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Ouverture à Alger du premier Congrès africain d’asthmologie, d’allergologie et d’immunologie clinique : Partager les expériences

Le Président Bouteflika : “Un nouveau jalon dans la coopération scientifique”

PUBLIE LE : 02-06-2012 | 23:00
Ph. Billel

Le premier Congrès africain d’asthmologie, d’allergologie et d’immunologie clinique s’est ouvert hier à Alger en présence du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière,        M. Djamel Ould Abbès. La rencontre, de trois jours, sera une occasion pour les pays africains ainsi qu’européens de partager leurs expériences dans le domaine de la prise en charge de ces maladies fréquentes, invalidantes et classées au quatrième rang des maladies recensées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a indiqué le président du Congrès, le professeur Habib Douagui. «Les nouvelles avancées diagnostiques et thérapeutiques dans la prise en charge de l’asthme et la rhinite allergique», «le diagnostic et la prévention des allergies alimentaires», «le diagnostic et la prévention des allergies professionnelles» figurent parmi la quarantaine de communications programmées lors de ce congrès. Parallèlement à cette rencontre, le 2e atelier africain de formation médicale continue en aller- gologie de 15 jours au profit des médecins africains venant notamment du Niger, Mali, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Burkina Faso est organisé au niveau de l’hôtel Sheraton où se tient le congrès. «Cette formation dans le domaine de l’allergologie est totalement prise en charge par l’Algérie», a précisé le Professeur Douagui.

Le Président Bouteflika : “Un nouveau jalon dans la coopération scientifique”

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a affirmé hier à Alger que le premier Congrès africain d’allergologie marque un «nouveau jalon» dans la coopération scientifique entre les différents pays d’Afrique et d’Europe. «Ce premier congrès africain d’allergologie marque un nouveau jalon dans la coopération scientifique entre les différents pays d’Afrique et d’Europe, grâce à l’échange des savoirs et des savoir-faire de nos pays respectifs et contribuera, j’en suis persuadé, à l’édification d’espaces de fraternité et de progrès», a souligné le Chef de l’Etat dans un message lu en son nom par le professeur Habib Douagui, président de la Société algérienne d’asthmologie, d’allergologie et d’immunologie clinique. Le Président de la République a soutenu qu’en organisant cette conférence internationale, l’Algérie entend affirmer, de nouveau, son «engagement» à participer à l’effort collectif de lutte contre les maladies allergiques et respiratoires chroniques et la protection de l’environnement. Le Président Bouteflika a relevé à cet égard qu’au cours de ces dernières décennies, l’allergologie a acquis dans le monde ses «lettres de noblesse», se réjouissant ainsi que cette spécialité soit enseignée dans la plupart des pays maghrébins. Le Chef de l’Etat s’est réjoui également du fait que l’Algérie abrite le deuxième atelier africain d’asthmologie, d’allergologie et d’immunologie clinique qui, a-t-il ajouté, va permettre la formation des médecins de pays frères et amis africains avec le concours et le soutien des sociétés d’allergologie européennes. Il a constaté, toutefois, que «malgré une plus grande mobilisation en faveur du secteur de la santé dans la plupart de nos pays africains, la situation sanitaire des populations demeure préoccupante car les ressources mobilisées sont encore insuffisantes pour répondre à l’ampleur des besoins dans le domaine des soins curatifs et de la prévention de toutes les maladies et en particulier des maladies respiratoires chroniques et des allergies, et celle de la protection de l’environnement». Relevant que les travaux du congrès d’Alger concerneront également le problème des changements climatiques, le Président de la République a souligné que «l’impact de ce phénomène sur des secteurs aussi sensibles du développement que la santé humaine mais aussi l’agriculture, les ressources en eau et les écosystèmes naturels, est déjà une réalité dans plusieurs régions du monde et en Afrique».
«Les effets de ce phénomène affectent de manière désastreuse la dynamique de développement», a déploré le Chef de l’Etat. Il a affirmé dans ce cadre que les dernières catas- trophes naturelles et leurs conséquences dramatiques sur l’environnement, sur l’homme et probablement sur sa survie, devraient conduire à la «mise en œuvre d’un partenariat international novateur et sincère, fondé sur les principes d’équité et de responsabilité partagée, en faveur de la protection de notre environnement et pour un développement durable à visage humain».
 

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