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Rentrée scolaire 2012-2013 : Recrutement de milliers d’enseignants diplômés

Pour faire face à cette importante masse qui se présentera aux épreuves du BEM les 10, 11 et 12 juin 2012, le département de Benbouzid a décidé de renforcer son effectif en matière d’encadrement.

PUBLIE LE : 09-05-2012 | 0:00
D.R

 La rentrée scolaire 2012-2013 sera caractérisée par l’arrivée au lycée des élèves issus de la double promotion, à savoir ceux ayant accompli 5 et 6 ans d’enseignement primaire. Pour faire face à cette importante masse qui se présentera aux épreuves du BEM les 10, 11 et 12 juin 2012, le département de Benbouzid a décidé de renforcer son effectif en matière d’encadrement.

La  révision des postes financiers au niveau du secteur de l’éducation nationale par rapport à la prochaine rentrée scolaire 2012-2013 a fait l’objet de quatre séminaires régionaux au cours de l’année en cours. L’objectif étant de revoir les besoins du secteur, en fonction des nouvelles conditions de recrutement et d’emploi qui se basent sur le diplôme obtenu et ce, en vertu du décret exécutif des concours qui interdisent la retraite qui couvre un aspect important du déficit pédagogique Pour la rentrée prochaine, le ministère de tutelle a élaboré un programme de formation destiné au recyclage des enseignants ayant été recrutés à des postes qui ne correspondaient pas à leur spécialité. Le con-cours de titularisation de ces  ensei- gnants aura lieu en février 2013 par la fonction publique et ce, avec l'entrée en vigueur de la loi de finances 2012. Cette opération de réadaptation, devenue indispensable dans le processus de la réforme du système éducatif, permettra aux enseignants ciblés dont les branches de formation ne concordent pas avec la matière enseignée, d’assurer une meilleure qualité d’enseignement qui se reflétera sans nul doute sur le rendement scolaire. Le gouvernement a accordé au cours de l’année 2011-2012 un statut de permanent  à 70 % d’enseignants  contractuels. On compte jusque-là 31 931 titularisations approuvées par le ministère de l’Education nationale dont 26 621 contractuels ont été intégrés en mars dernier.  Ce sont donc 2 655 enseignants contractuels titulaires de  diplômes cités dans l’instruction minis- térielle,  qui ne répondent pas à la matière dans laquelle ils exercent, mais qui  ont été également régularisés. Il s’agit de tous les ingénieurs, de tous les diplômés en économie ou en langues qui y sont  insérés de manière définitive, mais en respectant les normes et lois bien définies et applicables à tous les secteurs en matière de recrutement. Pour ce qui est des ingénieurs en électronique, mécanique, chimie, génie civil et génie des procédés, ils sont recrutés en tant qu’enseignants de mathématiques ou de physi- que dans le moyen. Les licenciés en économie sont orientés vers le primai-re alors que les licenciés en langues sont affectés chacun selon sa spécialité. Une directive ministérielle portant intégration de cette deuxième partie des enseignants contractuels, a été envoyée aux directions de l’Education nationale. Sont donc concernés par cette régularisation tous les titulaires de diplômes contenus dans la circulaire ministérielle datant de 2009. Le ministre de l’Education nationale a affirmé tout récemment que le gouvernement a décidé, à titre exceptionnel, d’insérer de manière définitive l’ensemble des enseignants contractuels, mais en respectant les normes et lois bien définies et applicables à tous les secteurs en matière de recrutement.
Il y a lieu de rappeler que l’année 2010 a vu une  très forte participation à l’épreuve de concours organisé par la fonction publique. Près de 10.000 candidats  y avaient pris part. A travers ce concours qui a concerné un nombre important de postulants, l’objectif poursuivi par la DGFP était de renforcer le corps des enseignants de l’Éducation nationale et de relever le niveau général du système éducatif, particulièrement dans la corporation des éducateurs, tous paliers confondus.  Parmi les 10 000 candidats aux épreuves du concours de recrutement, on trouve un total de 1 970 issus du corps des adjoints de l’éducation, en plus des 5 000 instituteurs du cycle de l’enseignement primaire, dont plus de 3 600 pédagogues en langue arabe et 1 704 éducateurs en langue française. Ce concours de recrutement a touché également plus de 30 professeurs en lan-gue amazighe. Le recrutement au ni- veau du secondaire a concerné  un total de 3 000 enseignants en plus des  4 900 autres recrutés pour répondre aux besoins des lycées. A titre récapitulatif et pour les trois niveaux d’enseignement,  12.900 professeurs ont pris part à ce concours.

       Des milliers de postes budgétaires dans le cycle secondaire pour la rentrée 2012-2013
La prochaine rentrée scolaire sera caractérisée par l’inscription dans le cycle secondaire des élèves issus de la double cohorte, à savoir ceux ayant accompli  5 et 6 ans d’enseignement  primaire. Pour faire face à cette importante masse qui se présentera aux épreuves du BEM les 10, 11 et 12 juin prochain, le département de Benbouzid a décidé de renforcer son effectif en matière d’encadrement. L’augmentation du nombre d’élèves attendus dans le cycle secondaire nécessite la multiplication du nombre d’enseignants afin d’assurer une formation de qualité dans le cycle secondaire. «Le ministère de l’Éducation nationale recrutera des milliers d’enseignants dans le cycle secondaire en prévision de l’année scolaire 2012-2013 pour faire face à l’arrivée au lycée des élèves ayant étudié 5 et 6 ans dans le cycle primaire», a indiqué Mohamed Boukheta, directeur du personnel au ministère de l’Éducation nationale. Le nombre de postes budgétaires ouverts sera plus important dans le cycle secondaire par rapport aux deux autres cycles primaire et moyen.  Pour ce qui est de la couverture des besoins en matière de langues étrangères, notamment au niveau des wilayas du Sud, le secteur a procédé au recrutement de quelque 1 000 enseignants de français tous cycles confondus Le ministre a affirmé à plusieurs reprises avoir cons-taté lors de sa visite de terrain et de sa réunion avec les responsables du secteur des wilayas du Grand Sud           qu’«aucune région du Grand Sud, à savoir Tamanrasset, Illizi, Béchar et Adrar ou encore Tindouf jusqu’à Tin Zaouatine, ne manque désormais pas d’enseignants de langue française». En vue de pallier le déficit estimé à environ 1 000 enseignants, «des enseignants des wilayas du Nord ont été sollicités et ont bénéficié d’importantes mesures incitatives à l’instar des logements mis à leur disposition pour leur permettre d’accomplir leur mission dans de bonnes conditions», précise  M. Benbouzid. Il y a lieu de rappeler que l’année en cours a connu  beaucoup de changements, notamment en matière d’encadrement, avec un flux notable de nouveaux enseignants.  Ainsi, le moyen a vu  une augmentation de 70 000 à 75 000 enseignants, avec l’apport de 4 656 nouveaux enseignants, alors que le primaire est doté de 160 000 enseignants, et le cycle secondaire comptait  un effectif global de 141 200 enseignants en 2010-2011.
Sarah SOFI


M. boubekeur Benbouzid :
“Il n'y aura pas de boycott des examens de fin d’année scolaire”

«Il n'y aura pas de boycott des examens de fin d’année scolaire pour lesquels toutes les dispositions humaines, matérielles et pédagogiques ont été prises », a notamment déclaré le ministre de l’Education nationale,  M. Boubekeur  Benbouzid, à partir de la wilaya de Sétif. Le ministre a affirmé  à ce propos que son département n’a reçu aucune menace dans ce sens et que les rumeurs colportées à ce sujet sont le fait de parties dont le seul souci est de mettre en cause les efforts colossaux déployés par l’Etat, sur tous les plans, au profit du secteur de l’éducation. Il a cité, dans ce contexte, la mise en place annuelle d'un budget de fonctionnement et d’équipement de «plusieurs centaines de milliards de dinars» au profit du  secteur de l’éducation qui gère neuf millions de personnes entre élèves et personnels d’encadrement et de soutien. Soulignant l’obligation de résultat, il a de nouveau insisté sur l’effort consenti par  l’Etat afin de mettre les élèves des établissements scolaires et leurs enseignants dans les meilleures conditions possibles, évoquant à ce propos le statut de l’enseignant qu’il a qualifié d’ «excellent» et d' «historique» et  que des syndicats ont approuvé.  Le ministre a dans ce sens demandé au corps enseignant de «ne pas prêter attention à ce qui se dit ici et là, colporté par des personnes malintentionnées».
Par ailleurs, M. Benbouzid a estimé qu’il était «temps de rompre avec les polémiques liées aux prétendues carences matérielles de l’école algérienne, et de se pencher plutôt sur l’amélioration du niveau scolaire des élèves». L’Etat qui a «tout mis en œuvre pour mettre les élèves dans les meilleures conditions possibles de scolarisation, et qui s’attache à améliorer les conditions socioprofessionnelles des enseignants, s’attend, en contrepartie, à un meilleur niveau scolaire des apprenants», a-t-il souligné. L'Algérie qui a «gagné la bataille de la quantité en matière de réalisation  d'infrastructures scolaires, désormais en nombre suffisant même dans les recoins  du pays, devra aujourd’hui relever le défi d’un rendement scolaire de qualité». Le ministre a indiqué, dans ce contexte, que le nombre de lycées qui «ne dépassait pas les 39 au lendemain de l’indépendance, a atteint les 2.000  en 2012. M. Benbouzid n’a pas omis de  rappeler, à titre d’exemple, que la wilaya de  Sétif qui ne possédait que deux lycées en 1962, dispose actuellement de 111  structures d’enseignement secondaire, qui seront incessamment renforcées par 25 autres en cours de réalisation.
Synthèse de S. S.
 

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