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Conférence de presse de M. Abdelmadjid Menasra, président du FC : “Nous maintiendrons notre engagement pour le changement”

C’est un Abdelmadjid Menasra plutôt désabusé et tentant de camoufler difficilement son cuisant revers électoral, qui s’était exprimé, hier, devant la presse et au milieu de ses militants et sympathisants.

PUBLIE LE : 12-05-2012 | 23:00
Ph. : Wafa

C’est un Abdelmadjid Menasra plutôt désabusé et tentant de camoufler difficilement son cuisant revers électoral, qui  s’était exprimé, hier, devant la presse et au milieu de ses militants et sympathisants. Et pour cause. Avec une escarcelle bien famélique de quatre députés,  le verdict populaire était, on n’en doute pas, à mille lieues de ses attentes.  Les lendemains de scrutin ne sont pas, apparemment, propitiatoires à son «désir de changement» et pour lui, cela ne va pas sans quelques remontrances et autres reproches qu’il a assenés en direction de l’Etat.  
Dans cette conférence de presse, on a eu droit au sempiternel cri à la tricherie, à la mauvaise organisation du vote qui a désorienté les électeurs, sur des irrégularités et des imperfections.
Menasra faisait accroire qu’il a anticipé sur une possible désaffection des Algériens à l’égard du scrutin,  dont le taux de participation est,  selon ses estimations, faible.
«On n’a pas cessé de mettre en garde l’Administration sur les risques d’abstention», avait-il clamé devant l’auditoire.  Il a en outre considéré que  les résultats enregistrés au cours de cette consultation ne reflètent pas une image fidèle de l’électorat, une manière de dire que le scrutin ne fut pas au-dessus de tout reproche.
Sentencieux, Menasra décrète que «l’Algérie a perdu une occasion de faire un changement démocratique».
Cela étant, le leader du FC déclare  que son engagement en faveur du changement se poursuivra. Il a brocardé les pouvoirs publics en affirmant qu’ils ne devaient pas brandir l’épouvantail de la menace étrangère. De même, qu’il a égratigné au passage M. Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, lui reprochant de faire des commentaires sur le vote refuge, au lieu de ne s’en tenir qu’à la communication des résultats. Abdelmadjid Menasra a affirmé, hier, que son travail politique ne s’arrête pas. Il parle de nouer des alliances avec ceux qui s’inscrivent dans une logique d’opposition.
Rappelons que le Front du changement qu’il préside a obtenu quatre sièges à la nouvelle Assemblée populaire nationale.                                                                                                                                                     
M. Bouraib
 

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