lundi 25 mai 2020 19:19:42

Festival culturel européen : À la découverte de la musique hongroise

Un tour d'horizon des musiques traditionnelles des pays d'Europe de l'Est a été proposé au public d'Alger lors d'un concert animé jeudi par le quintet hongrois «Besh O Drom» dans le cadre du treizième festival culturel européen d'Alger.

PUBLIE LE : 27-05-2012 | 0:00
D.R

Un tour d'horizon des musiques traditionnelles des  pays d'Europe de l'Est a été proposé au public d'Alger lors d'un concert animé  jeudi par le quintet hongrois «Besh O Drom» dans le cadre du treizième festival  culturel européen d'Alger. La découverte culturelle et musicale, volet important dans le programme  de festival culturel européen, qui depuis sa première édition en 2000, offre au public et aux artistes algériens l'occasion d'élargir leurs connaissances  musicales et créer de nouvelles possibilités de rapprochement et de coopération  culturelle. Souvent assimilée à la musique « tzigane », la musique hongroise s'est  développée grâce aux influences orales venues d'Asie et de Turquie et à l'importation  de la musique classique occidentale. Composé de Lili Kaszai au chant, Attila Herr à la basse, Attila Sidoo  à la guitare, Peter Somos à la batterie et du virtuose des instruments à vent  Gergo Barcza, le quintet interprète devant une salle comble un répertoire de chansons enracinées dans la tradition de plusieurs régions hongroises et  de quelques pays de la région comme la Bulgarie et la Roumanie. Le public algérois a beaucoup apprécié la découverte « d'une musique  venue d'un pays lointain, dont il ignore tout, mais qui s'est révélé musicalement  très proche de la culture et des goûts des algériens », estiment certains spectateurs  qui assimilent très vite les rythmes tziganes à ceux de certaines musiques algériennes  et orientales. Généralement très rythmée, la musique de « Besh O Drom» se construit  autour du jeu de Gergo Barcza qui alterne ney, saxophone, flûtes et le kaval  (flûte traditionnelle des Balkans) pour accompagner la voix tzigane très puissante  de Lili Kaszai. Le groupe a fait voyager son public à travers la musique hongroise  en passant par la Macédoine, la Roumanie et la Bulgarie sans que la langue ne  soit un handicap à l'harmonie et l'interactivité que le saxophoniste a qualifié  «d'intense», puisque le public a très vite «capté les vibrations et l'âme de  la musique hongroise sans s'encombrer de la langue». La treizième édition du festival culturel européen qui se tient depuis  le 13 mai à la salle Ibn Zeydoun de l'Office Riadh el feth (Oref) a permis à  la Hongrie d'exprimer sa «puissance musicale» et de sonder les points communs  que partagent les cultures hongroise et algérienne. Encore cinq soirées européennes prévues au programme avant la soirée  de clôture qui sera animée par le groupe algérien «Gaâda diwan Bechar» le 31  mai.

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