mardi 12 dcembre 2017 17:01:29

Mali : Le président intérimaire dirigera la transition

Les auteurs du coup d'Etat du 22 mars au Mali "adhèrent aux décisions" de l'organisation régionale Cédéao prévoyant que le président intérimaire Dioncounda Traoré dirige la transition jusqu'à l'organisation d'élections, selon l'ex-junte militaire et la Cédéao

PUBLIE LE : 21-05-2012 | 0:00
D.R

Les auteurs du coup d'Etat du 22 mars au Mali "adhèrent aux décisions" de l'organisation régionale Cédéao prévoyant que le président intérimaire Dioncounda Traoré dirige la transition jusqu'à l'organisation d'élections, selon l'ex-junte militaire et la Cédéao

"Un accord de principe a été trouvé" avec la Cédéao (la Communauté   économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), a déclaré à la télévision   publique malienne le chef des putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo, après avoir rencontré des ministres ouest-africains dépêchés à Bamako pour la médiation. Une source militaire dans l'entourage du capitaine Sanogo a affirmé que l'ex-junte "adhère aux décisions de la Cédéao" concernant la transition au   Mali. De ce fait, Dioncounda Traoré, qui a prêté serment le 12 avril comme chef de l'Etat par intérim pour, selon la Constitution, une période de 40 jours (soit jusqu'au 22 mai), "va rester au pouvoir pour diriger la transition" et   "les discussions vont se poursuivre concernant les mesures d'accompagnement", a dit cette source militaire sous couvert d'anonymat. Les auteurs du coup d'Etat du 22 mars sont restés jusque-là incontournables, bien qu'ils aient officiellement rendu le pouvoir aux civils en vertu d'un accord-cadre conclu avec la Cédéao le 6 avril. Ils entendaient faire partir Dioncounda Traoré dès  aujourd’hui, au terme du délai constitutionnel de 40 jours pourtant déclaré intenable dans l'accord-cadre. La Cédéao avait au départ prévu une transition d'un an, mais   aucune précision sur la durée du processus n'a été donnée samedi à Bamako et à Abidjan, où s'est tenue une réunion de ministres ouest-africains notamment sur la crise au Mali.  L'accord  a suscité une joie mesurée dans les camps des opposants et partisans du putsch à Bamako. "C'est plutôt une bonne nouvelle. Maintenant, il faut avoir une feuille de   route très claire pour éviter des couacs", a déclaré Soumaïla Diakité, responsable d'un des partis du Front uni pour la défense de la République et de   la démocratie (FDR, opposé au putsch).    

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