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2e salon national de la photographie «insolite» à Alger : Spontanéité, ironie et burlesque

Amateurs et professionnels de la photo, férus jusqu’à la plante des pieds d’un art qui est devenu même une passion dévorante, se sont donné rendez-vous pour animer le deuxième Salon national de la photographie «insolite» qui s’est ouvert dans l’après-midi du mercredi, au palais de la Culture Moufdi-Zakaria.

PUBLIE LE : 09-06-2012 | 0:00
D.R

Amateurs et professionnels de la photo, férus jusqu’à la plante des pieds d’un art qui est devenu même une passion dévorante, se sont donné rendez-vous pour animer le deuxième Salon national de la photographie «insolite» qui s’est ouvert dans l’après-midi du mercredi, au palais de la Culture Moufdi-Zakaria. C’est une occasion incontournable pour faire étalage de son travail et pour aussi saisir l’opportunité de se rencontrer, d’échanger des expériences et des idées.

Soixante-dix œuvres photographiques, fruit d’une production de 45 participants (photographes professionnels, de presse, profanes ou simplement passionnées de la photo) en provenance de 17 wilayas, ont offert un aperçu de ce qu’ils sont capables de faire dans ce domaine plutôt rare, car versant dans l’insolite, l’instantané et le spontané. C’est un exercice qui peut paraître assez fantaisiste. Erreur car il requiert, mine de rien, une singulière présence d’esprit, un coup d’œil de lynx et une dextérité incontestable. C’est pour cette raison qu’il a ses adeptes et ses fidèles. Le public aime ce genre d’entorse au vécu quotidien et il agrée amplement au fait qu’il soit convié à s’introduire dans les sentiers montrant des scènes insolites prises sur le vif. La galerie Baya du Palais de la culture est donc un exutoire où se donnent à voir des photos, dans une exposition qui va durer jusqu’au 30 du mois en cours.
«Entretien sympa»de Mehouel Nabil, «regard sacré»de Rebati Seddik de Tébessa, «le raccourci dangereux» de Tabet Aoul Ismahane, «Des poussins multicolores» de Krache Youcef, «un vieux couple d’Algérois sur une moto» l’homme, cheveux blancs, en survêtement, et derrière lui, son épouse, une dame âgée en djellaba noire et foulard blanc, tous deux sur une moto, visiblement concentrés sur leur destination, de Hebeche Lyes qui légende cette photo avec «en dépit de leur âge, ce vieux couple profite pleinement de la vie», ou encore une "famille" de sangliers qui se dirigent vers un salon de thé "familial" à Baïnem de Douakh Hamid, sont un échantillon qui donne la mesure de la teneur de ce salon qui vise la promotion, la valorisation et la vulgarisation de la photographie.
Les clichés, en couleurs ou en noir et blanc et de formats différents, transportent le visiteur dans un univers drôle, étonnant, parfois absurde, comme cette photo de produits laitiers exposés dans une vitrine d’un kiosque de fortune, de Zakaria Akni, un photographe de Guelma. Ce sont des choses qui ne sont pas vues par le simple citoyen, mais qui captent l’œil du photographe. «On essaye de montrer au grand public des choses que lui ne peut pas voir pour lui faire plaisir. Notre but est de développer se segment parce que la photo n’a pas encore une bonne place dans notre pays. Elle est vraiment marginalisée»nous déclare Hachi Toufik un photographe professionnel qui aime cet art. Fayçal Abdelaziz de Tamanrasset propose une photographie d’une scène de solidarité animalière proprement hilarante : Trois chèvres dont une à quatre pattes offrant le dos comme appui aux deux autres pour qu’elles puissent atteindre les branches d’un arbre et se nourrir.
Omar Safouane photographe professionnel depuis 23 ans. Il exerce cette passion et ce métier dans divers domaines, propose une photo de série de maison couverte par la neige qu’il intitule «Daly Brahim sous la neige», ainsi qu’une autre photo montrant un homme qui conduit sa moto dans le sens contraire en lui donnant le nom «le sixième sens». Omar Safouane qui est aussi le commissaire du salon, a rappelé que cet évènement, était ouvert à tous les passionnés de la photo, professionnels ou amateurs soient-ils, afin de leur permettre d’exposer leurs photos et les partager avec un public plus large.
Selon lui, la sélection des participants était difficile, vu le nombre important de photographies insolites reçues par les organisateurs sur la Toile, à travers le Club algérien de la photographie. «Le photographe est aussi artiste.
Il véhicule plusieurs messages. Je trouve qu’il y a un effort déployé dans toutes les wilayas pour promouvoir cette activité bien que le photographe ne prenne pas vraiment sa place surtout dans les journaux qui mettent le signe (DR) «droit réservé» sur des photos prises sur le vif», nous déclare t-il tout en ajoutant «que le photographe doit être mis en valeur.
La photo est un moyen de communication, il faut le mettre en valeur». Il est a noter que des ateliers de formation consacrés aux techniques de nettoyage des appareils photo, à la vidéo-cinéma, à la prise de photos (adultes et enfants) et à l’impression des photographies professionnelles, sont prévus en marge de l’exposition qui est ouverte au grand public tous les jours et ce, afin de lui permettre de découvrir des œuvres qui demeurent des témoins privilégiés de notre vie.
Kafia Ait Allouache

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