jeudi 17 janvier 2019 21:23:10

Ouverture de la 25e édition de la Conférence mondiale du gaz en Malaisie

Sonatrach veut optimiser sa présence

PUBLIE LE : 04-06-2012 | 0:00
D.R

Le groupe Sonatrach, qui participe du 4 au 8 juin à la 25e Conférence mondiale du gaz (WGC) à Kuala Lumpur (Malaisie), veut optimiser sa présence à cet événement, considéré comme le plus important  forum de l’industrie gazière au monde. `

Pour assurer un plein succès à la participation de l’Algérie aux deux  événements qui composent ce rendez-vous majeur, à savoir la Conférence et l’exposition qui va se tenir en parallèle, le groupe algérien a opté pour un sponsoring de  niveau "platinum". Ce sponsoring lui accorde, entre autres, une insertion d’une page gratuite sur le catalogue du programme final de la conférence avec une visibilité du nom et du logo de Sonatrach sur la première et la dernière pages du programme,  ainsi que sur le catalogue de l’exposition. Il offre aussi à Sonatrach une présence de son logo sur le site web du WGC 2012. Le groupe a aussi prévu des supports de communications en français et en  anglais, des documents contenant des chiffres et des données actualisés sur  l’industrie gazière en Algérie et sur le groupe lui- même. Suivant le standing que lui procure son statut du premier groupe énergétique africain et de pionnier de l’industrie gazière, Sonatrach va exposer aux côtés des majors pétroliers et gaziers. Son stand de 154 m2, situé à proximité de ceux des grandes compagnies énergétiques au monde, a été choisi pour valoriser sa participation à cette conférence. Il sera aussi animé par des supports visuels. Sonatrach a aussi pris en charge de sponsoriser un dîner officiel, organisé sous le signe de la célébration du 50e anniversaire de l’indépendance nationale et auquel seront conviés plus de 150 personnes parmi les délégués participant au WGC, les représentants diplomatiques et la communauté algérienne en Malaisie. Par ailleurs, le PDG de Sonatrach, M. Mohamed Zerguine, participera le 6 juin, dans le cadre des panels stratégiques, prévus lors de cette conférence, à une  session sur l’impact des facteurs géopolitiques sur le développement des marchés  gaziers. M. Zerguine animera ce panel avec M. Mohamed Mahatir, l’ancien Premier ministre malaisien, M. Marcel Kramer, PDG de Royal Dutch Gas Association, et Mme Melody Meyer, présidente de la compagnie américaine Chevron pour l’Asie Pacifique.
 


Plus de 470 entreprises nationales présentes à la FIA
En quête de partenariats et d'investissements

La Foire internationale d’Alger est, chaque année, le principal rendez-vous économique d’Algérie. Elle se veut une manifestation incontournable pour les professionnels, mais aussi pour les entreprises algériennes en quête de partenariats et de nouveaux marchés. Les 470 entreprises algériennes présentes à cette occasion, la plupart issues du secteur privé, tenteront de décrocher des contrats de partenariat et, probablement, de conclure des accords d'investissement avec des firmes étrangères. On y compte des entreprises représentant plusieurs secteurs de production, et dont la participation vise surtout à faire connaître davantage leurs produits et tenter de franchir le pas de l’export. C’est d’ailleurs l’ambition que nourrit M. Saïd Abed, représentant d’un groupe privé spécialisé dans la distribution et l’installation des équipements hydrauliques. Cette entreprise implantée à Biskra active également dans le domaine agricole, notamment la production des dattes. «Nous avons une agriculture qui s’étale sur 600 ha, pour la production et l’exportation des maraîchers et des dattes. À travers cette foire, nous ambitionnons de développer davantage nos exportations», explique M. Abed. Cette entité privée souhaite également, selon son représentant, participer à l’édification des grands ouvrages hydrauliques initiés dans le cadre du programme du Président de la République. «Actuellement, nous participons à la réalisation d’une dizaine de stations de pompage dans différentes wilayas. A travers notre participation aux différentes foires et expositions, nous voulons améliorer notre réseau de distribution, mais aussi d’écouter nos clients et surtout satisfaire leurs exigences.»
Une société spécialisée dans la production des tapis algériens, implantée à Oran, produit également des couvertures. «Nous avons pris contact avec des opérateurs représentant plusieurs pays. Mais nous ambitionnons de satisfaire d’abord le marché algérien, et pourquoi pas décrocher des parts sur les marchés arabes et africains», a indiqué, M. Djelouat, représentant de cette entreprise. M. Djelouat a déploré  la concurrence déloyale et la contrefaçon qui gangrènent les étalages de nos marchés. ENAVA, une entreprise nationale spécialisée dans la fabrication de produits d'emballage et le conditionnement en verre destiné aux produits agroalimentaires, tient chaque année à être présente à la FIA. «Notre objectif est de conquérir davantage de clientèle, d'accroître nos parts de marché local, mais aussi de prospecter des perspectives d'exportation», a fait savoir son responsable commercial. Le groupe Hasnaoui, entreprise principalement de réalisation de logements, est en train de diversifier ses activités. Elle a conclu récemment un partenariat avec l’entreprise italienne Techna Chem pour la production d’adjuvants pour béton, selon son PDG M. Brahim Hasnaoui. Le groupe vise, à travers sa participation à cette foire, décrocher de nouveaux partenariats basés sur un transfert de savoir-faire. Le groupe produit dans ses centrales 1.000 mètres cubes/jour de béton.
L’entreprise Câblerie électriques d'Alger ambitionne, quant à elle, satisfaire la demande nationale qui reste le premier  objectif de la société. «Nous avons déjà exporté nos produits à l'Irak, au Liban et au Sénégal, mais notre premier objectif est de satisfaire le marché national», indique le représentant de cette entreprise qui produit annuellement 30.000 tonnes de câbles en cuivre et  120.000 câbles nus.  
Salima Ettouahria


À la suite des mauvais indicateurs américains
Vent de panique sur les marchés boursiers

Les marchés boursiers mondiaux ont cloturé vendredi en proie à de vives inquiétudes suite à la publication de mauvais indicateurs  aux États-Unis, ravivant les craintes d'une récession qui dure. A la clôture, la Bourse de Francfort affichait une chute de 3,42%, la Bourse de Paris perdait 2,21% et Londres cédait 1,14%. La Bourse d'Athènes, épicentre de la crise dans la zone euro, a chuté elle de plus de 4%, entraînée  par la dégringolade des autres places européennes. Sur l'autre rive de l'Atlantique, Wall Street a connu sa pire séance de l'année, avec un plongeon de 2,22% du Dow Jones. L'indice vedette new-yorkais a ainsi effacé tous les gains réalisés en 2012, finissant à un niveau plus vu depuis le 30 décembre. L'euro a suivi la tendance, chutant sous la barre des 1,23 dollar, du jamais vu depuis début juillet 2010, avant de se reprendre légèrement, pour  s'échanger le soir à 1,2433 dollar. Le taux de chômage des Etats-Unis est remonté en mai pour la première fois en un an, pour s'établir à 8,2%, alors que les embauches progressaient à leur rythme le plus faible en douze mois. Les places européennes avaient déjà toutes pris un mauvais départ vendredi,  affectées par une accumulation de mauvaises statistiques en Europe alors que les interrogations sur l'avenir de la zone euro restent toujours aussi vives. L'activité du secteur manufacturier s'est ainsi fortement contractée  en mai dans la zone euro, retombant à son plus faible niveau depuis l'été 2009, et le taux de chômage dans la zone euro a atteint en avril le niveau record de 11%. A cela s'ajoutent des inquiétudes sur les économies émergentes, Chine en tête, qui commencent à souffrir de la récession en Europe. Idem en Inde où la croissance a sévèrement ralenti au dernier trimestre 2011-12, progressant de 5,3% sur un an, selon des données publiées jeudi, les plus faibles depuis près de dix ans.          
Le Brésil n'a pas fait mieux, annonçant vendredi un ralentissement de sa croissance plus important que prévu, avec un maigre 0,2% au premier trimestre par rapport au dernier trimestre 2011. Dans ce contexte morose, les chiffres du chômage américain sont venus confirmer, s'il en est encore besoin, le ralentissement de l'économie  mondiale. "Les États-Unis sont en train de subir les conséquences de la récession en Europe, tout comme la Chine et les pays émergents", précise Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.
Mais c'est surtout la crise qui n'en finit de s'aggraver dans la zone euro qui inquiète les investisseurs au plus haut point. Dans ce contexte, le marché se réfugiait vers les actifs considérés comme plus sûrs. Jamais les taux des emprunts allemands et français n'ont été aussi bas. En fin de journée, le rendement à 10 ans de l'obligation allemande de référence (Bund) reculait à 1,173% contre 1,199% la veille à la clôture. Le taux de l'obligation française de même échéance tombait à 2,254% contre 2,348% la veille. Des records depuis la création de la zone euro. Dans la foulée, les taux à 10 ans des bons du Trésor américain ont atteint un nouveau plus bas à 1,439% avant de finir à 1,467%, contre 1,560% à la clôture jeudi. A l'inverse, les taux à 10 ans espagnols restaient vendredi fermement  ancrés au-dessus de la barre des 6%. 


Pleins gaz pour la croissance mondiale

L’Union internationale du gaz (UIG) organise à partir d’aujourd’hui à Kuala Lumpur en Malaisie la 25e Conférence mondiale du gaz, un forum triennal qu’elle a initié depuis 1931 pour discuter de cette énergie, présentée aujourd’hui comme la clé de la croissance mondiale. C’est pour la deuxième fois seulement en 80 ans qu’un pays d’Asie obtient la présidence de L’UIG et avec elle le privilège d’accueillir l’événement mondial de premier plan de l’industrie gazière. Selon les organisateurs à Kuala Lumpur, le passage de la présidence  de l’Amérique du Sud à l’Asie traduit l’importance de ce continent, à la fois grand  producteur et consommateur du gaz. La 24e conférence s’est tenue  en 2009 à Buenos Aires en Argentine. Environ 5.000 professionnels de l’industrie gazière, dont des présidents de compagnies énergétiques et d’organisations et des ministres de l’Énergie, sont attendus à cette conférence qui se tient sous le thème "Gaz : soutenir  la croissance mondiale future". Ce thème retenu par la Malaisie, le hub gazier du Sud-Est asiatique d’où transite l’essentiel des gazoducs de ce continent, constituera le fondement du travail de l’UIG pour les trois prochaines années. Sécuriser l’approvisionnement en gaz et soutenir la demande en cette  énergie pour une croissance mondiale durable sont deux thèmes centraux sur lesquels vont intervenir près de 500 panélistes, dirigeants de compagnies énergétiques  et experts durant les cinq jours de la conférence. Des séances plénières de haut niveau, animées par des décideurs de l’industrie gazière mondiale, vont donner plus de qualité à ce forum triennal, organisé dans un contexte mondial marqué par un recours de plus en plus accru au gaz, après  le renoncement de quelques grands consommateurs à l’énergie nucléaire. Il ressort des prévisions de l’UIG, diffusées fin mai dernier, à la  veille de cette rencontre que le gaz naturel est sur le point d’entrer dans un âge d’or, pour peu que le monde sache exploiter au mieux ses ressources gazières non conventionnelles. L’expérience de l’Amérique du Nord en la matière a démontré qu’il était possible de développer économiquement les gaz de schiste, souligne l'UIG dans son rapport sur les prévisions mondiales du gaz. Si des pays se précipitent pour développer ces énergies, d’autres hésitent et même s’y opposent, acceptant de céder aux préoccupations du public qui refuse dans plusieurs pays comme la France de donner son quitus à de tels projets, préjudiciables à l’environnement. Le débat s’annonce chaud à cette conférence entre les partisans du développement du gaz non conventionnel et ses farouches opposants. L’UIG semble trancher cette question, en affirmant que l’industrie gazière doit obtenir ce "permis social d’exploiter" ces énergies alternatives, mais doit adopter en contrepartie de hautes normes de sécurité environnementale. Dans le cas contraire, où les impacts sociaux et environnementaux ne sont pas traités correctement, il y aura possibilité que l’opposition du public arrête les forages pour les gaz de schiste et d’autres types de gaz non conventionnels. L’industrie gazière doit gagner la confiance du public en démontrant une performance exemplaire, recommande l’Union dans son rapport annuel qui fait référence dans les milieux gaziers internationaux. L’UIG souligne, dans une autre étude intitulée "La voie vers une énergie future durable", diffusée dimanche à Kuala Lumpur, que le remplacement par le gaz d’une partie de la consommation mondiale en pétrole et en charbon aiderait à réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre. Ces émissions sont appelées à augmenter de 31 milliards de tonnes en 2010 à 53 milliards en 2050, si des mesures de baisse effective ne seront pas suivies rigoureusement par les grands pays pollueurs. En 2050, le monde aura besoin de réduire ses émissions de 12,6 milliards de tonnes pour se conformer avec les recommandations du panel intergouvernemental sur le changement climatique, conclut l'UIG.


 La BCE devrait opter pour le statut mercredi et différer à juillet une possible baisse de ses taux
Sous pression de l’escalade de la crise

La Banque centrale européenne (BCE), de nouveau  sous pression de l'escalade de la crise en zone euro, pourrait être tentée de baisser son principal taux directeur mercredi lors de la réunion de son conseil des gouverneurs, mais il est peu probable qu'elle le fasse, estiment la plupart  des économistes Après le répit observé en début d'année, la zone euro est en effet à nouveau au coeur de la tourmente. Sortie envisagée de la Grèce, méfiance des investisseurs,  économie et emploi en berne : la spirale négative est réenclenchée et avec elle les espoirs que la BCE, qui joue au pompier depuis le début de la crise financière en 2008, intervienne de nouveau, commentaient des analystes.      Annalisa Piazza, du courtier Newedge, estime qu'"il y a plus de 50% de chance que la BCE annonce une baisse de 25 points de base", à 0,75%. Avant d'ajouter que l'institution pourrait aussi choisir d'attendre juillet, pour des raisons de "tactique". Les effets bénéfiques d'une baisse de taux dès la réunion de juin, avancée à mercredi pour cause de jour férié le jeudi, pourraient bien être annihilés  par les incertitudes qui entourent les élections législatives grecques le 17  juin. Un avis partagé par Christian Schulz et Holger Schmieding de la banque Berenberg, qui jugent en outre que la BCE ne bougera pas tant que Berlin et Paris ne se  seront pas formellement mis d'accord sur un discours commun contre la crise. Ce qui ne saurait intervenir avant que les Français élisent leurs députés le 17 juin.      
Selon eux, le recul de la menace inflationniste en zone euro offre "davantage d'amplitude à la BCE pour stimuler l'économie", car même les +faucons+ en son sein, en particulier la Bundesbank, allergique à toute hausse des prix au-delà  du seuil plafond de 2% que la BCE doit faire respecter, "pourront admettre" une baisse de taux. Côté banques, le président de la BCE Mario Draghi a répété, ces dernières semaines, l'engagement de son institution à leur fournir les liquidités nécessaires. Mais un nouveau prêt sur trois ans, après ceux de décembre et février, ne semble  pour l'instant pas envisagé. M. Draghi a aussi rappelé jeudi aux responsables européens que la BCE, si elle peut pallier un marché inter-bancaire défaillant avec ses liquidités, n'a pas à s'occuper des problèmes de capitalisation de certains établissements bancaires de la région.
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions