vendredi 13 dcembre 2019 02:29:07

Métier de vendeuse : A fond la caisse !

Le commerce, il y a peu, était une activité quasi masculine.

PUBLIE LE : 21-05-2012 | 0:00
D.R

Le commerce, il y a peu, était une activité quasi masculine. S’il était alors très rare de rencontrer ne serait-ce qu’une simple vendeuse dans une boutique, il est devenu commun, aujourd’hui, de voir des jeunes femmes investir ce créneaux et de constater que les propriétaires des commerces emploient des femmes pour pouvoir « mieux vendre ».  Ces vendeuses ne sont donc, pour leur employeur, ni plus ni moins qu’un argument commercial. On recrute de préférences des femmes pour tous ce qui concerne la relation avec le public. Les femmes communiquent mieux, nous dira ce patron a la tête d’une série de magasins de prêt-à-porter, elles sont plus volontaires, plus convaincantes et par la même occasion, plus vendeuses.  Les boutiques de vêtements, de vaisselles…, les grandes surfaces, les boulangeries et viennoiseries, les commerces de produits d’informatiques…
Ces vendeuses ont même investi le marché informel et se disputent les places de trottoirs et les espaces de vente avec leurs disciples revendiquant leur places et fuyant en portant « armes et bagages » a l’approche des agents de contrôle . Elles sont là, à vendre de la galette, des épices, de la vaisselle … Des vendeuses de la rue, spécialistes de la débrouille. Dans les rues comme sur les grandes artères, elles tiennent les boutiques et mènent les transactions.
Les femmes algériennes se libèrent de plus en plus des préjugés qui les cantonnaient dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Et leur investiture du secteur du commerce en tant que vendeuses n’est non seulement toléré mais même espéré. « Je préfère m’adresser à une femme plutôt qu’ à un homme notamment quand j’achète mes sous vêtements » nous dira cette cliente beaucoup plus à l’aise avec les vendeuses à qui elle se permet même de demander leur avis.
Même si elles reconnaissent que le secteur s’ouvre à elles et qu’elles sont beaucoup plus privilégiées que les hommes les vendeuses soutiennent toutefois que leur métier n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. « Nous travaillons toute la journée de 8 h a 18 h, nous sommes debout toute la journée et nous devons adapter notre comportement à celui du client qui n’est pas toujours commode » nous dira Kamelia vendeuse à la rue Didouche Mourad.
En effet, le métier de vendeur exige certaines qualités qui font en sorte que les femmes sont plus demandées que les jeunes vendeurs. « Il faut en premier aimer le contact humain, être accueillant, souriant mais discret, très patient en même temps très dynamique » nous dira ce vendeur qui a passé 25 ans de sa vie a exercer ce métier. « Il ne suffit pas seulement de rester debout a attendre d’éventuels clients nous devons faire la mise en rayon, l’étiquetage, la mise en valeur des produits en vitrine, les approvisionnements et la réception de la marchandise » affirme cette vendeuse qui estime que malheureusement elles ne sont pas payées en conséquence. Il faut en effet, signaler qu’une grande partie de ces vendeuses même celles employées dans les grands magasins ne sont pas déclarées et travaillent pour ainsi dire au noir.
Farida Larbi

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