mardi 18 septembre 2018 19:28:51

FOOTBALL : La rétrogradation est-elle un aller simple ?

Nos clubs, nos supporters, nos techniciens et même les dirigeants vivent très mal le phénomène de la descente en division inférieure. Ils ressentent cela comme une grande humiliation, une grande malédiction qui assaille le club à un moment donné de son parcours et, partant, de son histoire.

PUBLIE LE : 07-05-2012 | 0:00
D.R

Nos clubs, nos supporters, nos techniciens et même les dirigeants vivent très mal le phénomène de la descente en division inférieure. Ils ressentent cela comme une grande humiliation, une grande malédiction qui assaille le club à un moment donné de son parcours et, partant, de son histoire. C'est pour cette raison que quand un club est relégué, tout le monde adopte une mine défaitiste comme si le ciel leur est tombé sur la tête. Pourtant, il suffit de bien étudier et de prendre en considération les raisons qui sont derrière cette situation pour revenir assez vite parmi l'élite. On avait vu comment le MCO avait rétrogradé en Ligue 2. La population d'El-Hamri avait très mal vécu la rétrogradation du MC Oran suite à sa défaite contre l'ASO. On peut dire qu'il ne s'est pas éternisé dans cette division, puisqu'il a rejoint la Ligue 1 assez rapidement. Cette saison, on peut dire qu'il est bien placé pour sauver sa «peau». La morale est assez évidente que la relégation n'est pas quelque chose qui va remettre en cause la valeur et le patrimoine historique du club. Bien au contraire, ce n'est qu'une remise en cause momentanée qui dénonce les errements à un moment donné du club qui aura commis au passage quelques erreurs d'appréciation, soit au niveau du choix des dirigeants, des techniciens ou des joueurs. Il est certain qu'une telle situation ne peut que révéler des carences ou des manques aussi bien sur le plan humain que matériel. L'argent, le plus souvent, explique un peu la chute d'une équipe du fait qu'elle ne dispose des moyens d'intéressement exigés par les nouveaux besoins du professionnalisme. Néanmoins, l’incompétence des dirigeants est le plus souvent derrière la détérioration des résultats d'un club. Les supporters sont eux aussi responsables du fait qu'ils interfèrent directement ou indirectement dans les affaires du club. Une immixtion qui, généralement, ne fait pas que du bien au club. Toujours est-il, on peut survivre à une relégation pour peu qu'on parvienne à intéresser tout le monde à la vie du club en évitant les «querelles intestines» qui sont, le plus souvent, la cause de la perte d'un club et ce, quel que soit le niveau où il évolue.
     HAMID G.


Edito
De grands clubs formateurs relégués

Autres temps autres mœurs ! C'est ce que l'on peut dire lorsqu'on constate que des clubs comme le RCK, le PAC ou l'US Biskra ont rétrogradé de la Ligue 2 au championnat amateur, eux qui évoluaient dans le championnat d'élite, même si les Biskris n'ont jamais joué en première division comme on l'appelait jadis. Il est évident que le RCK, l'équipe dont les couleurs ressemblent beaucoup à celles des Ecossais du Celtic, était, sans conteste, l'école de football par excellence. Elle a formé des générations de footballeurs. Ce  club était vraiment l'exemple à suivre par nos formations d'élite. On se «sucrait» d'ailleurs du réservoir koubéen. Les clubs de l'élite venaient, le plus souvent, faire leurs emplettes à Kouba. L'équipe qui avait enfanté les frères Aït-Chegou, Bakou, Hamada, Assad, Kaci-Saïd, Chaïb et «l'indéboulonnable» Amirouche ne pouvait tomber aussi bas. C'est un club qui a toujours bien figuré dans le gotha national. Il avait un jeu un peu particulier basé sur le beau jeu et le spectacle qui fait vibrer les foules. Pour des querelles au niveau de la direction du club koubéen, aujourd'hui, ce club vient de rétrograder alors qu'il avait bien entamé le présent exercice avant de «sombrer» vers la fin de la phase aller et le début de la phase retour. Son réveil en fin de parcours était un peu trop tard. Car tout était déjà ficelé quant aux clubs qui vont faire le grand «plongeon». On peut dire la même chose du PAC, une équipe qui possède même l'Académie de football lancée en 2007 grâce à un contrat avec le Français Jean-Marc Guillou, celui qui avait fondé le centre des Mimosas en Côte d'Ivoire. Une initiative qui avait été louée par tous les observateurs au fait des choses du football national, car le PAC était vraiment une autre école qui vient de marquer son territoire à l'instar du RCK, de l'ASMO, de l'USMH, du NAHD, du MCA, du CRB, de la JSK, du MCO, de l'ESS, du MOC... Il est certain que des ennuis financiers sont derrière cette descente aux abysses. Toujours est-il, on reste persuadés que ces équipes tel le Sphinx vont renaître de leurs cendres. Car les grands clubs ne meurent jamais ! Maintenant, la réalité est là. Néanmoins, rien n'est fatal. Il faut seulement croire en sa belle étoile jusqu'au bout et tout faire pour revenir parmi l'élite encore plus fort. Cette relégation actuelle n'est qu'un accident de parcours. Il faudra garder la tête sur les épaules pour retrouver l'élite et imposer de nouveau sa place parmi les meilleures équipes du pays comme ce fut le cas par le passé.
    Hamid GHARBI


Ligue II : L'US Biskra, le RCK et le PAC chez les amateurs

l La compétition est pour le moins impitoyable pour ceux qui n'arrivent pas à suivre le rythme.

C'est ce qui s'était passé au trio composé de l'US Biskra, le RCK et le PAC. Il faut dire que ces équipes ont le plus souvent joué les premiers rôles dans cette division de Ligue 2. Le PAC et même le RCK ont même postulé pour accéder en Ligue1. Ils avaient, il faut bien le dire, des ambitions légitimes. Néanmoins, tout cela a pris la clé des champs. Au lieu de clubs qui recherchent les hauteurs, n’ayant uniquement pu sauver leur « peau » de la relégation. C'est ainsi que les spécialistes ont essayé de comprendre pourquoi ces équipes qui ont beaucoup donné pour le football national, même si l'US Biskra n’a jamais évolué en 1re division par le passé, les deux autres équipes le PAC et surtout le RCK, eux, ont joué parmi les grands. Le RCK a obtenu le titre de champion d'Algérie en 1981 avec l'entraîneur Abdelkader Zerrar et, est même arrivé en finale de la Coupe d'Algérie en 1965 face au CRB celui des Lalmas, Achour, Kalem, Amar, Medehbi, Hamiti et les autres. Avec les frères Aït-Chegou et surtout le grand «gaucher» Amirouche, l'idole des Algérien, le RCK avait incontestablement sa place parmi l'élite du football national. C'est cette situation de grandeur du RCK qui a été perdu par les fans du club. Et c'est ce qui a fait très mal à ses inconditionnels. D'ailleurs, avec la disparition de M'hamed Talbi, tout le monde aurait aimé voir le RCK rester en Ligue 2, car il en avait les moyens. Le défunt qui a été un grand défenseur du RCK et notamment concernant les joueurs que les autres clubs venaient les prendre moyennant finances. Le problème qui explique aujourd'hui cette descente aux abysses du RCK, une équipe qui avait toujours enchanté le public koubéen ainsi que les puristes d'un football chatoyant avec des joueurs aux qualités techniques indéniables. Le RCK était vraiment même une référence dans le football national avec des joueurs de talents et aussi une organisation qui avait fait du RC Kouba, une pépinière pour les autres clubs algériens. Il faut dire que dernièrement avec Omar Rebrab à la tête de la présidence du RCK on avait nourri beaucoup d'espoirs. Néanmoins, au grand désappointement des supporters Koubéens cette expérience n'a pas duré. Ceux qui avaient pris le flambeau du club ne disposaient pas de moyens financiers conséquents pour pouvoir réussir quelque chose de probant. Mecheri, le président du club avait tout tenté pour permettre au club de s'en sortir, mais des résistances de la part du milieu direct du club n'ont pas pu permettre aux Koubéens de réussir la saison que tout le monde attendait. Pourtant, les Vert et Blanc avaient fait un très bon début, puisqu'ils étaient parmi les meilleurs, mais par la suite les moyens financiers n'ont pas suivi. Ce qui fait que les résultats sont devenus très médiocres avec le début de la phase retour. Certes, en fin de partie il y a eu un certain réveil, mais c'était déjà trop tard comme le montre cette défaite (4-2), au stade Benhaddad de Kouba, lors de l'ultime journée devant l'USM Blida. Il est certain que cette relégation au championnat national amateur a fait très mal aux fans Koubéens, mais...
 
Le PAC, une école en « perte de vitesse ? »


Aux côtés du RCK, la relégation du PAC en division inférieure a laissé un goût amer auprès des spécialistes. Cette équipe apprécié par tous jouera en championnat amateur la saison prochaine. Car, il faut bien le mettre en exergue, le PAC depuis quelques saisons, ne joue que pour éviter la relégation.
Déjà lors de la saison 2010/2011, il avait évité de justesse la descente. Néanmoins, cette saison, les choses se sont très mal passées pour le club que préside Kheireddine Zetchi, puisque Il n'a pu se maintenir suite à sa défaite, lors de l'ultime journée, à Mostaganem, devant l'ESM (2-1), un but concédé dans le temps additionnel, avait fait très mal au club qui rétrograde et c'est le SAM qui se maintient et ce malgré sa défaite, à Batna, devant le MSPB (1-0).
Là, il faut dire que les Mostaganémois ont donné un coup de main indirect aux gars de Mohammadia. Cette relégation de l'équipe de Zetchi a surpris un peu les observateurs. Car le PAC est très connu par son expérience du lancement de l'académie du football avec le français Jean-Marc Guillou, l'auteur du lancement de l'école des « Mimosas » en Côte-d'Ivoire. En effet, depuis 2007, Zetchi avait lancé cette Académie avec le technicien français qu'il avait connu lorsqu'il était en Suisse comme joueur. On avait commencé avec huit joueurs à la technique extraordinaire. Aujourd'hui, ils sont devenus plus nombreux, mais aussi plus âgés. Il faut dire que le PAC semble chercher une autre mentalité à inculquer à son équipe. On ne veut plus payer à des joueurs des sommes colossales alors qu'ils ne possèdent pas le talent voulu.
C'est ce qui explique que beaucoup de joueurs du PAC qui avaient quitté le club pour enrichir les autres. Il faut dire que ce club du Paradou (Hydra) avait accédé en 1994, fondé par Zetchi. Il avait gravi les échelons à une vitesse vertigineuse réussissant à accéder en première division damer même le pion aux grands du championnat national.
En perdant des joueurs comme Touati, Djediat, Tedjar, Ogbi, Bouaïcha et les autres, on ne peut aller loin, surtout que le recrutement n'a pas été fort. De plus, Bouhelal qui a été l'artisan des différentes accessions du PAC est parti. Il est certain que les « pacistes » vont viser l'avenir en mettant le paquet sur leur propre potentiel et leur Académie de football. Le fait de « voler » les joueurs des autres ne peut mener certainement nulle part. C'est peut-être la leçon qu'on peut tirer après cette chute du PAC. Les spécialistes s'attendent à ce que ce club revienne encore plus fort parmi l'élite.
Aux côtés de ces clubs, on peut aussi parler de l'USBiskra, l'équipe chère aux Zibans. Elle avait été parmi les formations les plus considérées dans cette division. Néanmoins,  ces derniers temps pour des raisons de gestion et aussi pour des ennuis financiers, le club n'a pas réussi à garder ses joueurs comme Merazka et les autres. Aujourd'hui, le club biskri aura du mal à revenir parmi l'élite s'il n'arrive pas à régler ses problèmes d'argent.  Toujours est-il avec le travail et surtout de bons dirigeants, le club peut se refaire une nouvelle santé. Ce sera aussi le cas pour le RCK et le PAC, étant donné que la relégation n'est jamais un aller simple sauf pour ceux qui ne veulent pas mettre les moyens humains et matériels pour retrouver la place qui a toujours été la leur.
    Hamid Gharbi


RCK : Le Raed, un club en déperdition

Le RC Kouba a complètement raté sa saison en Ligue 2 pro durant l’exercice 2011-2012, qui vient juste de s’achever. La relégation du club en Division nationale amateurs a surpris les puristes en général et dérouté les inconditionnels du club, qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Le Raed qui par le passé faisait la fierté de tout Kouba et de nombre d’amateurs du ballon rond national, vient de vivre une mésaventure qui aurait pu lui être épargnée, avec une équipe dirigeante digne de ce nom. D’année en année, la situation du club se dégrade et ne connait pas la trajectoire qui aurait du être sienne, en raison des potentialités footballistiques réelles qui ont toujours émergé dans ce des Amirouche, Safsafi, Assad, Kaci-Saïd, Chaïb, Bouzama, Cerbah. De très bons joueurs ont défilés au Raed, nous citerons les frères Abdelguerfi, Ousserir, Slatni, Boukedjane, Bouferma, Boussouar, Nessakh, Bendahmane, Berguiga et bien d’autres qui ont honoré ses couleurs. Le RCK, club d’un grand et important quartier de la capitale, a de tout temps par le passé constitué une véritable attraction pour ceux qui suive le championnat national. Depuis ces dernières années, il est en perte de vitesse inquiétante quant à son devenir. Depuis, le départ du président Mustapha Lamali, le Raed a perdu son identité si l’on puisse dire les choses de cette manière. Il est vrai qu’Omar Rebrab (Hyundaï) a fait de son mieux pour redorer le blason du club qu’il a pris en main il y a quelques années de cela, seulement, il n’a pas fait long feu. Le RCK était parmi les équipes bien classées en début de saison, pour jouer le titre. Mais, il a par la suite sombré inexplicablement au point où ça l’a mené droit vers le purgatoire. Il est vrai que le RCK souffre de l’absence de moyens financiers, mais pas au point de connaitre un tel sort. Nos tentatives de joindre le président du club M. Mecheri sont restées vaines. Par ailleurs, en ce moment, le nom de l’ancien président, Mustapha Lamali, circule à Kouba, où beaucoup de gens espèrent son retour.
Le RCK victime de luttes intestines
Pour l’ancien international et joueur du RCK, Mohamed Chaïb, que nous avons joint pour nous donner son point de vue sur la situation de son club de toujours, sa réponse a été comme suite: «Personnellement, je suis meurtri par cette situation dans laquelle se trouve le RCK. Son malheur ? Les gens qui l’aiment au lieu de s’unir pour lui donner plus de force et le bâtir, ne font que s’entre-déchirer et agissent dans le sens de la division pour le détruire. En tant qu’enfant du club, on est-là pour apporter notre aide et contribution afin que soit entamer l’opération redressement. A ce rythme, le Raed court à sa perte». Il poursuivra en affirmant : « Les dirigeants actuels toute honte bue, ne veulent pas quitter la table alors qu’ils sont responsables de la déroute du club. Ils n’ont pas été capables de le mener à bon port et ont le culot de vouloir continuer à le diriger. Le temps est venu de procéder à des changements radicaux pour mettre à la tête du RCK des gens qui non seulement lui sont attachés, mais ils doivent aussi être capables de le gérer à bon escient. C’est un vrai gâchis ce qui se passe ». De son point de vue et de celui de nombre de supporters Koubéens : «A mon sens, le retour de Mustapha Lamali devient en ce moment une nécessité. C’est un homme brave, intègre et compétent qui connait parfaitement la maison. Il a été capable de gérer comme il faut le RCK avec peu de moyens, en le faisant accéder et en faisant de bonnes choses. C’est l’homme de la situation, j’en suis convaincu. Beaucoup de Koubéens l’apprécient et l’estiment pour tout ce qu’il a donné au club qu’il a servi avec dévouement. Hélas, des énergumènes sont toujours-là pour tout casser et se sont ceux-là qui l’avaient contraint à partir, pour le grand malheur du club. Il est capable de lui redorer son blason. J’appelle à la mobilisation et à l’union les amoureux du club».
Mustapha Lamali la solution ?
Pour sa part, joint par nos soins pour connaître son point de vue sur la question, l’ex-président, Mustapha Lamali avec sa gentillesse coutumière dira en toute sagesse : «Je suis vraiment meurtri par la situation du RCK qui vient d’être relégué. Je ne m’y attendais pas. C’est vraiment triste qu’en en soit arrivé-là ! Ça me touche de savoir qu’on veuille mon retour au club, que j’ai toujours servi avec amour, passion et dévouement, sans rien attendre en retour. Contrairement à ce qu’ont voulu faire croire ceux qui m’ont poussé à partir. Malgré tout ce qu’on a fait dans l’intérêt du club, avec peu de choses, certains agitateurs ont trouvé le moyen de nous dénigrer ». Il confiera encore « Sachez qu’en 2000, l’année du retour du Raed au sein de l’élite, on avait 13 points d’avance sur le second durant la phase aller, grâce aux efforts de l’équipe dirigeante que je conduisais. Ces mêmes fossoyeurs ont tout fait pour nous déstabiliser dans le but de nous destituer pour prendre notre place, dans le but de récolter le fruit de nos efforts et de notre labeur. Le grand problème du RCK, se sont les agitateurs qui gravitent autour, qui depuis toujours constituent son malheur. C’est vraiment dommage ! ».
Pour ce qui est de la possibilité de le voir reprendre les commandes du club, Lamali avait comme un pincement au cœur pour dire ceci : « J’ai tellement souffert de l’ingratitude, que je me suis éloigné du milieu du football, préférant me consacrer pleinement à ma famille. Je voudrai bien venir en aide au RCK, mais pour des raisons purement professionnelles, cela m’est en ce moment impossible. Je suis désolé pour ceux qui tiennent à moi et je les en remercie du fond du cœur. J’espère que ceux qui auront pour mission de le diriger à l’avenir en prendront bien soin, car il s’agit d’un précieux patrimoine à préserver. Je tiens à cette occasion à avoir une pieuse pensée pour le défunt M’hamed Talbi que Dieu ait son âme et à lui rendre hommage pour son parcours sportif et tout ce qu’il a donné au Raed. Qu’il repose en paix ». Alors quel avenir pour le RCK ? Aux vrais amoureux du club au sein de la grande famille koubéene d’en décider… il en est bien temps d’ailleurs.
Mohamed-Amine Azzouz  


Le PAC veut reprendre l’ascenseur

La Paradou AC est officiellement relégué en division amateur au sortir d’une saison à mettre aux oubliettes. Une situation quand même paradoxale au regard des projets qui se font au sein de ce club qui a connu la notoriété et la réussite grâce à son académie, l’une des meilleures en Afrique, n’a pas réussi pourtant à faire grand-chose avec l’autre club engagé en compétition nationale. Après trois accessions de suite en l’espace de trois ans, le Paradou AC est vite retombé dans l’oubli, enchaînant trois rétrogradations en l’espace de six ans ! Techniquement donc, le PAC est rétrogradé. Il avait une chance sur dix de sauver sa tête du purgatoire. Pour ce faire, il fallait qu’il ne perde pas lors des deux derniers matches du championnat, mais il a perdu. « Nous y avons pourtant cru jusqu’au bout », a déclaré après coup, l’entraîneur Khaled Lounici, l’un des rares à y avoir cru, pour tout dire. Engagé en milieu de la saison, avec pour mission de maintenir le club en Ligue 2, l’ex-coach de l’OM, n’y finalement pas parvenu, en dépit d’un enthousiasme certain. Ayant tenté vainement la voix « administrative » pour se maintenir, en demandant la réouverture du dossier du match USSMBA-SAM, la direction « paciste » a vite fait de passer à autre chose, en pensant d’ores et déjà à la saison prochaine. Si Kheireddine Zetchi a vérifié sur le terrain la politique de rajeunissement qu’il avait prôné l’été dernier, il n’en démord pas pour autant. Le boss du PAC a décidé de maintenir le même effectif, qu’il compte néanmoins renforcer avec quelques joueurs aguerris, à fin de remonter vite en Ligue professionnelle. « Une saison en amateurs servira d’apprentissage aux jeunes. Cette année a été riche en enseignements. Nos joueurs ont gagné en expérience. Ce serait du gâchis de s’en passer. On jouera l’accession dès la saison prochaine », a promis tout récemment Zetchi qui compte bien garder l’ossature actuelle. Le mot est donc donné : « jouer l’accession dès la saison prochaine ». En tous les cas, le PAC a les moyens et l’expérience pour réaliser un tel défi. Vu l’organisation qui prévaut au sein de ce club du reste formateur, cela ne devrait pas constituer une montagne ! L’exemple l’OMR devrait donner à réfléchir aux dirigeants. Ce prestigieux club qui, il y a à peine six ans jouait en première division se morfond aujourd’hui en inter région. On sait qu’au PAC, la politique est toute autre. Cela rassure quant à l’avenir de ce club où l’on fait de la bonne formation.
A. Benrabah


L’US Biskra a manqué de tout

L’USB est l’autre équipe rétrogradée en division amateur. Le club biskri qui avait connu une accession historique en 2005 n’a plus jamais réussi réellement à s’imposer parmi l’élite en dépit de la mobilisation de cette wilaya autour d’un club qui a vu quand même éclore une belle génération. La descente aux enfers a déjà commencé l’année de l’accession, puisqu’au bout de la saison qui s’en est suivi, l’USB a été rétrogradé. Une perte ! Oui, c’en est une, puisque le club dispose de l’un des meilleurs stades du pays. Mais faute de moyens et d’une politique à long terme, le club a continué de dégringoler pour en arriver là où il est aujourd’hui. Autant le dire, le club s’était condamné à la rétrogradation dès l’entame de saison, après un automne catastrophique. En résumé, le club a manqué de tout. De régularité, de soutien et de moyen. Trois critères importants. Même Liamine Bougherara qui arrivait à l’été avec un projet sérieux a fini par jeter l’éponge, car lassé de jouer les Don Quichottes, brassant seul le vent. Après coup, l’USB paraissait condamné. Techniquement et financièrement, le club ne répond plus aux critères.Tout le contraire du CABBA et de la JSS qui financièrement semblent mieux nantis.    
A. B.
 

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