dimanche 22 octobre 2017 14:51:05

Le Président Bouteflika préside une réunion d'évaluation du secteur de la pêche et des ressources halieutiques

Une flottille de 5.000 unités pour 80.000 marins à l’horizon 2014.

PUBLIE LE : 19-09-2010 | 20:54
D.R

Dans le cadre des auditions annuelles qu'il dirige  sur les activités des différents départements ministériels, M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, a présidé le 7 septembre 2010 une réunion restreinte  d'évaluation consacrée au secteur de la pêche et des ressources halieutiques.          

A cette occasion, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques  a présenté un bilan d'activités du secteur et dressé les perspectives de développement à l'horizon 2014.          
En termes de bilan, le secteur a enregistré les résultats suivants :         

- la réalisation de quinze nouveaux ports et abris de pêche, l'aménagement et l'extension de huit autres, le lancement de onze études pour la réalisation de nouveaux ports et l'optimisation des infrastructures existantes.         

Cet effort de développement s'est traduit par le doublement du nombre de postes d'accostage existants et des surfaces de réception des équipements  de soutien à la production à terre. Il a été, également, enregistré :         

- l'accroissement de 80% de la flotte de pêche par rapport à l'année  2000, atteignant plus de 4.500 unités à fin 2009, avec le doublement de la population  maritime à hauteur de 64.200 marins à fin 2009.          
- un taux de croissance global de la production halieutique de plus de 45%, par rapport à l'année 2000, atteignant une moyenne annuelle de 145.000 tonnes/an durant ces cinq dernières années.          
- l'élaboration de la cartographie des principales zones de pêche et de distribution des potentialités halieutiques nationales, en plus de la réalisation d'une campagne d'évaluation du corail ainsi que la cartographie de ses principaux gisements.          
- la mise aux normes du dispositif réglementaire national régissant le contrôle sanitaire des produits halieutiques.          
- la progression de la formation, dont les effectifs ont atteint en  2009, plus de 3.000 étudiants.          
- le renforcement de la recherche appliquée avec la création de 4 divisions de recherche, la mise en place de 9 équipes de recherche travaillant sur 9 projets de développement sectoriel ainsi que la création de 5 stations d'expérimentation régionales.         

Pour ce qui est du soutien de l'Etat au développement de l'aquaculture,  il a été procédé à la réalisation de cinq structures d'aquaculture à des fins de vulgarisation et de démonstration (quatre fermes pilotes et un centre de pêche continentale dans les eaux de barrage), ainsi qu'à la réception et la mise en exploitation de deux écloseries mobiles de production d'alevins  de poissons d'eau douce.          
L'Etat a subventionné 582 projets de développement de l'investissement privé, dont 524 sont opérationnels.          
Par ailleurs, et, concernant les perspectives du développement du prochain plan quinquennal, il est attendu à l'horizon 2014, une évolution significative  de la flottille de pêche, qui atteindra 5.000 unités, un accroissement de la production à hauteur de 180.000 tonnes/an et une évolution de la population maritime qui atteindra plus de 80.000 marins pêcheurs.  
APS

Les  instructions du Président
Intervenant à l'issue de la présentation du bilan d'activité du secteur, le Président de la République a relevé "l'importance des efforts déployés pour la promotion de la ressource humaine et le développement des capacités de l'activité  halieutique qui se sont traduits par un accroissement significatif de la production durant les cinq dernières années".          
"L'Etat poursuivra son soutien en faveur de l'investissement productif  et l'amélioration du réseau des infrastructures et installations dédié à la  pêche et à l'aquaculture", a conclu le Chef de l'Etat.o

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Les dons de la mer
Le secteur de la pêche est sur le plan économique reconnu pour son attractivité éligible à la promotion des exportations hors hydrocarbures. Certains pays en tirent pour cela des ressources financières substantielles. L’Algérie s’inscrit, bien entendu, dans cette perspective qui justifie l’octroi d’enveloppes budgétaires conséquentes. L’Etat a, par exemple, subventionné 582 projets de développement en faveur du privé national, dont 524 sont aujourd’hui opérationnels.
En termes d’infrastructures, on note, selon les indications fournies lors de l’audition, la réalisation de 15 nouveaux ports et abris de pêche, l’extension de 8 autres, le lancement d’études pour la réalisation d’autres unités. La flotte de pêche s’est accrue de 80%, la production a augmenté de 45% par rapport à l’année 2000.
L’effort en faveur du secteur a consisté dans le développement de l’agriculture. Deux points importants méritent aussi d’être soulevés : la formation dont les effectifs atteignant en 2009 plus de 3.000 étudiants, la recherche appliquée qui a été renforcée. Les perspectives quinquennales à l’horizon 2014, vont à l’évolution de la flottille de pêche qui devra à cette date atteindre 5.000 unités, un accroissement de la production, dont l’estimation prévisionnelle évoque le chiffre de 180.000 t/an et une évolution de la population maritime qui atteindra plus de 80.000 marins pêcheurs. L’évolution est significative, même si on n’explique pas comment elle reste potentiellement en dehors des possibilités dont est doté le secteur et surtout que le prix du poisson reste en dehors des possibilités des ménages. Les efforts consentis doivent assurément aller dans le sens d’une plus grande accessibilité de cette ressource, et pourquoi pas développer et aller à l’exonération. L’Etat, relève le Président de la République, continuera son soutien en faveur de l’investissement et l’amélioration infrastructurelle. L’aquaculture constitue une grande opportunité qui  est intégrée aujourd’hui dans tous les programmes de développement dédiés au secteur. Ce qui est à retenir aussi, c’est l’effort de modernisation qui est entrepris et la formation. C’est un secteur qui a décidé de jouer à fond la carte des ressources humaines pour assurer son propre plan d’expansion. C’est un atout non négligeable dans un domaine, celui de la pêche, qui a connu des évolutions importantes ces vingt dernières années.
L’Algérie, en dépit des retards pris, veut installer la pêche dans le sens des nouvelles réalités. C’est pour cela que le programme tracé, tel qu’il a été décliné par le premier  responsable du secteur, affecte les créneaux les plus utiles pour une plus grande attractivité, cela étant, le gouvernement continue à porter une attention particulière à la pêche traditionnelle qui fait encore vivre des milliers de familles. Là aussi, des projets leur sont destinés.
Tahar Mohamed Al Anouar

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