mercredi 22 mai 2019 18:56:31
D.R

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adressé lundi un message au secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) à l'occasion de la fête internationale du Travail célébrée le 1er mai de chaque année, dont voici le texte intégral : 

"Chères sœurs, chers frères,
La date anniversaire du 1er mai que nous célébrons à l'instar des travailleuses et travailleurs à travers le monde est, pour nous, l'occasion de renouveler notre ferme attachement aux valeurs du travail et de l'effort comme fondements du développement global de notre pays et du progrès et du bien-être de notre peuple. J'adresse, à cette occasion, mes chaleureuses salutations à toutes les travailleuses et tous les travailleurs sur les lieux de travail et de production, en considération pour leur dévouement dans l'accomplissement de leurs devoirs et leur contribution au rétablissement et à la sauvegarde de la souveraineté nationale, et en hommage à leurs efforts dans l'impulsion du développement économique et social de notre pays dans des circonstances parfois difficiles. Chaque année, le 1er mai nous offre l'occasion de nous remémorer le rôle éminent de vos aînés dans le contrat pour la liberté, et votre militantisme syndical sous l'égide de l'Union générale des travailleurs algériens grâce auquel la classe ouvrière à été à l'avant-garde de la Révolution et de la bataille de la construction et de l'édification.   

Chères sœurs, chers frères
C'est un moment privilégié qui nous permet d'évaluer les réalisations concrétisées, dont nous puisons notre inspiration pour le renforcement des acquis de la Nation et à travers lequel nous formons des ambitions pour l'avenir. L'occasion m'a déjà été donnée de rappeler l'effort exceptionnel de reconstruction qui a marqué de son sceau les dernières années, grâce aux moyens considérables mobilisés par l'Etat, à travers les programmes de développement consécutifs qui ont permis de réaliser des milliers d'établissements scolaires et d'assurer des centaines de milliers de places pédagogiques à l'université. Ces efforts ont, également, permis de réaliser des progrès notables en matière de structures de santé publique, d'approvisionnement de la population en eau potable, en électricité et en gaz naturel, et en matière de logement et de réalisation de dizaines de milliers de kilomètres de routes nouvelles, concomitamment avec le lancement de grands chantiers dans le domaine du transport, aux fins de rénovation et d'expansion des réseaux ferroviaires et de transport urbain dans les grandes villes, et avec la mise en valeur de millions d'hectares de terres agricoles, et bien d'autres réalisations et acquis. Cette dynamique s'est accompagnée d'une nette baissea du taux de chômage et d'une stabilisation du taux de croissance économique hors-hydrocarbures, ainsi que d'une maîtrise du taux d'inflation et d'une atténuation des contraintes de la dette extérieure, suite au remboursement anticipé des échéances.

Chères sœurs, chers frères,
Les travailleurs ont bénéficié de ces politiques économique et sociale à travers les efforts visant l'amélioration des conditions de vie de tous les citoyens et à travers l'augmentation des salaires et des revenus, à commencer par celle du salaire national minimum garanti durant toute la décennie, celle des salaires des fonctionnaires de tous les secteurs, auxquelles s'est ajoutée celle des salaires des employés du secteur économique public. Les retraités n'ont pas été en reste de cette équité sociale puisque cette catégorie a, elle aussi, bénéficié exceptionnellement d'importantes augmentations. Ceci sans oublier l'amélioration et l'extension de la couverture sociale qui concerne toutes les catégories sociales, ainsi qu'une meilleure qualité des prestations sociales à travers la modernisation du système de sécurité sociale qui utilise, désormais, les procédés les plus récents dans la gestion et dans les prestations assurées aux citoyens. Il y a lieu de rappeler, également, la création de la Caisse nationale des réserves de retraite en 2006, financée aujourd'hui à hauteur de 3%, des revenus de la fiscalité pétrolière annuelle, création qui procède de notre souci de garantir la pérennité du système national de retraite. Ces développements sont, dans l'ensemble, le fruit du dialogue social que nous avons pu, grâce à Dieu, transformer, en 2006, en un pacte national économique et social qui est actuellement en phase d'enrichissement en vue de sa prorogation et auquel l'Organisation internationale du travail (OIT) a rendu un hommage appuyé.

Chers sœurs, chers frères,
Ces réalisations sont certes remarquables, l'Algérie se doit, cependant, de poursuivre ses efforts pour rattraper, de manière définitive, les retards dont elle pâtit, les progrès enregistrés ces dernières années nous appellent à intensifier nos efforts en vue de produire des richesses économiques diversifiées, de veiller au développement et à la diversification de l'économie nationale et de ne plus compter uniquement sur les recettes générées par les hydrocarbures, convaincus que nous sommes que le citoyen algérien possède des compétences et des capacités telles qu'il est parfaitement qualifié pour affronter l'après pétrole.
De ce fait, j'en appelle à tous les opérateurs algériens pour participer plus activement à la bataille nationale pour la compétitivité, qui passe par la création d'entreprises efficaces, publiques, privées ou en partenariat avec les étrangers, des entreprises à même de créer beaucoup d'emplois, d'assurer à la communauté nationale sa part de revenus et de permettre à notre économie de diversifier ses parts de marchés extérieurs.
L'année 2011 a été marquée, en particulier, par d'importantes mesures visant à encourager l'investissement destiné à fournir le plus grands nombre d'emplois possible. Les mesures incitatives bénéficiant aux jeunes et aux chômeurs désirant créer leurs propres micro-entreprises ont été consolidées, en plus du soutien accordé aux différents programmes publics d'intégration professionnelle des jeunes et de l'intérêt particulier dévolu à la formation, du fait de son lien direct avec les besoins et le développement du marché de l'emploi.

Chères sœurs, chers frères,
Le fait le plus important qui coïncide, cette année, avec le 1er mai, est la mise en application des réformes politiques que j'ai annoncées en avril 2011 afin de promouvoir le processus démocratique. J'ai veillé à mener une large concertation avec toute la classe politique, les personnalités nationales et la société civile en vue d'enrichir l'arsenal juridique consacré à ces réformes, dans le but de prémunir notre pays de toute convulsion ou agitation, ou encore de la réédition de la tragédie nationale. L'année 2011 a vu la promulgation d'une série de textes de loi destinés à encadrer les réformes politiques annoncées, dont la nouvelle loi organique relative aux élections, qui énonce toutes les garanties requises pour l'organisation d'élections transparentes, sincères et équitables dans la perspective des élections législatives prévues pour le 10 mai 2012. Ce sont ces garanties qui permettront de consolider la démocratie et autoriseront l'expression de la volonté populaire en toute transparence et en toute probité. Dans le même cadre, de nouvelles lois ont été promulguées, en particulier celle concernant l'élargissement de la représentation de la femme dans les assemblées élues qui s'inscrit dans le contexte de l'amendement constitutionnel de 2008 et encourage les partis politiques à promouvoir la représentation de la femme et son autonomisation dans différents aspects de la vie, en complément des efforts tendant à garantir l'égalité des chances entre les deux sexes dans d'autres domaines comme l'éducation, l'enseignement, l'emploi et l'accès aux postes de responsabilité.
Chères sœurs, chers frères,
Les regards sont aujourd'hui fixés sur l'Algérie qui, pour avoir apporté, hier, la preuve du génie de sa Révolution, est capable de donner un exemple de pondération en matière de consolidation du processus démocratique. Chaque membre de la collectivité nationale devrait, dès lors, être conscient que sa participation au rendez-vous électoral du jeudi 10 mai revêt une importance considérable à plus d'un titre, qu'elle diffère des échéances précédentes du fait que ces élections détermineront les perspectives d'avenir et auront un impact sur la destinée du pays. Tous doivent être parfaitement conscients qu'une participation massive ouvre la voie à la consolidation des assises de l'Etat et qu'un Etat fort est un Etat capable de défendre le citoyen et de sauvegarder la souveraineté nationale et la cohésion du pays, dans un contexte international prêtant à de multiples interrogations. Partant, je suis convaincu que les travailleurs sauront, comme toujours, relever les défis imposés par cette phase cruciale de l'histoire de notre peuple et qu'ils voteront massivement, en toute liberté et en toute responsabilité. Je m'adresse en particulier à notre jeunesse que j'appelle de nouveau à saisir cette opportunité pour exprimer sa volonté et choisir les personnes les mieux indiquées et les plus à même de concrétiser ses aspirations. Elle est la première concernée par les réformes que nous avons initiées et nous comptons sur elle pour poursuivre l'entreprise de construction et protéger la patrie et le peuple. Tout comme je tiens à attirer l'attention des femmes algériennes, en général, et des femmes travailleuses, en particulier, sur l'importance de ce rendez-vous s'agissant de l'affirmation de leur présence sur la scène politique et de la consolidation de leur participation à la mise en place d'une société de justice, de tolérance et d'égalité, d'autant plus que les conditions favorables se trouvent réunies, aujourd'hui plus que par le passé, pour donner corps à leurs aspirations.
Le pays est à l'orée d'une phase charnière de son histoire, une phase qui exige davantage de mobilisation de la part des citoyens pour réaliser les objectifs du renouveau national et couronner de succès les prochaines étapes de notre démarche nationale. J'appelle les citoyennes et les citoyens à assumer leurs responsabilités dans l'entreprise de renouveau que nous avons engagée et à redoubler d'efforts en vue de raffermir la cohésion de notre société, renforcer sa solidarité et doter l'Algérie d'une ambition qui soit à la mesure des défis auxquels elle se trouve confrontée."

--------------------------------

Vers une participation dynamique des jeunes dans la vie politique

Dans un échiquier national foisonnant de partis politiques qui ne désirent qu’à avoir des militants et des jeunes pour exprimer leur volonté d’exister dans la dynamique en cours, le Chef de l’Etat va dans le sens des revendications de la société, et provoque le déclic pour le changement radical en profondeur dont le premier jalon se cristallise avec les législatives du 10 mai. Une Assemblée équilibrée, plus représentative des aspirations des citoyens et citoyennes de la République, avec des institutions au service du peuple et des intérêts suprêmes du pays.

Un rendez-vous décisif, notamment pour les jeunes, impliquant la participation massive
La campagne électorale entre dans sa dernière semaine, qui coïncide avec le 1er Mai, jour de célébration de la fête internationale du Travail. Elle marque le premier pas vers la mise en œuvre des réformes politiques, annoncées en avril 2011, avec pour but de promouvoir le processus démocratique dans sa diversité politique, sa liberté d’opinion et d’expression conformément aux cadres juridique et législatif élaborés lors des consultations nationales en juin dernier en compagnie de la majorité de la classe politique et des acteurs nationaux de la société.
Aussi, la commémoration du 1er mai, cette année qui intervient dans un climat de campagne électorale  pour les élections législatives du scrutin du 10 mai 2012, constitue un rendez-vous décisif impliquant la participation massive des membres de la communauté nationale en vue de consolider davantage le processus démocratique et de déterminer plus clairement les perspectives d’avenir du pays en termes de renouveau et de consolidation des fondements de l’Etat de droit, des institutions crédibles et de bonne gouvernance.
Tout en revenant à l’année 2011 et aux objectifs politiques qui leur sont assignés en vue de parachever la reconstruction du pays sur des bases stables et des institutions pérennes, le Chef de l’Etat ouvre l’année 2012 par des engagements politiques profonds afin de promouvoir le processus démocratique et pluraliste, et asseoir une plus large représentation des femmes dans les assemblées populaires élues, une ouverture du champ politique aux jeunes ou encore l’émergence de nouvelles élites et les contours d’un renouveau de la société, à la faveur de la dizaine de textes de loi engageant une réforme politique radicale dont les élections législatives du 10 mai en constituent un appui solide et une passerelle incontournable aux différents programmes de développement nationaux engagés par le pays depuis ces dernières années. C’est aussi la première matrice de mise en œuvre des textes de loi destinés à encadrer les réformes politiques annoncées en avril dernier, citant la loi sur le régime électoral qui énonce toutes les garanties requises pour l’organisation d’élections transparentes, sincères et équitables qui vont permettre de consolider la démocratie et autoriser l’expression de la volonté populaire en toute probité.

Les femmes, un autre maillon des réformes et de la poursuite de l’œuvre
C’est à juste titre que le Président de la République appelle les jeunes à la  dynamique de participation à la vie politique et à saisir le 10 mai pour choisir les personnes de foi, d’intégrité et de compétences capables de réaliser leurs aspirations, affirmant que les réformes décidées s’adressent notamment à la jeunesse sur qui repose la poursuite de l’entreprise de construction et protection de la patrie et du peuple.    
Les femmes algériennes, un autre maillon des réformes et de la poursuite de l’œuvre de construction du pays, sont interpelées sur l’importance du rendez-vous du 10 mai, car s’agissant de l’affirmation de leur présence sur la scène politique et de la consolidation de leur participation à la mise en place d’une société de justice, de tolérance et d’égalité et pouvoir ainsi donner consistance à leurs aspirations.
En conséquence, la femme algérienne connaît elle aussi un nouveau tournant avec l’élargissement de sa participation aux assemblées élues et la conjugaison de ses efforts sur le terrain gagnera plus d’efficacité dans la gestion des affaires publiques de la cité, à commencer avec les résultats du scrutin du 10 mai prochain. Cela constitue également un dénominateur commun avec les discours des candidats en lice pour les 462 sièges de l’APN.
Ce sont autant de points développés dans le message du Président de la République, convaincu que les travailleurs sauront relever les défis imposés par cette phase cruciale de l’histoire de notre peuple et qu’ils voteront massivement, en toute liberté et en toute responsabilité.  
Considérant que le pays est à l’orée d’une phase charnière de son histoire, une phase qui exige davantage de mobilisation de la part des citoyens pour réaliser les objectifs du renouveau national et couronner de succès les prochaines étapes de notre démarche nationale, le Chef de l’Etat appelle en ce jour de célébration de la fête du Travail, les Algériens, citoyennes et citoyens à assumer leurs responsabilités  dans l’entreprise de renouveau engagée et à redoubler d’efforts pour raffermir la cohésion de la société, renforcer sa solidarité et  hisser l’Algérie à la hauteur des défis auxquels elle se trouve confrontée.
Houria A.

-----------------------------

Une économie compétitive
Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a appelé l'ensemble des opérateurs algériens à participer "plus activement à la bataille nationale pour la compétitivité", en vue notamment de créer des emplois, dans un message adressé au secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), à l'occasion de la célébration de la fête internationale du Travail. "J'en appelle à tous les opérateurs algériens pour participer plus activement à la bataille nationale pour la compétitivité, qui passe par la création d'entreprises efficaces, publiques, privées ou en partenariat avec les étrangers, des entreprises à même de créer beaucoup d'emplois, d'assurer à la communauté nationale sa part de revenus et de permettre à notre économie de diversifier ses parts de marché extérieurs", a indiqué le Chef de l'Etat. En fait, les années 1990 en Algérie resteront marquées par une ouverture économique qui a donné le tempo au choix de l'option libérale imprimée au système économique. Depuis cette date, plusieurs accords ont été signés par l’Algérie en vue d’intégrer l'économie mondiale. Le pays a eu à faire face depuis à un redoutable défi : gagner la bataille de la compétitivité, pour à la fois éviter au tissu économique national de se délabrer sous l'effet de la concurrence des produits des pays partenaires bénéficiant de la liberté d'accès au marché local, mais aussi de conquérir des parts du marché extérieur si nécessaires à l'équilibre de la balance commerciale. La modernisation du secteur productif algérien devient alors une nécessité incontournable, et c'est dans cette optique qu'est lancé le programme de mise à niveau des entreprises. Ce programme s'inscrit dans la perspective de faire évoluer le régime de croissance de l'économie trop marqué par les hydrocarbures et un formidable retard de l'industrie. Le nouveau régime de croissance recherché par les autorités algériennes a pour objectif l’amélioration du potentiel d'offres de l'économie, sa diversification, l’amélioration de la qualité du capital humain, l’augmentation du taux d'investissement et l’amélioration du cadre institutionnel. Même si le pays peine à lancer de manière rigoureuse et déterminée ce programme de mise à niveau des entreprises, il n’en demeure pas moins vrai que le financement du programme est tout à fait à la portée des finances de l'Etat. Aussi, après avoir reconnu, dans une certaine mesure, que c'est le secteur privé qui crée de la croissance économique, de l’emploi et de la richesse, le gouvernement, dans le but de développer davantage l’économie nationale, a mis à la disposition des investisseurs locaux et étrangers tous les moyens matériels et humains pour favoriser le climat des affaires dans le pays. Le marché algérien, tous secteurs confondus, est devenu ces dernières années un véritable eldorado pour les investisseurs. L’Algérie dispose d’un environnement économique très favorable du moment que tous les secteurs d’activité, qu’ils soient dans l’industrie ou dans les services, offrent des opportunités qui n’ont pas d’égales ailleurs. À cela viennent s’ajouter les potentiels humains, naturels et financiers que le pays compte. Mais cette reconnaissance doit se traduire en action positive. Les réalisations du secteur privé sont remarquables, mais loin des espérances placées en lui. Toutefois, il est encourageant que le gouvernement ait évolué dans la bonne direction dans de nombreux domaines pour renforcer les capacités économiques du pays, ce qui représente, à l’évidence, le moyen le plus sûr d'atteindre une croissance forte et une nation compétitive.
Farid B.

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions