D.R
L'heure ne semble pas à l'apaisement en Syrie après l'explosion hier de deux bombes quasi-simultanément dans la capitale Damas, faisant au moins 40 morts et 170 blessés, les autorités imputent la responsabilité de ce drame aux "groupes terroristes".
Les deux puissantes déflagrations, dont l'une à la voiture piégée, se sont produites hier matin, presque simultanément, dans le quartier de Qazzaz, sur une voie rapide au sud de Damas, faisant au moins 40 morts et 170 blessées, selon la télévision d'Etat qui cite un bilan provisoire du ministère de la Santé. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) affirme que les deux explosions ont eu lieu à proximité d'un immeuble abritant un siège de la sécurité dont la façade a été détruite, de même que d'autres bâtiments résidentiels proches. Ce double attentat, l'un des plus meurtriers en près de 14 mois de violences dans le pays, est survenu alors que les mises en garde internationales contre une guerre civile se font de plus en plus pressantes après les violations répétées du cessez-le-feu instauré le 12 avril. Par le biais de la télévision, le gouvernement syrien, a, immédiatement accusé des "groupes terroristes" d'être derrière ces deux explosions.
L'opposition, elle, renvoie la responsabilité aux autorités. Selon le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, le gouvernement syrien mène ces attaques "pour corroborer ses allégations selon lesquelles les groupes armés et Al-Qaïda agissent en Syrie" mais aussi pour envoyer un message aux observateurs qu'ils sont en danger. Après s'être rendu sur le lieu des attentats, le chef de la mission des observateurs internationaux en Syrie, le général Robert Mood, dont la mission n'a pas été jusque-là en mesure de faire respecter le cessez-le-feu, a lancé un appel à l'aide pour faire arrêter les violences. "J'appelle tout le monde en Syrie et à l'extérieur à aider à stopper ces violences", a-t-il dit. Face aux diverses violations du plan de paix défendu par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan, en application duquel un cessez-le-feu avait été instauré depuis près d'un mois, ce dernier a exprimé mardi dernier sa "profonde inquiétude" de voir la Syrie "s'enfoncer dans une guerre civile totale". Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a, lui, estimé mercredi devant l'assemblée générale qu'il craignait qu'une "guerre civile de grande envergure aux effets catastrophiques pour la Syrie et la région" n'éclate si les violences ne s'arrêtent pas.
Les deux parties du conflit syrien "doivent se rendre compte qu'il ne reste plus beaucoup de temps pour cesser les violences" et permettre une résolution politique du conflit, a-t-il averti après avoir indiqué que l'attaque contre la mission de l'ONU pourrait la remettre en cause.
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