jeudi 20 septembre 2018 12:43:24

Benbouzid à Mascara et Naâma : “Le bac est un sujet de fierté pour notre pays”

Il s’est enquis des conditions de travail des candidats au bac dans sa version 2012, sur le déroulement général de cet examen à tout point de vu

PUBLIE LE : 05-06-2012 | 0:00
Ph. Nacéra I.

Le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a inspecté hier différents centres d’examen dans les wilayas de Mascara et de Naâma. Il s’est enquis des conditions de travail des candidats au bac dans sa version 2012, sur le déroulement général de cet examen à tout point de vu

En entamant sa visite d’inspection dans la wilaya de Mascara, il a pu assister à l’ouverture du pli renfermant les deux sujets au choix dans l’épreuve de mathématiques (filière de sciences expérimentales). Bonne note est prise de la transparence de l’opération. Le ministre a prodigué des conseils utiles aux jeunes candidats. Il a constaté que les épreuves se poursuivent dans un climat de sérénité. C’est d’ailleurs un constat qui prévaut dans tous les centres d’examen du territoire national, déclare le premier responsable du secteur.
Cela étant, sa visite dans la wilaya de Mascara n’est pas le fruit du hasard. Le ministre a tenu à transmettre un message, celui de l’encouragement à l’effort, au mérite et à la persévérance. Et, à ce titre, la wilaya de Mascara a de quoi être fière, car ses résultats méritoires l’installent aux premières loges en termes de réussite au bac, mais aussi au BEM. Le ministre donne, par conséquent, un satisfecit à tous ceux qui veillent à agir en permanence pour que cette wilaya persiste dans ses bonnes performances scolaires. M. Boubekeur Benbouzid a tenu à féliciter tous les enseignants, les cadres et les travailleurs du secteur. Le ministre de l’Éducation nationale a rappelé que la wilaya de Mascara compte plus de 40 lycées. En septembre prochain, elle va se renforcer avec sept autres établissements du secondaire. C’est un chiffre supérieur à celui d’Alger qui n’en réceptionnera en septembre que deux lycées. 
La perche est tendue au ministre qui se saisit de l’occasion pour évoquer les efforts de l’État dans le domaine de l’éducation des jeunes. L’Algérie compte, aujourd’hui, deux mille lycées. Il n’y a aucune comparaison avec la situation héritée au lendemain de l’indépendance. Le ministre rappelle aussi que son souci verse également dans la qualité de l’enseignement prodigué. Il cite un chiffre. En 1999 et en 2000, on ne comptait que 17 mentions «très bien» au bac. L’année passée, il a été enregistré 5.000 mentions «très bien».
Boubekeur Benbouzid met l’accent sur l’effort de scolarisation de notre pays. Il annonce un taux de 98,5% à l’échelle nationale. La wilaya de Mascara totalise 100% de taux de scolarité. Le ministre de l’Éducaiton nationale, pour mieux affirmer l’attention des pouvoirs publics portée à l’égard du secteur, annonce la création de 15.000 postes budgétaires.
Dans la wilaya de Naâma, seconde étape de sa tournée d’inspection, M. Benbouzid a visité, dans la commune de Mecheria, un centre de recueil des copies d’examen, un centre de correction et un autre d’examen au lycée des frères Azzouzi. Pour rappel, un budget de 228 milliards de centimes est consacré à cette session, 130.000 enseignants sont mobilisés, dont 90.000 pour la surveillance, 40.000 pour la correction, répartis à travers 1.854 centres.
C’est ce qui fait dire au ministre que le baccalauréat est un sujet de fierté pour notre pays.
A. Bouraïb


“Aider les élèves
nécessiteux”


l M. Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Éducation nationale, a assisté hier au déroulement des épreuves de l’examen du bac dans plusieurs centres d’examen, aussi bien à Ghriss qu’à Mascara. Le responsable du secteur s’est d’ailleurs dit impressionné par les taux de réussite enregistrés par les wilayas de Mascara et d’El-Bayadh, et qui figurent dans le peloton de tête au niveau national. Bon nombre de députés de la wilaya toute appartenance politique confondue étaient présents lors de cette visite. Le ministre s’est par ailleurs engagé à aider les enfants nécessiteux. Mascara aura 50 lycées l’année prochaine, 40 sont fonctionnels, 7 seront réceptionnés et 3 autres sont en cours de réalisation. Si le taux de solarisation sur la plan national est de 98%, il est de l’ordre de100% à Mascara.
A. GHOMCHI


Concours en juillet pour recruter 15.000
fonctionnaires au profit du secteur de l’Éducation


lLe ministre de l’Éducation nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a annoncé, hier à Mascara, le lancement en juillet prochain de concours pour le recrutement de 15.000 fonctionnaires au profit du secteur. M. Benbouzid a indiqué que l’État a octroyé au ministère toutes les facilités pour recruter les effectifs entre enseignants, fonctionnaires toutes catégories, pour combler le déficit relevé. Ces 15.000 nouveaux postes budgétaires dont a besoin le secteur s’ajouteront aux 45.000 postes ouverts l’an dernier et qui sont «complètement occupés».


Les élèves concourent…
Les parents ont le trac


Sommeil difficile, nerfs en pelote, ils attendent, d’ores et déjà, la proclamation officielle des résultats, prévue pour le 2 juillet prochain,
comme une délivrance

Pour satisfaire leur progéniture, ils ne lésinent pas sur les efforts ni les moyens, surtout lorsqu’il du bac. Nombreux se sont montrés angoissés, inquiets. Pourtant, leurs enfants parviennent à gérer une angoisse somme toute normale. «Parfois, j’ai des crampes d’estomac rien qu’à l’idée que mon fils pourrait échouer à cet examen, je ne sais pour quelle raison.» Aâmi Hocine, forgeron, rencontré hier à Ferhat-Boussaâd, est apparemment plus stressé que son fils. Néanmoins, ce scepticisme prématuré risque de perturber le cadet de la famille Walid, pourtant bon élève. Le jeunot a beau tenter de faire changer d’avis à son papa et de le convaincre de son succès, en vain. «C’est plus fort que moi, le trac me ronge depuis quelques jours déjà», lâche le père.
Si l’angoisse des candidats les pousse à travailler davantage, celle des parents peut être une raison de l’échec. Unanimes, les psychologues appellent à considérer le bac pour ce qu'il est réellement. «Il s'agit seulement de le prendre à sa juste mesure : un examen de passage à des études supérieures. Ne pas le banaliser ni le dramatiser. Le niveau d’instruction des parents est souvent révélateur», indiquent les spécialistes qui précisent : «Le fait est que les intellectuels arrivent, souvent, à dépasser leur rôle parental pour endosser celui de psychologue si besoin est.» Abdelkader, médecin généraliste, voit déjà venir le succès de son fils, pourtant tout juste moyen.

Lalla Fatma et l’échec
de son fils Atef


Ce n’est pas pareil pour tous. Non instruits, d’autres parents, en dépit de moult épreuves vécues, culpabilisent et fondent parfois en larmes, craignant l’échec de leurs enfants. Comme s’il s’agissait d’une fatalité. L’exemple de aâmi Hocine n’est, finalement, que la partie visible de l’iceberg. Comme lui, Lalla Fatma, femme au foyer, a des remords en dépit des années qui passent.  Elle relate péniblement l’échec de son fils Atef. Raison ? «J’en suis responsable car dès le premier jour du bac de l’an dernier, et par crainte de l’échec, je pleure devant lui, je lui fait des remarques fortuites, ce qui l’a fortement perturbé», dit-elle. Triste ironie du sort. Une peur de l’échec peut s’avérer fatale, car elle conduit à l’échec lui-même.
Dans leur quête effrénée la performance, les parents d'aujourd'hui ont vite fait d'oublier l'évolution psycho-affective de leurs enfants. C'est elle qui déterminera le moment, la façon et l'intensité avec lesquelles l'enfant doit être stimulé. «Les parents se trompent d'objectif», estime le psychologue scolaire Adlani Aïssam. «Ils pensent que la réussite scolaire est fonction de l'intellect, alors que celui-ci n'est qu'un outil parmi d'autres.»
L’équilibre psychique du candidat est en jeu. Aussi, que ce soit le bac ou d’autres diplômes, les parents doivent être des supporters pour leurs enfants afin de leur donner de la confiance en leurs capacités. Dans des épreuves comme le bac, «certains parents en font trop et d’autres pas assez», estime là aussi M. Aïssam. Que faire alors ? le psychologue Adlani affirme qu’«avant l’épreuve, il faut que les parents évitent de faire au candidat des remarques sur sa manière de travailler, car il sait parfaitement ce qu’il doit faire pour préparer son bac tout au long de l’année. Et surtout, il ne faut pas se mettre à la place de son enfant, car c’est lui le candidat et c’est lui seul qui sera face à sa copie». Et d’ajouter qu’à la fin de l’examen, les questions du genre : «Qu’est-ce que tu as mis dans ta copie ?» doivent être bannies. Ce type d’interrogations, précise-t-il, «ne servirait qu’à augmenter son stress en suscitant chez lui les doutes d’avoir mal fait».
Être père ou mère de postulants au baccalauréat se vit réellement comme une épreuve. Sommeil difficile, nerfs en pelote, les parents attendent, d’ores et déjà, la proclamation officielle des résultats, prévue pour le 2 juillet prochain, comme une délivrance. Croisons les doigts.
Fouad IRNATENE


2e jour du Bac à Annaba
Ambiance sereine

Au deuxième jour des épreuves du bac,  l’ambiance aux alentours des centres d’examen est à la sérénité. Les rumeurs et autres bobards ayant circulé la veille du jour J quant à la fuite des sujets relèvent déjà du domaine des mauvais souvenirs. Au sortir de l’épreuve de mathématiques  et après trois heures de labeur, Sarah est maintenant convaincue du sérieux entourant l’examen, elle qui le passe pour la première fois et qui n’a pas voulu céder aux appels de ses nombreuses amies qui lui ont proposé aimablement les sujets de langue arabe et d’éducation islamique. Elle trouve les sujets de mathématiques «laborieux, un peu longs, mais pas inabordables pour tous les élèves qui ont régulièrement travaillé au courant de l’année». Dimanche, à l’instar de leurs camarades d’autres wilayas, ils étaient  quelque 11.657 candidats à rejoindre les 46 centres d’examen  qui les ont accueillis dans les meilleures conditions. Dans tous les centres d’examen, tout était fin prêt pour recevoir les candidats. C’est que l’administration a mis les bouchées doubles pour assurer la meilleure couverture possible dans tous ses segments organisationnels et sécuritaires. Au lycée El-Moukaouama, où a eu cette année le coup d’envoi officiel donné par les autorités locales, les candidats se disent satisfaits des conditions de déroulement du baccalauréat. Les services de sécurité veillent au grain. Les véhicules stationnés aux abords des centres d’examen ne  sont pas admis pour des raisons de sécurité, mais aussi pour fluidifier la circulation qui risque de faire des exclus. Les  première épreuves pour la filière sciences expérimentales, la langue arabe la matinée et l’éducation islamique. «Les sujets sont abordables pour celui qui a bien révisé», estiment la plupart des candidats approchés à la sortie du lycée.
S. L.


Médéa
983 absences enregistrées parmi les candidats


La direction de l’éducation de la wilaya de Médéa a enregistré dimanche l’absence de 983 candidats, dont 905 candidats libres, au premier jour de l’examen du baccalauréat, a-t-on appris hier auprès de la cellule de communication de cette direction. Ces absences représentent un taux de 7,02% enregistré au niveau des 35 centres d’examen ouverts à cet effet à travers la wilaya, a indiqué la même source, précisant que le taux d'absences parmi les candidats libres s’élève à 24% sur un effectif de 3.666 candidats inscrits pour cette session. Les défections parmi les candidats scolarisés, à savoir 78, représentent, quant à elles, un taux d’absence "très infime" de l’ordre de 0,23% pour un nombre de candidats inscrits estimé à 9.492, a-t-on ajouté de même source. Cet important examen a vu la mobilisation, a-t-on indiqué, de 3.046 encadreurs, soit une moyenne de 3 à 5 surveillants par classe, outre la réquisition de 300 surveillances supplémentaires pour pallier les éventuelles absences parmi l’effectif d’encadrement.

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