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Concert de Houria Aïchi à Alger : Une voix, une grâce et un riche répertoire

Liberté, paix, amour, passion et beauté ont été chantés avec émotion mardi soir à Alger par l'interprète de la chanson chaouie, Houria Aïchi, lors d'un concert qu'elle a animé dans le cadre du 5e Festival international de la littérature et du livre de jeunesse (Feliv).

PUBLIE LE : 21-06-2012 | 0:00
D.R

Liberté, paix, amour, passion et beauté ont été chantés avec émotion mardi soir à Alger par l'interprète de la chanson chaouie, Houria Aïchi, lors d'un concert qu'elle a animé dans le cadre du 5e Festival  international de la littérature et du livre de jeunesse (Feliv).          

Habillée en robe traditionnelle d'un blanc éclatant. Debout sur la scène en compagnie, uniquement, d'un joueur de flûte en roseau, "guessabe", et d'un joueur de bendir (tambour traditionnel), la chanteuse à la voix puissante et envoûtante a offert au public, présent en force à la salle Ibn-Zeydoun de l'Office de Ryadh El-Feth (Oref), un voyage au cœur des montagnes des Aurès. Ce "voyage" musical, riche en sonorités comme en rythmes ancestraux, a comporté des chansons extraites du répertoire traditionnel arabo-berbère de la musique chaouie, rendues éternelles grâce à Ali El-Khencheli, Aïssa El Djarmouni et Beggar Hadda, entre autres. Plusieurs titres célèbres, en arabe et en langue chaouie, puisés dans la musique du terroir, comme Ya Salah, Aïn El Karma, Lahwen Oudrara et d'autres, ont été interprétés par Houria Aïchi, qui n'hésitait pas, par moment, à exécuter quelques pas de danse avec des gestes gracieux et en harmonie avec le son de la guesba et du bendir. D'anciens chants d'amour ont été aussi proposés par l'artiste, qui a préféré les chanter à capella. Ce fut des purs moments d'émotions exprimés par des cris frissonnants en provenance du tréfonds de la chanteuse, également professeur d'université en France. Par ailleurs, elle a tenu à rendre un hommage à la chanteuse disparue  Zoulikha en chantant un de ses titres phares Cheche El Khater. Pendant près de deux heures, cette cantatrice qui prenait parfois un bendir pour mener le jeux des musiciens a réussi à offrir au public des moments d'évasion, grâce aux vibrations de sa voix, à sa forte présence sur scène et  à sa grâce, selon les propos recueillis de certaines personnes à la fin du concert.          
Houria Aïchi est née à Batna dans les Aurès. En 1990, elle sort un premier  album Chants de l'Aurès, suivi de Hawa  (1993), Khalwa, chants sacrés de l'Algérie (2001) et les Cavaliers de l'Aurès  (2008). Le 5e Feliv se poursuit jusqu'au 23 juin à l'esplanade de Ryadh El-Feth (Alger), à Batna et à Sidi Bel-Abbès, par un programme riche en animation culturelle, outre les stands d'exposition de livres.  
 

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