lundi 23 octobre 2017 10:51:14

La lecture des résultats des législatives en débat au Centre Amel el-Oumma : L’échec de la mouvance islamiste était prévisible

Le Centre Amel El-Oumma de recherche et d’étude stratégiques a organisé hier, en son siège à Riadh El-Feth, une conférence ayant pour thème «La lecture objective des élections du 10 mai 2012», animée respectivement par M. Bachir Msitfa, expert en économie, et M. Ismaïl Hariti, directeur du centre.

PUBLIE LE : 21-05-2012 | 0:00
Ph. : Nacera

Le Centre Amel El-Oumma de recherche et d’étude stratégiques a organisé hier, en son siège à Riadh El-Feth, une conférence ayant pour thème «La lecture objective des  élections du 10 mai 2012», animée respectivement par M. Bachir Msitfa, expert en économie, et M. Ismaïl Hariti, directeur du centre.
D’emblée, M. Bachir Msitfa a rappelé que les résultats du scrutin ne l’ont pas étonné. Il les a même pronostiqués, à quelques erreurs près,  dans certaines de ses récentes interventions publiques.
Les partis dits islamistes remporteront la troisième place dans les élections législatives, se classant derrière le FLN et le RND, avec estimation qui s’est avérée juste, j’ai donné l’impression de nager à contre-courant des événements, des retombées de ce printemps arabe», a-t-il déclaré.
Sûr de son fait, il estime que les élections n’ont pas permis de décanter la scène politique nationale, de générer la dynamique de changement. Bachir Msitfa parle d’un courant dit silencieux, en état de latence, dont le poids est considérable et dont l’orientation idéologique et politique reste encore à déterminer. Selon l’orateur, cette majorité qui demeure en retrait de la vie politique du pays, qui se met au-dessus des partis, finira par devenir un enjeu politique ou électoral.   Le courant dit nationaliste est parvenu à conserver son assise électorale, mais, pour l’analyste, ce constat démontre que l’opposition est faible.  
La mouvance islamo-nationaliste a perdu de nombreux points dès lors qu’elle s’est retirée du champ social et n’a pas eu le reflexe de se constituer en tant qu’alternative et  en tant que force capable d’attirer la majorité silencieuse. M. Bachir Msitfa considère que les élites porteuses d’une conscience politique sont restées en marge du débat, car les partis ne les ont pas suffisamment séduites et que ces partis les ont marginalisées du fait qu’elles sont critiques.
En conclusion, l’orateur estime que l’élargissement des mécanismes de la démocratie, loin des cadres traditionnels de l’activité partisane, est devenu une nécessité, et qu’un rouage plus performant, capable d’intégrer l’élite et les compétences de la nation, s’impose à l’ évidence.
M. Bouraib

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