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Ould Kablia explique les résultats de la consultation

A travers leur choix, les électeurs ont plébiscité le Président de la République, a indiqué le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.

PUBLIE LE : 16-05-2012 | 0:00
D.R

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales M. Dahou Ould Kablia, a estimé que le discours du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, prononcé la veille des élections légis- latives du 10 mai dernier, a été d’un grand apport pour le succès du scrutin et notamment celui du FLN.  «Après le discours du Président de la République, les électeurs ont compris qu’il y avait un seul choix politique essentiel à faire : soit un projet politique clair, construit sur la paix, la démocratie et la stabilité, soit un projet moins lisible parce que porteur de ruptures préjudiciables à la stabilité et à la continuité», a expliqué le ministre dans un entretien accordé à un quotidien. Il a estimé qu’«en votant FLN, les électeurs ont plébiscité le Président de la République, incarnation de la légitimité historique, garant de la sécurité actuelle et source des futures réformes et du changement».
Mais pour le ministre, l’engagement du Président n’est pas le seul élément qui a permis la victoire écrasante du FLN. Celle-ci est, selon lui, due à plusieurs raisons. «Dans les bureaux de vote, il a été bien observé l’embarras, sinon l’inquiétude de la plupart des électeurs qui n’avaient plus la capacité d’opter devant un aussi grand nombre de listes, préférant le vote refuge vers des valeurs sûres dont le FLN qui leur semblait en être le meilleur porteur», a-t-il dit.
Le ministre a reconnu également que «l’élimination d’un grand nombre de listes (plus d’une cinquantaine avec les indépendants) en raison du pourcentage éliminatoire de 5% a produit un report de voix restantes au plus fort, ce qui a également favorisé le FLN». Interrogé sur les rapports de force dans la future APN, M. Ould  Kablia a rappelé avoir déjà dit que celle-ci serait composée d' «un nombre important  de partis avec des scores en rapport avec le poids de chaque parti». «Je ne me suis pas trompé sur le nombre puisque 26 partis et listes  indépendantes y sont représentés», a-t-il dit.
Pour ce qui est des accusations de fraude lancées par certains partis, le ministre a indiqué que celles-ci étaient «attendues». Selon lui, «mettre leur échec sur le compte de la fraude ou des manipulations est tout à fait normal, mais il faut qu’ils en apportent les preuves et surtout qu’ils les adressent là où la loi les invite à le faire».
Evoquant le taux d'abstention de 58%, M. Ould Kablia a indiqué qu'«il faut en relativiser la signification». «Dans ce taux, il y a l'abstention volontaire  qui est le boycott et l'abstention pour raisons de force majeure qui, elle, est involontaire et peut être liée à des circonstances données : absence d'inscription, personnes en déplacement et d'autres incapables de se déplacer, d'autres pour des raisons sociales (cas de la femme en milieu rural), etc.  Nous allons analyser tous ces cas et en tirer les conclusions pour une démarche plus ciblée à l’avenir», a‑t‑il expliqué. A propos des réactions de la communauté internationale, M. Ould Kablia  a indiqué que celle-ci «a réagi en affichant presque sa déception de voir que l’Algérie ne bascule pas dans le ‘printemps" souhaité’». «Les dirigeants ont pris acte de la réalité algérienne malgré les trompettes tradition- nellement malveillantes de leurs médias», a-t-il ajouté, déplorant, notamment, le fait que «certains dirigeants  n'ont même pas eu l'élégance de souligner le succès de la femme algérienne  au Parlement avec un taux de plus de 30% qui est bien supérieur au taux moyen des pays de l'Union européenne ».
S’agissant de l’avenir des formations politiques nouvellement agréées, le ministre a affirmé qu’en «continuant à donner des agréments si les conditions sont remplies, je pense qu’il n’y a pas de place dans notre pays pour une multitude de micro-partis». Ajoutant que «l’une des solutions pour leur survie serait qu’ils se regroupent en entités viables par des fusions selon leurs affinités ».
Quant à l'avenir du champ politique en Algérie, il a indiqué que celui-ci  «ne peut être que prometteur», rappelant à cet égard, que «le train des réformes  et du changement a été mis sur les rails par le Président de la République, et les objectifs et les contours ont été précisés lors de son discours de Sétif le 8 mai».
 

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