mercredi 22 novembre 2017 00:02:42

Djanet accueille un groupe de journalistes : A la découverte des merveilles du néolithique

Chaque année, elle reçoit des milliers de curieux venant découvrir son patrimoine plusieurs fois millénaire.

PUBLIE LE : 04-07-2010 | 17:53
D.R.

Située au pied du plateau du Tassili N’Ajjer à une altitude de 1050 m et sur une superficie de 84.000 km2, dont 80.000 attribués rien que pour l’impressionnant parc du Tassili, Djanet l’enchanteresse aux 15.000 habitants répartis entre les deux communes de Djanet et Bordj El-Haoues a ouvert récemment grands ses bras à une quarantaine de journalistes algériens conviés par l’opérateur de la téléphonie mobile Nedjma à découvrir les merveilles de cette région du sud-est algérien.

Située au pied du plateau du Tassili N’Ajjer à une altitude de 1050 m et sur une superficie de 84.000 km2, dont 80.000 attribués rien que pour l’impressionnant parc du Tassili, Djanet l’enchanteresse aux 15.000 habitants répartis entre les deux communes de Djanet et Bordj El-Haoues a ouvert récemment grands ses bras à une quarantaine de journalistes algériens conviés par l’opérateur de la téléphonie mobile Nedjma à découvrir les merveilles de cette région du sud-est algérien.
Habitée depuis le néolithique (plus de 10.000 ans), à l’époque où le désert n’avait pas encore envahi cette partie du Sahara, la ville de Djanet, fondée par les Touareg autour de l’ oued Idjriou à quelques encablures de la frontière libyenne et à 2300 km de la capitale, demeure la destination préférée, avec Tamanrasset, des touristes affluant de l’étranger.
Chaque année, elle reçoit des milliers de curieux venant découvrir son patrimoine plusieurs fois millénaire. 
L’oasis également très riche en eau et qui constitue un véritable carrefour routier des échanges commerciaux entre la région du Ghât en Libye et le Niger est d’une très grande richesse archéologique avec 5000 gravures rupestres, dont certaines remontent à 12.000 ans.
La surprise fut grande devant certains sites historiques pour bon nombre de jeunes journalistes ayant pris part à «l’expédition».
La première halte fut Tinrassou à 80 km du chef-lieu de la daïra, où après une bonne dizaine de minutes de marche à pied à travers une nature très rocailleuse, le groupe découvre deux grottes perchées presque au sommet d’un immense rocher. Jadis, un abri pour les populations nomades de passage et pour les animaux, ces excavations recèlent tout un pan de l’histoire de l’époque néolithique. Des peintures rupestres représentant des vaches, des girafes et autres animaux témoignent de l’existence d’une autre vie in situ avant que le désert n’envahisse les lieux.
Non loin de là et à 60 km de la ville de Djanet, Tiriti offre, elle, aux visiteurs des gravures datant également de plus de 10.000 ans et représentant également la faune d’alors.
En longeant l’étendue du Parc du Tassili vers l’ouest de la citadelle sur près de 100 km, la nouvelle destination pour le deuxième jour de la visite était l’agréable région d’Essendilène.
Avant d’atteindre la très visitée «Guelta» (mare d’eau), le groupe a eu droit à un bon bain de soleil sur les somptueuses dunes au sable d’or de la région et un repas suivi d’un très bon thé local.

5.000 gravures rupestres à ciel ouvert

Les crépitements des flashs qui n’ont pas cessé depuis que la délégation a mis pied à terre, et dès l’arrivée même au Ténéré village où elle était hébergée, ont immortalisé plus d’un paysage féérique à travers une nature alliant un sol très rocailleux aux couleurs changeantes et des dunes sableuses tantôt dorées tantôt argentées.
Un point d’eau jaillit au milieu de nulle part, «la Guelta», attire aussi bien les touristes que les habitants locaux. A ce niveau également, l’on retrouve la trace de l’homme des siècles passés avec des peintures rupestres et des écritures en Tifinagh.
Au-delà de ses 80 ans, la vieille Serhou fait partie aussi du décor. Installée avec sa famille et son cheptel caprin dans des huttes depuis des années dans cette région isolée de tout, elle est le témoin vivant de la diversité culturelle algérienne. Sa seule richesse à elle est, cependant, son troupeau qui constitue sa principale source de revenus.
Appréciée et filmée par les touristes dont elle ne comprend pas grand chose  puisqu’elle ne parle que sa langue natale le targui, elle déclare n’avoir jamais songé à quitter les lieux malgré la rudesse de la nature.
Et pourtant le groupe lui était obligé de plier bagage après un moment repos à l’ombre des rares acacias meublant les lieux pour aller découvrir une autre destination incontournable pour tout visiteur de Djanet. 
Les très réputées gravures rupestres de «La vache qui pleure», sises à Tigharghart, attirent, en effet, des milliers de touristes chaque année. Et ce n’est là qu’un petit échantillon des 5000 gravures recensées sans parler de la centaine d’autres sites naturels où dame nature a façonné au fil des ans des rochers pour en faire plusieurs figures aussi différentes les unes que les autres.
Le patrimoine musical de la région est aussi à savourer. Très riche, il englobe le Tindi et le Gnawi, deux rythmes qui ont fait vibrer les hôtes de Djanet  lesquels ont  su apprécier le répertoire de la vedette de la chanson locale, le défunt Athmane Bali, revisité par son fils Nabil et sa troupe à l’occasion de l’hommage que lui a rendu Nedjma.
Hamida B.

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