mercredi 14 novembre 2018 17:27:04

M. Benbouzid a donné le coup d’envoi à partir de Biskra : “La fuite des sujets est impossible”

C’est à partir du lycée Saïd-Ben Chaib de Biskra et sous une chaleur étouffante que le ministre de l’Education nationale a donné, hier, le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat pour l’année 2012.

PUBLIE LE : 04-06-2012 | 0:00
D.R

De nos envoyés à Biskra
Fouad Irnatène et Nacéra Ikessoulène


C’est à partir du lycée  Saïd-Ben Chaib de Biskra et sous une chaleur  étouffante  que le ministre de l’Education nationale a donné, hier, le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat  pour l’année 2012. De prime abord, Boubeker Benbouzid a déclaré aux journalistes présents que «le baccalauréat algérien est parmi les meilleurs au monde. Une performance acquise grâce entre autres, aux efforts soutenus des candidats.»
Le ministre a signalé que, contrairement aux candidats issus de pays comme la Tunisie, le Maroc ou encore la France qui adoptent toujours le rachat, les postulants algériens n’obtiennent ce sésame qui leur ouvre les portes de l’université qu’«en cas d’obtention de bonnes notes lors de cet examen final». Une situation qui lui fera dire que, «dans notre pays, le temps du rachat est  révolu depuis plusieurs années déjà».
Après avoir visité les différentes salles de l’établissement et écouté les explications de plusieurs responsables, M. Benbouzid à assisté à l’ouverture du pli contenant les sujets de littérature arabe, étant la première matière d’examen pour les candidats en Langues étrangères. Les candidats, 187 filles et 104 garçons, sont globalement confiants.
Décontractés, une dizaine d’entre eux parlent encore de la sélection nationale du football et l’exploit réussi face à son adversaire rwandais. «Je ferai tout pour réussir, entamer en fanfare mon cursus universitaire et, surtout, satisfaire mes parents qui se sont tant sacrifiés pour moi», relate, toute confiante, Hayet qui passera pour la première fois son bac. Aux candidats, le ministre a demandé de la patience. Avant la récréation matinale, tout est fin prêt au technicum suscité. Gendarmes, policiers, éléments de la Sureté nationale et de la Protection civile, psychologues sont au rendez-vous et affirment, unanimes, leur détermination d’aller jusqu’au bout de leur mission pour le bon déroulement des examens. Le choix de la wilaya de Biskra, précise le ministre, «n’est pas fortuit». L’objectif, selon lui, est double : «Biskra est une région particulière de l’Algérie, et bien qu’elle ait été dotée de tous les moyens matériels et humains,  ses résultats en matière de réussite à cet examen, sont en dessous de la moyenne», a souligné M. Benbouzid, précisant dans la foulée que toute une logistique a été mise en place pour cette rentrée 2011-2012,   afin de réaliser de meilleurs résultats que ceux obtenus lors des sessions précédentes.» En effet, pour ne citer que ceux-là, 18 établissements secondaires sont en cours de réalisation dans cette immense wilaya.
Dans ce contexte, le ministre a instruit les différents responsables pour que tous ces lycées soient fins prêts avant 2014. A l’échelle nationale, l’Etat va livrer 500 lycées avant la fin du quinquennat actuel et autant de CEM.
Le ministre a rassuré que  «l’on fera face à la demande quelque soit son ampleur.» Dans la foulée, M. Benbouzid rappelle le saut quantitatif et qualitatif qu’a connu l’ensemble des wilayas dans le secteur de l’éducation nationale.  Par ailleurs, il convient de précser que M. Benbouzid a également visité le lycée Bousbiat-Mohamed, constitué de 18 salles, au sein duquel ont examiné 270 candidats dont 166 filles. Le ministre a insisté sur la bonne prise en charge des encadreurs et observateurs, d’ailleurs, il a demandé le renfort des surveillants. «Chaque établissement doit avoir 10 enseignants surveillants en plus», recommande-t-il.   Quant au taux de réussite pour le bac de cette année, le ministre répond : «je ne peux rien prédire avant les résultats». Sur un autre chapitre, M. Boubeker Benbouzid a évoqué avec les journalistes, le peu d’intérêt des candidats quant à la filière mathématiques, puisque celle-ci ne comptabilise que 2 % d’inscrits.   Interrogé  sur cette carence, il affirme que «le problème est mondial». Et d’annoncer l’ouverture d’un lycée national spécialisé en Maths. « Ce sernt les meilleurs élèves qui y étudieront et ce sont les notes du BEM qui seront prises en considération, pas celle obtenues au cours de l’année», précise le ministre.  
S’adressant aux journalistes, le ministre de l’Education a tenu à rappeler «le fait qu’un projet de loi spécifique au secteur de l’éducation nationale, auquel ont participé tous les syndicats, est porteur de bonnes nouvelles et surprises, d’un côté, et de l’autre, nous permet d’être fiers».
Sur sa lancée, le ministre n’a pas omis de souligner que l’année 2012,  a été marquée par l’ouverture d’un dialogue tous azimuts dans les différents corps de son département «ce qui a permis de résoudre de nombreux problèmes soumis par les enseignants et l’ensemble des travailleurs».  
F. I.


“La fuite des sujets est impossible”

lLe ministre de l'Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a assuré hier qu’à la faveur de la «rigueur des mesures» prises par son département les fuites des sujets du baccalauréat, de même que les erreurs, sont «impossibles». S’exprimant au cours d’une conférence de presse, le ministre, qui répondait à une question liée à une «rumeur de fuites de sujets du baccalauréat», a affirmé que ce type de fuites était «impossible» grâce aux dispositions arrêtées pour la protection des documents du baccalauréat. Saluant les efforts des différents corps de sécurité, dont la Gendarmerie nationale, la Sûreté nationale et l'Armée nationale populaire qui «assurent la couverture sécuritaire de l'opération», M. Benbouzid a expliqué les faibles résultats obtenus dans nombre de wilayas par «la démission des familles des candidats» et «l’absence de suivi du parcours scolaire de leurs enfants». Il a encore souligné dans ce contexte que les taux élevés de réussite relevés dans certaines wilayas comme Tizi-Ouzou ont pour «seul secret la coopération fructueuse entre les différentes parties à charge de l'opération pédagogique, à savoir le corps enseignant, les gestionnaires des établissements et les parents d'élèves».
 

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