mercredi 19 septembre 2018 07:12:42

Croissance économique : La structure du modèle actuel ne peut perdurer

«La structure du modèle actuel ne peut être soute-nable à long terme». Ce constat du ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement renvoie aux multi-ples dysfonctionnements, à savoir, a-t-il indiqué, «une croissance de l’emploi, un taux de chômage et un niveau de bien-être social très fortement corrélés à la fiscalité pétrolière» dont les cours volatiles impactent lourdement sur cette équation fragile.

PUBLIE LE : 29-04-2012 | 0:00
D.R

«La structure du modèle actuel ne peut être soute-nable à long terme». Ce constat du ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement renvoie aux multi-ples dysfonctionnements, à savoir, a-t-il indiqué,  «une croissance de l’emploi, un taux de chômage et un niveau de bien-être social très fortement corrélés à la fiscalité pétrolière» dont les cours volatiles impactent lourdement sur cette équation fragile.

Aussi, la fiscalité ordinaire ne permet même pas, actuellement, de couvrir les dépen-ses liées  aux salaires de la fonction publique. Dans son analyse des grandes lignes de la stratégie éco-nomique nationale, M. Mohammed Benméradi explique que la dé-marche des pouvoirs publics, en l’absence d’une «alternative fiable», tire sa croissance dans les dépenses publiques et que, par conséquent, «elle présente l’incon-vénient de rester faiblement inci- tative et peu orientée sur le déve-loppement de la demande», sachant que «la consommation privée est une composante relativement fai-ble de la demande finale par rap- port à la consommation et à l’investissement public», a-t-il précisé. Au chapitre des dysfonc-tionnements, le ministre relèvera une «grande sensibilité aux chocs externes», ce qui induit une constante difficulté à assurer la préservation des équilibres macro-économiques et une faiblesse de l’investissement productif, hors hydrocarbures, résultante d’une     «faible attractivité et une remise en cause de l’efficacité des dispositifs d’encouragement mis en œuvre. Le ministre note également «une capacité limitée» de l’économie algérienne quant à tirer profit des ressources des hydrocarbures qui  représentent 77% des recettes fiscales et 97% des exportations globales de l’Algérie. L’Etat a engagé des actions visant à relancer l’appareil de production, notam-ment dans le secteur industriel dont l’objectif consiste à atteindre 10% du PIB à l’horizon 2015. Priorité a été donnée à la densification du tissu de la PME à travers la création de 200 000 nouvelles entreprises d’ici à 2014 moyennent un montant de 386 milliards de dinars et le développement de la sous-traitance  dans des secteurs ciblés, tels la mécanique, les industries électrodomestiques et les biens d’équipement industriels. L’intérêt de l’Etat va également aux industries agroalimentaires du fait que cette branche  contribue à hauteur de 33% de la valeur ajoutée, soit plus de 197 milliards de dinars dans le secteur industriel national et à hauteur de 45% de son chiffre d’affaires (plus de 700 milliards de dinars). Par ailleurs, un programme public d’investisse-ment public de près de 400 miliards de dinars est en cours au profit des branches stratégiques du ciment, de la sidérurgie et de la mécanique, a indiqué le ministre. En fait, il s’agira de réhabiliter l’entreprise nationale en tant que moteur de la croissance et d’œuvrer à la diversification de l’économie nationale,  sachant que 50% du PIB provient des hydrocarbures, 75% des recettes budgétaires de la fiscalité et 98% des recettes extérieures.
D. Akila

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