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établissements pénitentiaires : 2.301 détenus candidats

Le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat session 2012 a été donné, hier, à huit heures, à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach par M. Mokhtar Felioune, directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion

PUBLIE LE : 04-06-2012 | 0:00
D.R

Le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat session 2012 a été donné, hier, à huit heures, à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach par M. Mokhtar Felioune, directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion
 
Dans le cadre de la concrétisation de la politique de réinsertion sociale des détenus, 2.301 détenus dont 49 femmes ont pu prendre part, hier, à l’examen du baccalauréat.
Néanmoins, la participation à ces épreuves s’est déroulée dans 34 établissements pénitentiaires convertis en centres d’examen par l’office national des examens et concours. Le nombre de détenus qui bénéficient de l’enseignement général, tous paliers confondus, augmente d’année en année ce qui atteste du succès de la politique de réforme des prisons adoptée par le ministère de la justice. «Nous avons enregistré  400 candidats de plus, par rapport à l’année précédente», a déclaré M. Felioune à El Moudjahid expliquant que «cette augmentation est due en raison de l’accroissement du nombre de détenus scolarisés». Pour mieux préparer les examens du bac et du BEM dans les meilleures conditions, le directeur général de l’administration des prisons et de la réinsertion a affirmé que «le ministre de la Justice a œuvré pour aider les candidats, par le renforcement des enseignants relevant du ministère de l’Education nationale, et d’autres bénévoles dont des enseignants à la retraite, précisément dans les matières principales», a-t-il développé.
Selon lui, le taux de réussite au baccalauréat devrait augmenter par rapport aux années précédentes, compte tenu de l’amélioration des conditions de préparation à cet examen. Cette année, les livres étaient disponibles en nombre suffisant dans  toutes les spécialités, ce qui a permis aux candidats de bien se préparer, a-t-précisé. Le premier responsable des établissements pénitentiaires a témoigné que l’administration pénitentiaire «a organisé des séances de relaxation au profit des candidats sur proposition de l’Organisation nationale des associations pour la sauvegarde de la jeunesse». M. Felioune a noté que 2.121 candidats passent les examens dans la filière des lettres et de la philosophie, 105 en sciences expérimentales, 51 en gestion, 13 en langues, 9 candidats en mathématiques et deux seulement en techniques mathématiques.
«Dans leur majorité, les candidats optent pour les filières littéraires qui requièrent un encadrement moins important que celui des filières mathématiques et scientifiques», a-t-il dit. Rencontré sur place, un des candidats qui se préparait à répondre aux premières questions de littérature arabe, a déclaré «qu’il n’aspire qu’à une chose, celle d’obtenir le bac et de faire des études en droit, je rêve de dire à mes amis qui m’appelleraient au téléphone : je ne suis pas disponible, j’ai un TD à la fac», s’est-il exprimé, tout en ajoutant que «cet examen est la meilleure chance qui m’ait été offerte pour ma réinsertion dans la société ».
De son côté Mme Adriane Saliha, présidente du centre de l’examen du baccalauréat a noté que «le centre pénitentiaire d’El Harrach compte 93 candidats qui passent les épreuves du baccalauréat sur les 114 inscrits, dont 4 filles.
Deux d’entre elles ont été libérés et passent actuellement leur baccalauréat dans d’autres institutions. Pour ceux qui sont là, les candidats sont répartis dans quatre salles» a précise-t-elle.
Sihem Oubraham


Les détenus lauréats du bac et du BEM bénéficieront de la grâce présidentielle conditionnelle

l«Les diplômes obtenus par les détenus ne diffèrent pas de ceux obtenus à l’extérieur des prisons et ne mentionnent pas que le lauréat était détenu en prison» a souligné M. Mokhtar Felioune, directeur général de l’administration des prisons et de la réinsertion. Il a expliqué dans ce contexte que les détenus lauréats du baccalauréat ou du Brevet de l’enseignement moyen (BEM) «peuvent bénéficier de plusieurs avantages dont la grâce présidentielle conditionnelle», dit-il. Une grâce «qui pourrait être intégrale ou partielle, ou une réduction de peine». M. Felioune a par ailleurs expliqué que certains peuvent bénéficier de la semi-liberté ou de la liberté conditionnelle, conformément à la loi sur l’organisation des prisons et la réinsertion sociale des détenus promulguée en 2005. À l’instar des diplômes de la formation professionnelle qui sont signés par le directeur du centre le plus proche, «ces diplômes seront signés par le directeur du CEM ou du lycée le plus proche de l’établissement pénitentiaire », a expliqué M. Felioune. Il a affirmé que l’Algérie compte 132 établissements pénitentiaires «qui accueillent près de 57.000 détenus, sachant que la capacité de près d’une cinquantaine de prisons ne dépasse pas  les 70 détenus», a-t-il déclaré.
S. O.

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