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Forum Asie-Arabe sur l’énergie durable : Cap sur les fermes solaires

Vers 2050, la production visée sera de 100 gigawatts : un véritable tournant énergétique pour un pays gazier tel que le nôtre.

PUBLIE LE : 14-05-2012 | 0:00

Le projet de la ferme solaire expérimentale lancé au début de l’année dernière à Saida est une première étape qui s’intègre dans un vaste programme dont la première action sera d’acheminer, à l’échéance 2015, de l’énergie solaire du Sud vers la région nord du pays en vue d’alimenter les stations de dessalement de l’eau de mer. Vers 2050, la production visée sera  de 100 gigawatts : un véritable tournant énergétique pour un pays gazier tel que le nôtre.

Sous le parrainage du Président  de la République, la 2e édition du Forum Asie-Arabe sur l’énergie durable débute aujourd’hui à Oran. Deux autres rencontres se tiennent simultanément avec ce forum auquel participe une forte délégation d’experts japonais : un  workshop international sur le programme algéro-japonais Sahara Solar Breeder (qui consiste, dans un premier temps, à construire une ferme solaire à Saida) et un symposium académique Algérie-Japon. Cette triple manifestation scientifique sera un moment clé pour les chercheurs algériens dans le domaine des énergies renouvelables d’échanger et de dresser des passerelles fécondes entre leurs homologues d’Asie, du monde arabe et de nombreux chercheurs algériens établis à l’étranger. Plus de vingt pays arabes et asiatiques sont présents à cette rencontre initiée par l’Université des sciences et de la technologie d’Oran (USTO). Le symposium académique Algérie-Japon, quand à lui,  se tiendra le 17 mai, dès la clôture du forum et du workshop. Plusieurs axes sont prévus par les deux établissements d'enseignement supérieur algérien et japonais : L’énergie, les bio ressources, l'économie et les sciences humaines, l'environnement...
La première édition de ce symposium s'était tenue en novembre 2010 à l'université des sciences et de la technologie Houari Boumediène d'Alger. Le choix d'Oran pour la tenue de cette nouvelle édition répond à la volonté des chercheurs japonais de rentabiliser au maximum  leur présence en Algérie en participant du même coup au forum et au workshop. Des entreprises nationales et étrangères ont également émis le vœu de participer à la rencontre d’Oran. Des opérateurs qui interviennent dans la production du silicium ou dans l’industrie du  dessalement. Sonatrach, Sonelgaz, le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), l’Unité de développement des équipements solaires (UDES), l’Unité de développement des technologies solaires (UDTS).
Le manager  scientifique de ce projet est le professeur Stambouli. Un consortium de six universités et deux agences japonaises pour la coopération internationale (JICA) et le développement scientifique et technologique (JSTA) ont signé un protocole d’accord avec l’université des technologies d’Oran (USTO) pour  l’étude et la mise en place de cette plate-forme technologique à Saïda. Dans le cadre de ce programme, l’USTO a bénéficié de la création d’un Centre de recherches sur les technologies solaires, tandis que deux plateformes technologiques sont prévues à l'université de Saïda et au Centre de recherche sur l'énergie solaire d'Adrar cette dernière servira également à la construction de cellules photovoltaïques et l’exploitation de l’énergie produite. L’Algérie a amorcé depuis quelques années sa transition énergétique en développante des segments à la fois dans le domaine de la  coopération, de la recherche, de l’expérimentation et de l’exploitation du potentiel énergétique qu’offre la nature.
Le choix de l’Algérie parmi les pays candidats au projet ferme solaire  s’explique, selon MM. Amine Boudghène Stambouli, président de cette manifestation technique et scientifique, par la qualité du sable local à forte consistance en silicium, produit essentiel dans la production de l’énergie solaire basée sur l’exploitation des cellules photovoltaïques. Une  solution « miracle »  qui pourrait être une solution pour tous les pays de la planète en énergie en exploitant, entre autres, le sable du Sahara. L'idée est donc de construire des usines de silicium et des centrales solaires dans le désert, afin de produire de l'énergie pour construire davantage de silicium et de centrales électriques..
M. Koursi

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