lundi 23 septembre 2019 07:49:05

USM El-Harrach : Un exemple de stabilité avec peu de moyens

S’il y a bien un club en Algérie qui donne un vrai exemple de professionnalisme en termes d’approche par rapport à la gestion de l’équipe dans son ensemble, c’est bien l’Union Sportive Médina El-Harrach

PUBLIE LE : 01-06-2012 | 23:00
D.R

S’il y a bien un club en Algérie qui donne un vrai exemple de professionnalisme en termes d’approche par rapport à la gestion de l’équipe dans son ensemble, c’est bien l’Union Sportive Médina El-Harrach 

En effet, sous la conduite de son président Mohamed Laïb, la direction du club adopte une politique des plus propices et qui fait de l’USMH, une exception dans le milieu de notre football. C’est pratiquement, l’un des rares clubs qui ne change pas d’entraîneur comme on change de veste ! Laïb a toujours tenu à son coach Boualem Charef, auquel il témoigne sa confiance, notamment dans les moments difficiles que peut traverser l’équipe durant son parcours de la saison. Il est vrai que Boualem Charef  fait partie de l’avis des connaisseurs des meilleurs techniciens du pays. Son approche du football est moderne. Il compose l’essentiel de son effectif avec de jeunes loups issus des jeunes catégories du club ou repérés dans des clubs de divisions inférieures. Il les fait travailler durement et intelligemment, il est intransigeant en termes de discipline, il leur inculque sa conception tactique basée sur l’homogénéité du collectif. Sa devise, tout un chacun à son importance mais personne n’est indispensable. Un autre facteur distingue aussi le club banlieusard par rapport à l’instabilité criante qui sévit dans la plupart de nos clubs. C’est le fait de la stabilité de l’effectif harrachi. En effet, à chaque intersaison depuis au moins 4 années à présent, le staff technique conduit par Charef, ne procède en coordination avec le président du club qu’au recrutement de quelques joueurs ciblés, qui répondent aux besoins de l’équipe relevés durant la saison d’avant. C’est Charef et seulement lui, qui décide de la venue ou de la libération de tel ou tel joueur. Ce qui est tout-à-fait logique. La démarche suivie est des plus propices car après tout, c’est lui le coach, c’est lui qui compose et prépare son équipe. Il connait ses besoins, ses atouts, ses insuffisances. Cette façon de faire, qui ne diffère pas de ce qui se passe dans les grands clubs d’outre-mer permet à l’USMH de développer un football plaisant, avec un bon fond de jeu et une organisation tactique bien travaillée à l’entrainement. Aussi, sans débourser des sommes colossales ou astronomiques comme le font certains dirigeants de clubs, sans pour autant réaliser de grandes performances. Ainsi, fidèles à leur politique, il ne faudra pas s’attendre à de grands chamboulements à l’USMH durant cette intersaison. D’ailleurs, Charef  ne compte renforcer son groupe que part 3 voir 4 éléments nouveaux au maximum. Ainsi, sur le plan du recrutement, seuls Boumechra (USMA) et Benattia (MCO) sont les joueurs ciblés évoluant en Ligue 1. Si pour le premier, il s’agira d’un simple retour après une saison morose passée à l’USMA, le second pour sa part, constitue l’une des priorités d’El-Harrach. Aux dernières nouvelles, les pourparlers avec eux sont en bonne voie.
Charef est intéressé par les services du libéro de l’ASMO Arslène Mazari. Laïb s’est même déplacé à Oran pour le convaincre d’opter pour l’USMH. Il faut savoir que ce joueur dont le poste de prédilection était au départ celui de milieu de terrain offensif, a déjà évolué deux saisons durant à l’USMH, mais étant très jeune et manquant d’expérience, il n’a pu s’imposer ni avoir la chance de jouer d’ailleurs. Pour lui permettre de gagner en compétition et d’évoluer, alors même qu’il était sous contrat encore avec El-Harrach, le club a préféré le libéré gratuitement pour l’ASMO et depuis, il a été reconverti en défenseur central. Il a joué durant ces deux saisons passées au club de M’dina Jdida où il s’est d’ailleurs distingué. D’où l’intérêt que lui porte l’USMH qui veut le récupérer car doté de qualités certaines. Un ou deux autres jeunes joueurs pourraient compléter la liste des nouvelles recrues, mais l’on ignore pour l’instant de qui il s’agit. Par ailleurs, Laïb est en train de convaincre les cadres de l’équipe en fin de contrat de renouveler. Les Hendou, Ziane-Chérif et autres sont, dit-on côté direction du club, favorables à poursuivre le chemin sous les couleurs Jaune et Noire. Côté joueurs à libérer, rien n’est encore officiel pour le moment, on attend le retour de Charef de la Mecque ces jours-ci. Même si Griche, Aïssaoui et Layati sont annoncés partants, du fait que Laïb ne leur a pas proposé un renouvellement de contrat. Charef préfère par exemple le jeune Tattem engagé par l’USMH pour une prime de signature raisonnable alors que l’USMA s’en est séparé, à Aïssaoui qui a été recruté au prix fort (1 milliard de centimes). D’ailleurs, c’est le transfuge de l’USMA qui a gommé ce dernier en gagnant sa place de titulaire. D’autre part, après le départ de Doukha qui rejoindra vraisemblablement l’ESS, avec laquelle il est en contact avancé, El-Harrach misera sur son second gardien Limane, dont la doublure sera le jeune portier Boukacem engagé la saison passée alors qu’il évoluait à l’USMB. Le club n’engagera donc pas un nouveau gardien de but. Pour le cas Legraâ qui est sur le point de signer à l’ESS, les dirigeants tentent de le convaincre de rester. Si le joueur n’y trouve pas d’inconvénient, il leur a néanmoins demandé de s’aligner sur l’offre de l’Entente pour prolonger. Statuquo pour le moment. Les discussions sont en cours. La reprise de l’entrainement devrait s’effectuer dès le 15 juin prochain selon nos informations. Le lieu du stage n’a pas encore été tranché. Enfin, Laïb et Charef ont convenu que l’USMH jouera les premiers rôles lors du prochain exercice, car l’équipe est en train d’arriver à maturité. La cohésion est bien-là du fait que les joueurs se connaissent et évoluent ensemble depuis un bon moment déjà. L’ossature de l’équipe demeure pratiquement la même avec un renforcement et des changements progressifs. Cela est fait pour réjouir les inconditionnels Harrachis qui ne jurent que par leur « Borussia » local. Avec peu de moyens, mais une gestion rigoureuse, l’USMH montre que même s’il est le nerf de la guerre, l’argent n’est pas garant de réussite en l’absence d’une politique pragmatique.
Mohamed-Amine Azzouz

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