vendredi 15 dcembre 2017 22:53:23

Forum Asie-Arabe sur l’énergie durable : Les universités algériennes aux avant-postes

Web e-learnig system, le partage des ressources, des services et la formation via Internet est un système dont va bénéficier l’Université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran (USTO) dans le cadre de la coopération académique entre l’Algérie et le Japon.

PUBLIE LE : 19-05-2012 | 0:00
D.R

Centre de l’Afrique du Nord et de la Méditerranée pour la Recherche et l’Enseignement
Projets de recherche communs en biotechnologies

Web e-learnig system, le partage des ressources, des services et la formation via Internet est un système dont va bénéficier l’Université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran (USTO) dans le cadre de la coopération académique entre l’Algérie et le Japon.

L’annonce en a été faite à l’occasion  du 2e Symposium académique entre les deux pays dans la foulée du 2e Forum Asie-Arabe sur l’énergie durable et du 4e Workshop international sur le programme solaire algéro-japonais, qui se sont tenus la semaine dernière à Oran. Ce système conçu par l’Institut national informatique de Tokyo, sera, en quel-que sorte, une passerelle entre les universitaires  algériens intégrés dans le projet solaire pour des conférences en ligne et l’échange d’informations scientifiques avec leurs collègues de l’université de Tsukuba, entre autres.
Par ailleurs, les chercheurs et experts  participants des universités d’Oran et de Tsukuba ont convenu de réfléchir  à la création d’une représentation du Centre de l’Afrique du Nord et de la Méditerranée pour la recherche et l’enseignement (CANMRE). Une sorte d’institut domicilié à Oran, relevant de l’Université de Tsukuba. Les travaux de ce symposium ont été scindés en trois ateliers : «l’Economie, les Sciences sociales et humaines»,  «Alimentation et agricul- ture» et «l’Energie et l’Environnement». Trois axes qui ont fortement impressionné les universitaires japonais qui ont découvert lors de ces ateliers les travaux de leurs collègues oranais. Des travaux visiblement d’un haut niveau puisque les chercheurs de l’université de Tsukuba ont formulé expressément la demande pour développer dans ces créneaux des projets de recherche communs.
Une trentaine de chercheurs des deux pays ont établi plusieurs thèmes de recherche d’intérêt commun. L’atelier sur le projet de la ferme pilote prévue à Saida a été une opportunité saisie, par ailleurs,  par les animateurs de ce workshop de convenir d’un programme de formation, au Japon, au profit des jeunes chercheurs algériens.
Cette action qui consolide la coopération académique et technologique entre les deux pays permettra à une dizaine de jeunes doctorants et enseignants de suivre une formation au Japon dans les multiples spécialités de l’industrie solaire. Trois établissements au cœur du programme «Sahara Solar Breeder» lancé en janvier 2011 vont bénéficier de cette formation. Il s’agit de l’Université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran (USTO), l’Université Dr Moulay-Tahar de Saïda et l’Unité de recherche en énergies renouvelables en milieu saharien (URERMS) d’Adrar.
 
L’expérience de Sahara Solar Bender

 Pour situer l’importance de cette formation, soulignons que le programme «Sahara Solar Bender»  se décline, pour l’instant, côté territoire algérien,  dans  trois «espaces» : un centre de recherche sur les technologies solaires à Oran, à l’USTO, une plateforme technologique à Saïda, qui consiste à réaliser  une ferme solaire destinée à produire de l’électricité et a l’acheminer vers le Nord pour alimenter  les stations de dessalement, et une usine d’extraction de silicium à Adrar en vue de la conception de panneaux solaires photovoltaïques. A ce propos, rappelons que l’ambassadeur du Japon en Algérie, Tsukasa Kawada, vient d’annoncer  un projet scientifique entre l’Algérie et le Japon pour l’extraction de silicium du sable algérien et la fabrication de panneaux solaires. Ce projet «sera réalisé dans le cadre de la coopération scientifique entre l’Université de Tokyo et l’Université des sciences et technologies Houari-Boumediene (USTHB)»,
Le sable du désert algérien renferme 71 % de silicium, une  teneur riche pour un composant incontournable dans la fabrication des panneaux solaires. Le directeur de l’Unité de recherche en énergies renouvelables en milieu saharien (URERMS) d’Adrar, Hamouda Messaoud, a rappelé dans une intervention à Oran  que cette richesse  du sable algérien ainsi que  le  potentiel solaire du pays ont con-vaincu les Japonais de s’impliquer dans ce programme.  Ce programme qui consiste, à l’échéance 2015, à produire (et à acheminer) de l’electricité  à partir du potentiel solaire et des ressources en silicium du Sahara algérien, est entièrement financé par la partie japonaise. L’Université 20- Août 1955 de Skikda  qui a participé a la rencontre d’Oran a trouvé durant ce symposium  des raisons suffisantes  pour suivre l’exemple de l’USTO. En effet,  une plateforme à base d’énergies renouvelables y sera installée. Des contacts sont en cours entre l’université de Skikda et celle de Grenoble (France) dans le cadre du programme «CMEP Tassili».
Ouvert mardi dernier  à  l’Université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran (USTO), le Forum Asie-Arabe sur l’énergie durable a vu la participation d’une centaine de chercheurs algériens et étrangers, spécialement du Japon mais aussi d’autres pays tels que  l’Arabie Saoudite, les Emirats, la Tunisie et la France… Le solaire comme source inépuisable, propre, d’une énergie utilisable aussi bien pour les besoins domestiques qu’industriels, devient d’année en année une option qui s’impose à tous, qu’ils soient des pays de l’hémisphère nord ou sud. L’Algérie que la divine providence a placé sur un territoire que bombarde le soleil en permanence et  un sable au Sud  dont on vient de réaliser que sa teneur en silicium est l’une des plus élevées au monde part, avec des atouts non négligeables d’autant plus que les pouvoirs publics ont pris conscience de la  nécessité de se préparer à une transition énergétique. L’Algérie a tracé d’ici à 2030 un programme ambitieux pour développer la production des énergies renouvelables, et  produire   presque  22.000 MW d’ici à 2030 dont 12.000 MW pour couvrir la demande locale et 10.000 MW destinés à l’exportation à partir de sources d’energies renouvelables.
M. Koursi
 

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