lundi 25 mai 2020 19:10:03

Troisième édition du festival de la création féminine : Créativité et savoir-faire

Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, a voulu rendre hommage aux efforts des nombreuses créatrices, venues de quatorze wilayas, présenter leurs œuvres et qui s’investissent, tous domaines confondus...

PUBLIE LE : 26-05-2012 | 0:00
Ph. Bilel

Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, a voulu rendre hommage aux efforts des nombreuses créatrices, venues de quatorze wilayas, présenter leurs œuvres et qui s’investissent, tous domaines confondus, dans cet espace public qui leur est spécialement consacré dans une contribution méritée à l’essor de disciplines artistiques dans l’expression de leur diversité.

Espace de mise en valeur de la création au féminin dans ces menus artifices de beauté et d’élégance, le festival, dont l’objectif premier est de donner de la visibilité aux dons créatifs des Algériennes, a ouvert ses portes officiellement mercredi dernier en présence d’un public nombreux composé d’un parterre de journalistes et du corps diplomatique accrédité à Alger. Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, a voulu rendre hommage aux efforts des nombreuses créatrices, venues de quatorze wilayas, présenter leurs œuvres et qui s’investissent, tous domaines confondus, dans cet espace public qui leur est spécialement consacré dans une contribution méritée à l’essor de disciplines artistiques dans l’expression de leur diversité. Dans son allocution d’ouverture, la ministre choisira pour cette circonstance le slogan chargé de sens : «Je crée, donc je suis» pour marquer toute l’utilité d’une création artistique, source de richesses et d’ingéniosité dans l’habileté des doigts qui tissent, brodent et créent des accessoires qui accompagnent une tenue vestimentaire, dans la pure tradition algérienne, quelles que soient les régions de notre vaste territoire. Une création qui signe la singularité d’un objet artistique et qui fait sa valeur et fait surtout montre par  là même non seulement le talent précieux de toutes ces femmes auxquelles ce festival donne l’occasion ­— outre l’échange interactif et le divertissement avec le public — de parler de leur existence et leur présence à travers leur participation annuelle. «Le thème de cette présente édition ‘’Les atours de toujours’’ se présente comme un thème transversal dans la mesure où il englobe plusieurs disciplines et domaines. En effet, derrière ce slogan, nous avons voulu réunir toutes les créations qui accompagnent le costume féminin, ce que certains nomment les ‘’accessoires de beauté’’, définition sans doute pratique mais quelque peu réductrice. Qu’on en juge ! Ces atours regroupent des activités créatrices très diverses telles que la bijouterie dans toute l’étendue de ses matériaux, traditions et styles ; le travail de la couture et de la broderie pour la fabrication des châles, étoles, b’niqa, abrouq (coiffe traditionnelle de sortie de bain), etc., la maroquinerie et l’art de la chaussure», écrit Mme Hamida Agsous, commissaire de ce festival, pour qui cette édition fut une véritable aventure pour les organisateurs dans la mesure où il a fallu compulser des archives de presse, contacter des institutions culturelles et chambres d’artisanat ou associations, aller à la rencontre des intéressées et visiter leurs ateliers et, enfin, établir une petite biographie. En s’inscrivant dans une optique de recherche du patrimoine avec ses spécificités régionales donnant à voir, à travers l’éventail de toute une panoplie exhaustive d’objets, le savoir-faire et le legs ancestraux qu’on su conserver et perpétuer ces créatrices, dont les magnifiques réalisations peuvent être découvertes par les visiteurs, c’est un peu de notre mémoire collective liée à un artisanat et à un large et authentique spectre de traditions encore vivaces, mais qui, malheureusement, s’élaborent à l’ombre des ateliers dans des domiciles fermés, que ce festival restitue pour le bonheur de celles – on le voit dans l’itinéraire de ces femmes dont certaines ont suivi un cursus universitaire ou des études à l’école des beaux-arts - qui ont opté pour l’exercice libre d’une passion et, pourquoi pas, d’une vocation qui leur tenait à cœur d’exercer. Mme Khalida Toumi a effectué, après son discours inaugural, une visite au son tonitruant de la zorna dans les différentes salles d’exposition pour admirer les nombreuses réalisations en présence des créatrices, dont certaines étaient somptueusement vêtues et portaient en aborant avec fierté ces fameux accessoires féminins autour du cou, sur la poitrine avec des coiffes traditionnelles finement brodées et ciselées de fil d’or ou d’argent accompagnées de bijoux, une sorte de colliers de perles blanches ou nacrées. La palette enguirlandée d’objets précieux, remarquables par la finesse, les couleurs et les tons de leur confection, avait de quoi surprendre et émouvoir la sensibilité des visiteurs qui découvraient d’une salle à une autre ces bijoux mêlant le bronze et les perles, des boucles d’oreilles en corail, des bracelets sertis de pierres. Un véritable attirail pour tout ce public qui s’est déplacé et dont certaines femmes demandaient déjà le prix de ces accessoires richement décorés  dont se parent les Algériennes pour des soirées exceptionnelles de fête.    
Lynda Graba

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