. « Il y a deux ans, sur les 280 salles de la capitale, il n’y en avait plus que 24 ouvertes, ajoute-t-il. Autrement dit, quasiment 90% d’entres elles sont fermées. » À l’origine de cette crise : le certificat de conformité de la bâtisse exigé par le décret du 4 juin 2005. « Mon terrain m’a été attribué suite à une décision de l’APC, explique Liès, propriétaire d’une  salle de fêtes à Bouzaréah. Mais la direction de l’urbanisme, de la construction et de l’habitat ne reconnaît pas cette procédure. Je ne peux donc pas fournir ce certificat».
La construction de salles de fêtes, a connu un essor dans les années 1980. Plusieurs venaient d’être réalisées, connaissant un certain succès. Ce qui n’était pas fait pour décourager d’autres personnes à investir dans ce créneau devenu rentable financièrement. Dans les années 1990, d’autres salles de fêtes sont venues se disputer des espaces de villes. La situation sécuritaire prévalant, à cette époque, n’aidait pas à la maîtrise de la chose urbanistique. Certaines de ces salles ont été érigées sans même un permis de construire. Des constructions qui, en grande majorité, sont réalisées sans le recours à l’enquête commodo et incommodo, comme le prévoit la loi. Pourtant, ces enquêtes sont contenues dans une loi de 1976. On déduit, donc, que cette loi existait bien avant les années 1980 et 1990, sans être appliquée. Les enquêtes commodo et incommodo ont pour but de connaître si des oppositions pourraient être exprimées par des citoyens quant à telle ou telle réalisation. Cette procédure concerne des constructions projetées pour être réalisées en milieu urbain. Ce n’est qu’après que le délai fixé pour le dépôt de ces oppositions et qu’aucune opposition n’est enregistrée que les autorités concernées donnent le feu vert pour ces réalisations.
Ce qui n’a pas toujours été respecté. Le séisme de Boumerdès de 2003 et d’autres régions du pays, a provoqué l’effondrement de plusieurs salles de fêtes, avec enregistrement de victimes. Ce qui a donné à réfléchir aux pouvoirs publics. C’est ainsi qu’une circulaire a émané, il y a quelques années, du ministère de l’Intérieur, exigeant la mise en conformité des salles de fêtes.

300 salles des fêtes ont été fermées

On comptait plus de 1.500 salles des fêtes. Depuis cette circulaire, 300 salles des fêtes ont été fermées. La réglementation stipule, par ailleurs, que dorénavant les constructions doivent concerner, dès le début, les salles des fêtes, pour éviter, selon une source proche de ce dossier, la transformation de locaux de villas à cet effet et, par là, épargner des vies humaines en s’assurant de la conformité des constructions par rapport à la nature de la bâtisse.
«Les salles des fêtes peuvent contenir des centaines de personnes d’où le danger qu’elles peuvent représenter », nous dira ce propriétaire d’une salle de fêtes épargnée par la fermeture. La situation même si elles est venue assainir une anarchie, elle a toutefois été à l’origine de beaucoup d’inconvénients par rapport aux propriétaires de ces salles des fêtes qui trouvent injuste d’être privé d’un gagne-pain mais aussi par rapport aux citoyens qui se retrouvent en train de se disputer les quelques espaces encore disponibles. Les autorités locales, puisque c’est d’elles que dépend la gestion de ces salles sont appelées par les différentes parties concernées par ce problème à trouver une solution à même de satisfaire tout le monde. En attendant, chères sont les noces aujourd’hui.
Farida Larbi

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Robes de mariées
La location comme plan “B”

Karako, El Fergani, Bedroune, robe blanche, robe kabyle. Autant de traditions vestimentaires qui offrent à la mariée une couche supplémentaire de splendeur et d’élégance. Notamment durant sa « tesdira », moment très attendu par l’ensemble des convives pour apprécier la beauté de la femme et des ses tenues. Toutefois, l’acquisition des uniformes en question coûte les yeux de la tête. « Je peux vous dire que si on s’aventure à acheter toutes ces tenues, on risque de laisser des plumes. Ça coûterait certainement plus cher que la dot », lâche une femme, nouvellement mariée, qui a opté pour la location des robes, comme c’est le cas d’ailleurs de la majorité des prétendantes.                  
La tendance de la location des robes est plus que jamais d’actualité et semble même avoir de beaux jours devant elle. Aussi longtemps tant que les prix d’achat en restent inaccessibles pour le commun des mortels. Et ce n’est certainement pas la prolifération des magasins proposant la location des robes pour les mariées qui prouvera le contraire. Mieux encore, un grand nombre d’entre eux travaillent en cette période des fêtes avec des carnets de commande, ce qui rend parfois difficile la tâche aux clientes de trouver une « date libre ». « Souvent, elles réservent leurs tenues bien des mois avant la fête, comme ça se fait avec les salles des fêtes », nous confie Réda qui tient une boutique au  Telemly (Alger).             
Pour les robes blanches, la robe la plus prisés du reste, outre les modèles disponibles dans les magasins, des catalogues sont mis à la disposition des clientes pour d’éventuelles commandes. Elles sont louées entre 8.000 et 25.000 DA la journée, selon le choix et l’origine de la confection. Les italiennes et les turques sont, semble-t-il, un cran au-dessus des autres en termes de qualité et d’élégance.  
Elles sont de ce fait sont très demandées. Quant au prix de vente, celui-ci commence à partir de 4 millions de centimes. « Vous vous rendez compte ! 4 millions pour un après-midi. Franchement, je préfère avec cette somme passer quelques jours de vacances au lieu de la dépenser pour une robe », estime avec lucidité Nora qui s’apprête elle aussi à rompre avec le célibat. 

4 millions de centimes pour un après-midi !

« Mon choix est de toute manière fait depuis longtemps. Je n’achèterai jamais à ce prix-là », tranche-t-elle, révélant qu’elle songe même à louer une robe de soirée. « Pourquoi pas puisque ça me coûterait entre 7.000 et 15.000 DA alors que certains modèles sont vendus jusqu’à 7 millions de centimes », suggère-t-elle en assurant que les mariées optent de plus en plus à cette solution. Les robes blanches sont-elles cependant les seules tenues que louent les mariées ? Assurément pas si l’on se fie aux confidences de nombreuses femmes qui ont été contraintes de recourir à la location des habits traditionnels ô combien inévitables dans les mariages dans notre pays. Car les Algériens, c’est connu, sont très attachés aux traditions. Et il n’y a aucune raison de se défaire de celles liées aux effets vestimentaires. A plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un événement aussi mémorable qu’une union entre deux êtres. Plus qu’une question d’esthétique. C’est de la fierté qu’il s’agit. Un legs à la fois culturel et historique transmis d’une génération à l’autre que nos femmes pensent devoir le préserver à tout prix. Au risque de recourir au plan B, à savoir la location, contrairement au passé où ces tenues étaient acquises à bas prix. « Malheureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les prix sont inabordables pour les couches moyennes », fulmine une vieille femme qui avoue avoir fait le tour des magasins de la capitale en quête d’un Karako à bon marché. Mais en vain. Son prix oscille entre 25.000 et 70.000 DA tandis que sa location ne devra pas poser de problèmes pécuniaires lorsqu’on sait que sa fourchette varie entre 7.000 et 15.000 DA « seulement ». Idem pour la tenue phare de constantinoise, en l’occurrence « Djebete Fergani » alors que le célèbre burnous sous lequel sort la mariée de la maison parentale est loué entre 4.000 et 10.000 DA contre un prix de vente estimé à 2 millions de centimes.
Le « Bedroune », autre tenue algéroise indispensable dans la « tesdira », coûte 45.000 DA. Les tenues marocaines sont également de la fête dans les mariages en Algérie et le caftan marocain par exemple est loué jusqu’à 20.000 DA/journée, ce qui est mieux que dépenser entre 3 et 15 millions de centimes, voire plus, pour l’acquérir. Si les clientes sont prêtes à sortir leur tirelire, elles pourront alors se permettre des tenues de haute qualité, en l’occurrence celles faites à la main qui sont naturellement plus chères car elles prennent beaucoup plus de temps. « Généralement, nous travaillons avec des couturiers, hommes et femmes, d’Alger mais aussi de Constantine et Tlemcen. Il faut savoir choisir le bon fournisseur car de bons couturiers ne courent pas les rues comme au bon vieux temps », explique le propriétaire d’un magasin de location de robes de mariées qui reconnaît qu’en période de fêtes, il n’arrive pas à répondre à la forte demande. Achat ou location ? « A 99%, les gens optent pour la location et personnellement, je les comprends», ajoutera-t-il.
S. A. M.*

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Organisateurs de l’événementiel
Des spécialistes pour réussir...
Aujourd’hui, il n’y a plus de doute, le rituel et les traditions du mariage ont changé pour devenir de plus en plus compliqués et coûteux.  Le recours à un professionnel s’avère parfois incontournable. 

Le ramadhan est à nos portes et les familles accélèrent la cadence  pour célébrer le mariage de leur fille ou de leur fils. Si la fête est pour certains une « affaire » plutôt de famille qui se doit de veiller au grain  pour que tout se déroule dans la joie, d’autres préfèrent  s’en laver les mains et louer les services d’un professionnel dans l’événementiel pour l’organisation de la fête.  Les gâteaux, la toilette de la mariée, la liste des invités,   la salle des fêtes, le caméraman, le DJ, voilà un casse-tête pour la famille de la mariée et même de l’époux qui veulent  ne plus s’occuper de ces petits détails mais beaucoup plus se concentrer sur le jour « J ». En effet, nombreuses sont les familles qui optent pour cette formule et  n’hésitent pas à mettre le paquet pour échapper au stress de la fête. L’organisateur de mariages, fait son entrée dans les mœurs algériennes et tend même à devenir, ces dernières années, un véritable phénomène de société. Et c’est un organisateur d’événementiel qui mettra en scène l’heureuse journée. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Le client n’aura qu’à choisir entre les services proposés en fonction de sa bourse, mais aussi de ses besoins. En Algérie, le phénomène commence à se frayer un chemin même si beaucoup de familles tiennent à vivre les moments de bonheur qui précèdent la fête  qui restent  des moments privilégiés et uniques pour la famille. A vrai dire, faire appel à un professionnel,  n’est pas encore ancrée dans nos habitudes, comparativement avec certains pays, à l’instar de nos voisins tunisiens et marocains, mais il n’en demeure pas moins  que  le métier d’organisateur de mariage est de plus en plus présent dans notre société. Il n’y a qu’à voir toutes les annonces publiées sur les différents sites d’internet, pour se rendre à cette évidence.
Aujourd’hui, la modernisation et l’évolution de la société, n’a pas épargné  le mariage qui semble, lui aussi, s’ouvrir sur l’internet et les différents réseaux sociaux.  C’est la rançon du progrès, tout est calculé,  programmé d’avance, au millimètre près. Ces spécialistes de l’événementiel sont  catégoriques, il existe bel est bien une demande, voire un marché en Algérie.
C’est ce que nous dira Mlle Amina Saker, cette jeune fille qui épousa cette profession, par passion, depuis plus d’une année.   Cette  organisatrice  de fêtes a organisé près d’une dizaine de mariages  dans l’Algérois, Tipasa, Blida et elle prépare une trentaine d’autres pour les mois de septembre-décembre, dont l’un à Tizi-Ouzou. Cette jeune diplômée en comptabilité et informatique, a préféré se lancer dans ce créneau, d’autant plus que  sa tante est disc-jockey alors que sa deuxième tante est versée dans la location de tenues pour mariées et donc, dispose une certaine expérience dans  l’organisation des fêtes.  Mlle Saker  est formelle, elle fait travailler une équipe de  quarante personnes, entre  décorateurs de la scène de mariés, le DJ, restauration… « Nous  prenons  tout  en charge, sauf la salle des fêtes et les cartes d’invitation », avant d’ajouter qu’elle assure ainsi, les gâteaux,  le DJ, la décoration de la scène des mariés, la préparation du repas, les hôtesses, ainsi que deux ou trois tenues traditionnelles et ce,  pour  250.000 DA.  
Cette organisatrice de fête rappellera également que le prix varie en fonction du service demandé par le client. Elle précisera par ailleurs que le métier d’organisateurs d’événementiel s’est imposé ces dernières années et sur la place d’Alger qu’elle  connaît pas moins d’une dizaine qui activent dans ce domaine.  Dans le  même sillage, Mme Selma Nechar, responsable de « Miss Maghreb »,  à l’origine une boîte de communication,  investit ce créneau, depuis septembre dernier. Elle affirmera que c’est une activité qui roule bien, avant de  poursuivre qu’elle se distingue des autres organisateurs par ses services personnalisés tant pour les boîtes à gâteaux, les boîtes à dragées ainsi que les tajines, la décoration de la scène et les cartes d’invitation. Elle  assure également le « DJ », loue des chapiteaux pour des clients qui disposent d’un espace libre chez-eux,  avec une touche aussi personnalisée à travers des thèmes choisi par le client lui-même.
Pour le repas, elle dira qu’elle travaille avec un traiteur. Mme Nechar ne manquera pas de souligner que les prix  varient selon la nature du service.  
« La préparation de la scène des mariés, à partir de  35.000 DA, alors que   une  liste d’options classique c'est-à-dire  gâteaux, scène, caméra, DJ, 2 tenues traditionnelles, cartes d’invitations peuvent s’élever à 250.000 DA ». La responsable de « Miss Maghreb »,  soutiendra que sa boîte a pris en charge une dizaine de fêtes et s’attelle actuellement à préparer cinq autres, pour la fin de l’année.    
 Aujourd’hui, il n’y a plus de doute, le rituel et les traditions du mariage ont  changé pour devenir de plus en plus compliqués et coûteux. Le recours à un professionnel s’avère parfois incontournable.  
Samia D.

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