mercredi 28 juin 2017 16:53:52

Etats généraux de la Petite et moyenne entreprise : Des dispositifs innovants et adaptés

Pierre angulaire de toute politique économique, la PME occupe une position clé dans la politique économique nationale.

PUBLIE LE : 06-05-2012 | 0:00
D.R

Pierre angulaire de toute politique économique, la PME occupe une position clé dans la politique économique nationale.

Les différents dispositifs d’appui au secteur se sont traduits par des résultats encourageants  soit 25.000 PME créés, chaque année, ce qui portera le nombre global d’entreprises en activité au 30 juin 2011 à 642.000 ce qui est « insuffisant comparativement aux normes universelles qui prévoient entre 50 et 60 PME pour 1.000 habitants » comme le souligne le directeur général de la PME au MIPI, M. Ammouri Brahiti. Aussi, l’intérêt  accordé par les pouvoirs publics à ce secteur s’est traduit, à travers le plan quinquennal 2010-2014 par un projet de création de 200.000 PME soit 30 PME pour 1.000 habitants et la mise à niveau de 20.000 entreprises. Néanmoins, certains acteurs en charge du dossier avouent que les dispositifs d’aide à la PME n’ont pu résoudre la problématique de financement considérée comme la contrainte majeure à l’évolution de la PME. En effet, le crédit aux PME reste « un acte d’investissement à risque contre lequel la banque doit se prémunir alors que le taux élevé de sinistralité auquel s’expose les PME, principalement lors de leur création et à un degré moindre dans le cas d’une extension, rend l’accès au financement difficile, voire impossible en l’absence de garanties » selon les aveux du directeur général du FGAR (fonds de garantie des crédits aux PME).
Et c’est dans le souci de lever cette entrave que l’Etat a introduit une série de mesures en appui à la petite et moyenne entreprise orientées vers l’ancrage de la culture d’entreprenariat, l’encouragement de l’investissement, la facilitation de l’accès aux crédits bancaires et la diversification des sources de financements (leasing, capital investissement, et le crédit à longue maturation…). Parmi ces mécanismes, le FGAR consacre la démarche des pouvoirs publics visant à faciliter aux entreprises l’accès aux financements bancaires  sur la base du partage du risque et ce tout au long du processus de création du projet. Cette action  soutenue par les fonds propres de l’Etat sera consolidée, durant les années à venir a déclaré récemment le ministre en charge du secteur. Dans ce contexte, une série d’actions dont la mise en œuvre des structures d’appui à la création de PME au niveau local, l’amélioration de la compétitivité des PME et la modernisation du potentiel productif national, l’amélioration de l’environnement de la PME en termes d’accès au financement et,  l’allègement de la pression fiscale sur les entreprises productives sont retenues dans le cadre des perspectives à moyen terme. Ainsi, les états généraux de la PME prévus en juin prochain devront constituer une opportunité  pour évaluer toutes les politiques et dispositifs dédiés à la promotion des PME. « Il est nécessaire et primordial d’établir un diagnostic avec l’ensemble des parties concernées, afin de mettre en place et d’anticiper une politique permettant l’épanouissement de la culture entrepreneuriale chez les jeunes et le développement des PME créatrices de richesses et de valeur ajoutée hors hydrocarbures », a déclaré dans ce sens, le directeur général de la PME.    

Anticiper une stratégie de croissance compétitive et durable
Les thématiques retenues pour ces rencontres élaborées avec le concours d’experts nationaux avec le concours de l’expertise du programme DEVED GIZ ont trait notamment à la micro-finance, la micro-assurance, la démarche des clusters orientés sur la compétitivité des filières et la compétitivité des territoires, le coaching et l’accompagnement des jeunes porteurs de projets et le développement local. Il s’agira d’anticiper une stratégie de croissance compétitive et durable hors hydrocarbures  comme vecteur de stabilité sociale indique M. Brahiti. Par conséquent, il sera question de retenir trois axes susceptibles de concourir à cet objectif à savoir  comment instaurer un environnement transparent et propice au développement des affaires », « comment former de nouvelles générations aux dispositions de la culture entrepreneuriale » et enfin « comment fructifier les initiatives privées dans le développement économique hors hydrocarbures ». La première thématique qui concerne  la compétitivité, l’innovation et l’internationalisation des PME  recommande de positionner cette dernière « dans une dynamique compétitive et innovante lui permettant de s’aligner sur le référentiel et les standards internationaux de production ». La seconde thématique qui devra traiter de la spécificité de la nouvelle génération des PME appelées à s’intégrer dans la politique de diversification sectorielle, le redéploiement régional et le développement de la sous-traitance abordera « la création d’entreprises dans les filières qui permettent l’intégration horizontale et verticale de l’économie nationale, une priorité de la future politique d’appui à la PME ». Aussi, le développement de la sous-traitance interviendra en grande partie dans la concrétisation de cet objectif. Dans le même contexte, l’ordre du jour met en avant cet impératif de redéploiement de la PME au niveau national dans le souci d’équilibre régional et par conséquent, de stabilité sociale. En troisième lieu, intervient le développement de la ressource humaine et de l’employabilité au sein de la PME. Un thème qui renvoie à l’importance du rôle de la formation et de la qualification des personnels et de la main d’œuvre pour répondre aux besoins des entreprises en matière de capacités managériales et d’innovation et, par ricochet, de compétitivité. Enfin, la dernière thématique concerne le financement de la PME et l’intermédiation financière. Il sera question de cerner « les entraves aux nouveaux instruments introduits ainsi que les nouveaux produits financiers à concevoir pour améliorer l’accès des PME au financement bancaire ». D’autres thématiques seront abordées en parallèle et suggéreront, entre autres,  une « charte de la PME » qui constituerait « une plate-forme consensuelle qui restitue un seuil minimum de principes et de règles déontologiques à observer par les PME dans leurs relations avec des tiers ». Une charte « dont la clarification  s’impose pour éviter toute ambigüité ou confusion avec d’autres  initiatives prises par différents acteurs » précise M. Ammouri Brahiti. L’atelier organisé dans cette perspective ressort cette nécessité  d’introduire des dispositifs innovants adaptés aux spécificités des PME. Dans cette optique, il ya lieu de rappeler que la révision de la loi d’orientation de la PME a permis de formaliser plus d’une cinquantaine de textes d’application. Est-il utile de rappeler que plusieurs mesures de consolidation pour la création, le maintien et la sauvegarde de la PME ont été prises sur la période 2008-2011 Allègement fiscal, le taux d’imposition passe de 25 % à 19 % pour les activités de production de biens, du BTPH et du tourisme soit une réduction de six points se traduisant par le renforcement des capacités d’autofinancement des PME, la bonification des taux d’intérêts des crédits d’investissement aux PME, le financement de projets à longue maturité, la création de fonds d’investissements locaux, la création de sociétés de leasing, et le financement des PME par le biais du FNI avec prise de participation à hauteur de 34 %.
Akila Demmad


Impliquer davantage les PME dans la sous-traitance

Le développement de la filière de sous-traitance exige une « véritable décision politique » avait déclaré le président du CNC/PME. Des propos qui renseignent sur la faiblesse de l’intégration industrielle nationale.
La filière n’assume pas son rôle dans l’économie nationale n’étant pas encadrée par une stratégie claire.  Aussi, ce sont les entreprises étrangères qui se partagent les marchés de la sous-traitance moyennant des milliards de dollars sachant que le taux d’intégration nationale au sein de ces entreprises reste encore très faible s’il n’est pas quasiment inexistant.
Aussi, la mise en place d’un réseau de sous-traitance reste tributaire d’une action concertée entre les différents intervenants à savoir l’université, les porteurs de projets, les pépinières, les directeurs de PME, les entreprises et le secteur de la formation professionnelle. Les prochaines assises sur la PME prévoient justement de déterminer les voies et moyens de développer la sous-traitance pour permettre la création d’entreprises dans les filières qui permettent l’émergence de pôles de production structurés et conformes aux standards internationaux au plan de la qualité notamment.
D. Akila

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