samedi 21 septembre 2019 09:47:24

Campagne électorale : Le terrain pour convaincre

Les partis insistent sur la participation massive au scrutin

PUBLIE LE : 16-04-2012 | 23:00
D.R

Mme Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT), a appelé, dimanche passé à Aïn Témouchent, à une participation massive des Algériennes et des Algériens aux élections législatives du 10 mai pour symboliser un "bouclier pour la protection de l’Algérie". S’exprimant lors d’un meeting organisé sur les lieux, Mme Louisa Hanoune a souligné que "cette participation massive préservera notre pays contre tous les dangers  qui le guettent et les retombées des situations vécues dans la région". Après quoi, elle a déclaré  que les prochaines législatives constituent « un rendez-vous  crucial avec notre avenir commun et nous nous devons de relever le défi et répondre  à l’appel du devoir pour contrecarrer toutes les convoitises étrangères ». Qualifiant ensuite la prochaine Assemblée nationale de "constituante", Mme Hanoune a invité les électeurs à transformer le 10 mai en un "référendum populaire" donnant naissance, 50 ans après l’indépendance du pays, à la "deuxième République algérienne". Pour sa part, le président du parti El Fedjr El Djadid, M. Tahar Benbaïbèche, a déclaré à Boussaâda, au cours du premier jour de la campagne électorale, qu’en cas de succès aux législatives, sa formation politique concentrerait ses efforts sur le règlement des problèmes  de la jeunesse. M. Benbaïbèche a tenu à appeler les jeunes à se rendre en masse aux urnes, le 10 mai prochain, car « ce sera un scrutin déterminant pour le sort de la jeunesse, en  particulier, et pour l’Algérie en général, a-t-il soutenu. Un vote massif aux prochaines élections « mettra fin aux espoirs de ceux qui appellent au boycott pour pousser davantage au désespoir qui commence  à prendre de l’ampleur ces derniers temps, compte tenu de la cherté de la vie, de l’érosion des salaires et du chômage », a-t-il également estimé. Exprimant sa totale confiance au Président de la République,  M. Abdelaziz Bouteflika, qui a promis des élections libres et transparentes, M. Benbaïbèche a ajouté que la balle est dans le camp du peuple  lequel doit prendre "ses responsabilités" en choisissant ceux qu’il juge "aptes  à le représenter. Quant au président du Front du Changement, M. Abdelmadjid Menasra, a appelé, dimanche à Médéa, les jeunes à exprimer leurs revendications sociales à travers les urnes et renoncer à "toute forme de violence pour se  faire entendre". S’exprimant à l’occasion d’un meeting électoral, organisé dans le cadre de la campagne pour les législatives du 10 mai prochain, M. Menasra a exhorté les jeunes à renoncer à toute forme "d’expression violente" et à traduire leurs revendications sociales dans un acte électoral, "seul moyen", selon l’orateur,  d’aboutir à la satisfaction de leurs revendications. Rester en marge de la dynamique de changement qui est en train de s’opérer dans le pays, ne résout en rien les problèmes que vit le pays », a-t-il  ajouté, estimant que l’abstention favorise la fraude et le maintien du statu quo actuel».
Tamanrasset, la capitale de l’Ahaggar a été également choisie par M. Omar Bouacha, président du « Mouvement El Infitah », pour inaugurer sa campagne électorale pour les prochaines législatives en lançant un appel pour « attirer la jeune élite algérienne établie à l'étranger, afin de tirer avantage de ses expériences et édifier une  Algérie forte. » Présidant un meeting à la maison de la culture de Tamanrasset, M. Bouacha a affirmé que le Mouvement El-Infitah a axé sa stratégie sur le choix de la jeune élite algérienne émigrée dans la plupart des listes de candidatures, pour puiser dans ses expériences  en vue de mettre en place un socle solide à l'"édification d'une nouvelle  Algérie, forte de ses institutions". "Le changement auquel aspire le peuple algérien passe par le choix de nouvelles figures, de jeunes compétences notamment", a estimé M. Bouacha.   S’exprimant au nom de l’Alliance de l’Algérie  verte, M. Bouguerra Soltani, président du Mouvement de la société pour  la paix (MSP), a indiqué dimanche dernier à Constantine que le "programme unifié" des 3 mouvements  composant l’alliance "n’est pas seulement un programme de campagne électorale,  mais aussi un projet de gouvernance". Dans ce cadre, le président du MSP a donné des détails sur le programme de l’alliance, lequel est "basé sur cinq axes privilégiant les priorités politique, économique, culturelle, sociale et de relations extérieures", avant de permettre aux autres  membres  de l’alliance, MM. Fateh Rebiai (En Nahdha) et Hamlaoui Akkouchi (El Islah), de faire part de nombre de propositions contenues dans les programmes de leurs partis respectifs.
Synthèse de Mourad A.

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Campagne électorale : Le terrain pour convaincre

Abdelaziz Belkhadem qui a animé deux meetings à Adrar et Tamanrasset a appelé, dimanche, la population à se rendre massivement aux urnes le 10 mai prochain pour élire ses représentants à la future Assemblée populaire nationale et barrer la route à ceux qui veulent que l'Algérie vive le même sort que certains pays arabes ayant subi des ingérences dans leurs affaires intérieures.

Se rendre aux urnes le 10 mai prochain, pour Belkhadem,  constitue une réponse "à ceux qui veulent que l'Algérie stagne, insistant sur l'importance  d'une participation politique en vue "d'approfondir le processus des réformes et élire les compétences à même de répondre aux besoins du peuple". S'adressant aux jeunes, M. Belkhadem a rappelé les circonstances difficiles des années 1990 où l'Algérie avait connu "l'instabilité et l'insécurité, et frôlé la banqueroute". Par ailleurs, le secrétaire général du parti du FLN a mis en garde contre certaines voix qui veulent conduire l'Algérie vers "la normalisation des relations avec l'entité sioniste" et ceux qui ont établi des "agendas conformes à ses desseins". M. Belkhadem a salué "la maturité du peuple algérien qui a vécu des moments difficiles durant la décennie noire". Le secrétaire général du parti du FLN, qui a souligné que le peuple  algérien voulait préserver la stabilité du pays et l'unité du peuple, a souhaité que le Mali puisse "rétablir la sécurité et la stabilité". M. Belkhadem, a  appelé à sécuriser les frontières algériennes contre la prolifération des armes et le trafic de drogue. Nombreux sont ceux qui envient l'Algérie pour sa grandeur, son histoire et ses potentialités et refusent d'admettre ses positions face aux causes justes, estimera-t-il. Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), M. Ahmed Ouyahia,  qui entamera sa campagne électorale, à partir du Sud,  mettra  l'accent,  depuis Mécheria (wilaya de Naâma),  sur la nécessité d'une "mobilisation des forces vives du pays pour choisir un Parlement fort.  Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), M. Ahmed Ouyahia, a mis l’accent, dimanche à Mécheria (wilaya de Naâma), sur la nécessité d’une "mobilisation des forces vives du pays pour choisir un Parlement fort". Lors d’un meeting animé au premier jour de la campagne électorale pour les législatives du 10 mai, M. Ouyahia a estimé que la construction de l’avenir de l’Algérie passe par "la préservation de l’unité nationale", le recouvrement de "la confiance des jeunes", et la prise en charge de leurs préoccupations, en tant que forces vives du pays. Il s'agit d'autant de points structurant le programme électoral du RND qui, a-t-il affirmé, "comprend les aspirations du peuple et vient en complément aux nombreux acquis réalisés par l’Algérie au cours des dernières années". Le RND apporte des propositions qui "consolident les réalisations de  l’Etat, reposent sur "la préservation de la stabilité et de l’unité nationales ».  Il a ajouté que son parti, qui présente des candidats "honnêtes" pour le prochain Parlement, reste toujours opposé à "la politisation de la religion",  à "la surenchère sur les richesses du pays", et milite en faveur du "resserrement des rangs et l’unité de la nation". Les principes auxquels appelle le RND se basent aussi sur "la liberté et le développement équilibré, la mobilisation autour de l’Algérie et du régime républicain, et la poursuite des réformes engagées". Ce programme prévoit aussi "de rendre l’espoir aux jeunes et de prendre en charge leurs préoccupations", a-t-il ajouté. Le SG du RND a affirmé que "l’Algérie qui a recouvré sa stabilité n’a de leçons à recevoir de personne en matière de démocratie. Le président du Front national algérien (FNA), M. Moussa Touati, qui appelle pour un vote massif,  évoquera, au premier jour de la campagne électorale un premier cas de violation des règles de la campagne électorale, relevé par la Commission nationale de supervision des élections   du 10 mai prochain, il s’agit selon lui, de l'utilisation d'une langue étrangère par une formation politique. Le changement radical des mécanismes plaide quant à lui, pour un changement radical et profond des mécanismes du pouvoir'', notamment par la mise en place d'une  nouvelle Constitution. Pour ce nouveau parti, cette nouvelle Constitution doit ''répondre  aux aspirations des Algériens quant à la protection de leurs valeurs, la consolidation des institutions de la République et la protection des libertés fondamentales''. Le Président de cette formation  a également appelé à mettre fin à "la légitimité révolutionnaire" dans l'exercice du pouvoir, en lui substituant "la légitimité politique" qui  implique "la création d'un Etat républicain fondé sur l'alternance au  pouvoir".
R. N.

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BEJAIA
Les candidats sillonnent les communes
La campagne électorale se poursuit à travers les différentes communes de la wilaya. Les 39 formations politiques et les  trois têtes de liste indépendantes en lice sont parties dès le premier jour de la campagne à la rencontre des citoyens à travers des rassemblements. Les deux premiers jours ont été consacrés à un travail de proximité. Ainsi, en attendant les leaders des partis qui animeront prochainement les meetings populaires dans la wilaya de Bejaia, les candidats préparent le terrain par des prises de contact avec les électeurs. Les discours diffèrent d’un parti à un autre, chaque formation politique utilise tout l’art et la manière de convaincre les citoyens. Des citoyens qui aspirent au changement et à des jours meilleurs pour améliorer leurs conditions de vie en surmontant les problèmes de logement, du chômage et le retard dans le développement local. Les citoyens attendent beaucoup de ces futurs représentants de l’APN pour transmettre leurs doléances qui feront bénéficier leurs communes de nouveaux projets. A travers les communes de Kherrata, Seddouk et Beni Maouche que nous avons visitées avec les candidats du FLN, FFS et RND, les citoyens ont tenu a soulever les problèmes que vivent leurs localités. Les candidats ont réaffirmé leur engagement à améliorer la situation de ces régions qui rencontrent beaucoup de problèmes. Les partis politiques et les candidats auront ainsi à présenter leur programme économique tout en axant leurs interventions sur la spécificité de la région. Par ailleurs, les affiches des candidats ont été collées  hier sur les panneaux installés dans différentes communes. Certes, la fièvre électorale a gagné le camp des candidats qui auront la tâche rude face à une population exigeante. Les trois candidats têtes de liste indépendantes ont axé leur campagne par des rencontres de proximités avec les associations de quartiers et la société civile, comme devait nous le souligner Meziane Hamid qui préside la liste indépendante Wafa. L’heure du test a sonné pour les candidats qui se trouvent  face aux électeurs et qui ne manqueront pas de  les appeler à aller voter massivement le jour de scrutin et faire du 10 mai un jour de fête pour un avenir prometteur.
  M. LAOUER 

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Meeting du MPA à Sétif
Amara Benyounès : "Votez en masse pour le printemps algérien"
Après Mila où il a présidé son premier meeting, M. Amara Benyounès, secrétaire général du MPA, s’est rendu hier à Sétif où il a animé une rencontre au niveau de la maison de la culture Houari-Boumediène. Le secrétaire général du MPA entamera son intervention en consacrant une large part, à l'importance que revêtent les élections du 10 mai et l'impact qu'elles sont appelées à produire sur l'avenir de l'Algérie : " les prochaines législatives seront des élections historiques et décisives ", soulignera l'intervenant qui appuiera le fait que le Président de la République a comparé ces échéances au 1er Novembre 1954. Il saisira cette opportunité pour appeler tous les Algériens à se rendre en masse au urnes et à voter pour le courant démocratique.
De ces élections émergera un nouveau parlement qui aura à charge de réviser la Constitution avec tout ce que cela comporte d'impact sur l'avenir du pays, dira M. Benyounès qui poursuivra : " Nous sommes face à 2 courants, le premier constitué des partis formant l'alliance présidentielle et le second qui appelle au changement, mais à quel changement, dira-t-il, si ce n'est qu'un changement négatif. Nous voulons tous le changement, mais un changement qui se fasse dans la paix et la sérénité et qui impulse davantage l'Algérie vers le progrès, dira-t-il en substance, ajoutant :
" Nous avons certes des problèmes d'ordre social et économique, mais nous n'avons aucun problème avec l'islam, notre religion sacrée depuis 14 siècles", rejetant de ce fait toute idée "d'un islam importé."
La violence dans les stades, M. Amara Benyounès, en parlera et la condamnera, demandant à ce que tous ces pseudo-sportifs soient éloignés de nos stades en évoquant une proposition de son parti, interdire les stades aux enfants de moins de 15 ans.
Il soulignera aussi la nécessité d'œuvrer dans une optique de l'après-pétrole quand il dira que 98% de nos exportations proviennent du pétrole au moment ajoutera-t-il où 10 milliards de dollars sont consacrés à l'importation de produits alimentaires, avant de ce pencher sur ce qui est appelé par-ci et par-là de printemps arabe et ses séquelles, soulignant que les pays du Maghreb fondaient un grand espoir sur ces élections du 10 mai en Algérie et l'impact qu'elles auront dans la construction du grand Maghreb.
Aussi devons-nous prouver une fois encore que nous sommes un grand peuple qui a payé le prix fort pour sa liberté et son indépendance, un pays où la démocratie est exprimée par plus de 70 journaux quotidiens et un pays ou 3 présidents vivent encore sereinement parmi leur peuple, indiquant que c'était là , une des spécifiés de l'Algérie de Bouteflika...
" Je suis avec la paix et la réconciliation nationale mais je suis contre l'oubli ", dira par ailleurs le SG du MPA qui appellera les jeunes et les femmes à voter en masse le 10 mai, soulignant, en s'adressant aux nombreux jeunes présents dans la salle, " Si vous ne faites pas de politique, on la fera à votre place, alors voter en masse pour le changement et le printemps de l'Algérie."
F. Z.

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Louisa Hanoune à Mascara
Hommage à Ben Bella
La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Mme Louisa Hanoune, a choisi la ville des Organes, Mohammadia, pour entamer sa campagne électorale pour les législatives du 10 mai 2012, étant donné que la tête de liste pour ce scrutin est originaire de cette ville et dès lors le déplacement de la SG du PT dans cette localité n’est pas le coup du hasard. Au cours, de son intervention, Hanoune n’a pas manqué de rendre hommage au président défunt, M. Ahmed Ben Bella, qui, dit-elle, incarne la stature d’un chef d’Etat, un révolutionnaire et un grand militant pour la cause nationale. Il demeure, à nos yeux, un exemple et un modèle dans le patriotisme agissant dont les jeunes générations doivent s’en inspirer pour être à la hauteur des aspirations du peuple.
La salle omnisports de la ville de Mohammadia qui a accueilli un grand nombre de militants et sympathisants de son parti politique s’est avérée exiguë pour contenir toutes ces foules venues en masse exprimer haut et fort leur soutien au programme économique, politique et social dont les candidats aux législatives auront à expliquer les fondements à la population de la région de Beni-Chougrane tout au long de cette campagne électorale.
La SG du PT a aussi mis en exergue les principes fondamentaux de sa formation politique dans sa lutte pour la défense des intérêts inaliénables des travailleurs en mettant de côté toutes les solutions visant à affaiblir ces forces vives de la nation par des solutions touchant aux droits sociaux des travailleurs. La mainmise sur nos richesses par des forces occultes πet des puissances sera débloquée car il y a va de l’intérêt de la nation dans le domaine de la sécurité intérieure.
A. Ghomchi

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«L’Alliance de l’Algérie Verte» explique son programme aux Constantinois
“Nous instituerons un régime parlementaire”

L’«Alliance de l’Algérie verte » (AAV) qui  regroupe le Mouvement pour la société et la paix, présidé par M. Bouguerra Soltani, Ennahdha, conduit par M. Fateh Rabiaa, et El Islah, dirigé par Hamlaoui Akouchi, a tenu, hier, sa première journéé de campagne électorale à Constantine.

Leur slogan est «l’Algérie la verte, un avenir meilleurs». Les responsables de l’Alliance expliquent que leur programme repose sur cinq points essentiels qui, selon eux, prennent en compte l’ensemble des préoccupations des citoyens algériens. Bouguerra Soltani a indiqué que « les cinq éléments sont très clairs. En politique, nous proposons un nouveau code civil (Nidhame Doustouri) qui régira la société. Sur le plan culturel, nous nous basons  sur la nation et sur le partage. Pour le développement du pays, nous proposons une nouvelle approche économique». Le conférencier ne précise pas en quoi consiste cette approche économique, ni ne donne des évaluations de croissance espérée.  M. Soltani explique d’autre part que l’«Alliance de l’Algérie verte» veut «une société comblée». Le cinquième et dernier point du programme de l’Alliance concerne le volet diplomatique. Dans ce sens     M. Soltani  veut booster «les relations internationales, afin de mettre en place une diplomatie efficace». Le conférencier affirme que pour la réalisation de ce programme, l’Alliance a fait appel à des experts, des hommes d’affaires et pris l’avis des agriculteurs. Ratissant large, le porte-parole de l’Alliance explique que «le programme comporte  43 chapitres, lesquels s’articulent autour de 718 points».  «Notre programme s’appuie sur la perspicacité comme de donner des solutions efficaces et rapides» aux problèmes du citoyen et de la nation. Hamlaoui Akouchi, de son côté, a estimé que «notre programme n’est pas un programme d’un parti politique, mais un programme «international» lequel prend en charge la politique intérieure, extérieure et de l’armée». Et d’ajouter : «Notre but, c’est d’avoir un code parlementaire (Nidhame Barlamani)», a-t-il souligné. Fateh Rabiaa a rappelé pour sa part que «les juges jouent un rôle important dans ces élections. Nous ne pensons pas qu‘il y aura de la corruption  dans les élections législatives, puisque tout cela est entre les mains des hommes de loi. La réussite de ces élections législatives dépend de la capacité des magistrats à relever le défi de la réussite du scrutin du 10 mai 2012. Si tricherie il y a lors de ces élections, ce sont les  magistrats qui vont perdre de leur crédibilité». Et d’ajouter : «Nous voulons que l’Administration ne participe pas le jour du scrutin pour qu’il n’y ait pas de triche». Les trois responsables de l’«Alliance de l’Algérie verte» ont conclu leur conférence en appelant le peuple à voter massivement parce que, insistent-ils, « l’avenir du pays est entre les mains du peuple».
Rona Merdaci Khaled 

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Oran
Des meetings mais peu d’affiches

Deux chefs de file de partis politiques engagés dans les prochaines législatives ont  inauguré  pour leurs listes en lice à Oran un meeting et ce, dès le premier jour de la campagne électorale: Louisa Hanoune  secrétaire générale du Parti des travailleurs, et Ahmed Zerrouki, président du Front national pour les  libertés (FNL). La patronne du PT a mis en avant l’importance de cette échéance électorale l’estimant comme un test décisif pour l’ensemble des réformes engagées et un pas fondateur pour une nouvelle configuration de l’Assemblée nationale. En s’adressant à l’assistance, elle a appelé à un vote massif en demandant aux électeurs  d’assumer leurs responsabilités dans une conjoncture régionale des plus inquiétantes. 
Cette mobilisation est une sorte d’engagement et d’état de veille pour prévenir toute tentative de répercuter les crises vécues dans la région à l’intérieur de nos frontières, a-t-elle souligné. De son côté, le FNL qui a lui aussi tenu son meeting dans un quartier périphérique d’Oran, a appelé à un vote massif. Son président et tête de liste à Oran  a axé son discours sur trois volets : la prise en charge des quartiers populaires, la jeunesse et la femme. Trois dossiers qui, a-t-il dit, figurent en priorité dans son program-me électoral. 

El Feth : une liste  indépendante
D’autres partis ont également investi les espaces publics, entamant un travail de proximité à travers soit les candidats eux-mêmes, soit leur représentant. La radio d’Oran a également ouvert ses ondes pour répercuter les projets et promesses des candidats en tenant compte du cahier des charges défini par la réglementation. Ainsi, le représentant de la liste «El Feth», à travers les ondes, a promis d’œuvrer pour la création d’un fonds d’aide réservé uniquement pour les chômeurs surtout ceux qui ne disposent d’aucun diplôme ou savoir-faire. Un  fonds alimenté sur budget de l’Etat et ouvert aux dons, notamment ceux provenant des associations caritatives.10.000 à 15.000 dinars pourraient être ainsi versés mensuellement à  cette catégorie sociale. Par ailleurs, concernant le logement, le représentant de cette liste a évoqué une nouvelle méthode de distribution qui prend en charge le célibataire souvent contraint au célibat à  cause du logement.

Le MNND : et de deux !
Le Mouvement national pour la nature et le développement, qui en est à sa seconde participation pour les législatives, promet, lui, d’ouvrir une permanence pour les citoyens d’Oran pour peu que les électeurs plébiscitent son programme. Une permanence qui sera ouverte durant toute la législature pour prendre en charge les doléances des Oranais. Ce parti envisage  une révision de la Constitution pour la refondation d’un nouvel Etat, et dans l’immédiat, dans le cadre de son programme électoral, le candidat tête de liste a indiqué qu’il œuvrera pour créer un partenariat entre les collectivités locales, le secteur industriel et les associations pour prendre en charge le volet environnemental.
Ce volet prend une place importante dans le programme de cette liste qui a inscrit la création d’un fonds «environnement» pour financer des program- mes de formation dans l’éducation et promouvoir les ressources humaines sensibilisées à cette question.

Alliance Algérie verte : consacrer les libertés
De son côté, la tête de liste de l’Alliance de l’Algérie verte (une coalition du MSP, El-Islah et Ennahda) qui se présente comme un natif du quartier populaire El Hamri, syndicaliste, directeur d’une école, a indiqué que sa liste, convaincue de la nécessité d’approfondir les libertés individuelles et collectives, sera mobilisée pour matérialiser dans la pratique la liberté de la presse, la liberté d’association, qui sont des droits constitutionnels.
De son côté, la tête de liste du parti Liberté et Justice, un enseignant universitaire, a, pour sa première déclaration publique, évoqué les origines de son parti dont les racines idéologiques remontent à l’Association des Oulémas fondée par Abdelhamid Ibn Badis. L’orateur a mis par la suite l’enseignement au centre de son argumentaire.
M. Koursi

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Ahd 54 à Constantine
“L’avenir du pays entre les mains de la jeunesse”
“On doit voir de nouveaux visages sur la scène politique, c’est la jeunesse qui doit œuvrer pour le changement et décider de son avenir», a souligné, hier, M. Ali Fawzi Rebaine, président du parti Ahd 54, lors de son meeting, animé au centre culturel Benbadis, dans le cadre de la campagne électorale. M. Rebaine  a insisté sur le fait que «la nouvelle génération est dans l’obligation de briser le mur du silence et  d’avoir le courage d’exprimer ses positions et ses opinions politiques».
M. Rebaine a mis en évidence les principaux axes du programme de son parti dont la nécessité,  selon lui, d’«une révision constitutionnelle, avec en priorité la reconduite dans la loi fondamentale de la limitation à deux exercices du mandat présidentiel et l’annulation du tiers présidentiel au Conseil de la nation». Et d’ajouter  que son parti «est le seul  à avoir présenté des alternatives et à être en mesure d’opérer le changement». Le président du parti Ahd 54 a souligné que son parti existe sur la scène politique depuis 30 ans, et est implanté dans les 48 wilayas ainsi qu’en France. Il a indiqué que son parti veut «la décentralisation socioéconomique, la revalorisation des assemblées élues et le rééquilibrage entre pouvoirs, notamment la prise en charge des préoccupations des citoyens relatives au logement et à l’emploi».
M. Rebaine a appelé «les citoyens, notamment les jeunes, à participer aux élections législatives du 10 mai et à choisir le parti qu’ils estiment le plus qualifié pour garantir un avenir meilleur, puisque c’est une étape importante, surtout pour la nouvelle génération».
R. M. K.

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Djaballah à Mascara :
“Notre modèle de gouvernance a plus de 1 443 ans”
Dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives du 10 mai 2012, M. Abdallah Djaballah, président du FJD, a animé hier matin, à la maison de la Culture Abi-Ras-Ennaciri de Mascara, un meeting populaire où il a longuement expliqué les grandes lignes du programme politique, économique et social de son parti dont les candidats à ces élections auront à défendre auprès des électeurs pour sa concrétisations sur le terrain, dit-il, une fois élus au sein de la future APN. Le leader du FJD a d’abord visité la fondation de l’Emir lequel, à ses yeux, représente un symbole de grande dimension historique, en ce sens qu’il fut le fondateur de l’Etat algérien moderne, je suis heureux, a-t-il dit, de me retrouver dans cet édifice culturel qui porte le nom d’une figure emblématique et une  icône dans le domaine du savoir. Ma venue qui coïncide avec la célébration de la Journée du savoir et je rends hommage à Cheikh  El Ibrahimi et Ibn Badis, un pan de l’histoire de l’Algérie libre et indépendante grâce à la lutte menée par ces hommes illustres. Mais est-ce que le passé de nos ancêtres ressemble à ce que nous vivons aujourd’hui? s’interroge l’orateur. Au cours de son intervention, M. Djaballah explique la façon dont la gestion des affaires publiques sera faite loin de toute forme de laïcité, socialisme trompeur ou libéralisme aveugle mais ancrée dans l’esprit de l’islam et l’arabité de son peuple. Un Etat algérien moderne suivant les préceptes de notre religion dans les volets économique, culturel et social  et notre vision et notre idéologie politique est fidèle à celle du serment de Novembre et des chouhada suivant une étude constitutionnelle bien établie au préalable avec en premier les principes de la citoyenneté  qui préserve les droits et fixe les devoirs et les obligations. «Notre parti, dit-il,  con-damne toute forme d’exclusion et de marginalisation, l’alternative par la consultation populaire est notre mot d’ordre car, ajoute-t-il, notre modèle de gouvernance a plus de 1 443 ans, basé sur l’égalité loin des principes du machiavélisme criard  puisque nos droits ne s’arrachent pas comme chez les autres civilisations, ils se donnent et se préservent suivant notre idéologie et la fin ne justifie pas les moyens d’une manière ou d’une autre comme devise pratiquée dans les  autres cultures, devait-il affirmer. Selon lui, c’est la noblesse des moyens  mis en branle qui déterminent la valeur de l’action  et non pas le contraire, a expliqué le leader du FJD avant de souligner la nécessité absolue de la moralisation de la vie politique. Les listes des candidats ont été arrêtées par la base militante de son parti en toute démocratie et clarté, et il n’a pas manqué de souligner à cet effet  que cette échéance électorale revêt un caractère particulier dans le processus démocratique destiné à apporter le changement au sens noble du terme.
A. GHOMCHI

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Le président du MCL, Mustapha Boudina :
“Je réitère mon appel pour une charte citoyenne”
M. Mustapha Boudina, président du Mouvement des citoyens libres (MCL, parti nouvellement agréé) a réitéré hier, sur les ondes de la Chaîne 3 de la radio nationale, son appel pour la mise en œuvre d’une charte citoyenne, estimant que «cinquante ans après l’indépendance du pays, l’Algérien doit  faire preuve de civisme et de progrès».
Explicite, l’invité de la rédaction soulignera  la nécessité impérieuse de la semence d’une culture qui «élève» le citoyen à un niveau de responsabilité aux fins qu’il soit encore plus conscient de ses droits et devoirs, mais également de ses capacités à s’organiser et à défendre ses droits au niveau de la société.
Au sujet des législatives du 10 mai prochain, le président du MCL considère que les chefs de partis politiques, ne devraient pas se porter candidats aux législatives et devraient se contenter de leur rôle de dirigeants politiques puisqu’ils doivent être « des guides de la nation».
Enchaînant ses propos, il soutiendra que la classe politique algérienne doit se structurer et se donner une puissance morale et politique regrettant que «jusqu’à maintenant, les partis se fondent dans le pouvoir législatif».
Abordant, par ailleurs, le volet économique, le président du MCL plaidera pour la mise en place d’une stratégie industrielle audacieuse. M. Boudina qui devait rappeler que la stratégie industrielle existe en tant que loi, regrettera que celle-ci ne soit pas appliquée. Poursuivant sur sa lancée, il mettra l’accent sur l’urgence de donner un rythme plus dynamique au développement économique et de lui donner également, une direction, soulignant l’existence de « catégories sociales qui souffrent de l’érosion du pouvoir d’achat».
Aussi, pour le président du MCL, il est nécessaire d’avoir une politique «plus courageuse» en matière d’investissement productif qui donnera lieu à la création de nouvelles usines et de nouvelles entreprises, tout comme il sera question de donner la priorité aux investissements qui créent des emplois permanents.
Au sujet du logement, M. Boudina soulignera l’impératif de renforcer les capacités de réalisation, pour arriver à combler le retard cumulé dans ce domaine. « Cela ne peut pas se rattraper rapidement. Puisque nous avons de l’argent, créons de nouvelles entreprises nationales de réalisation et faisons appel aux entreprises étrangères pour multiplier la construction de logements», proposera-t-il. Présent dans 44 circonscriptions électorales, le MCL qui compte dans sa composante pas moins de 75% de jeunes axera principalement son travail durant cette campagne électorale, sur le travail de proximité durant lequel il sera surtout question de la présentation du programme du MCL, dans le détail, et ce, indique M. Boudina, « en prononçant un discours réaliste ».   
Soraya G.

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Conférence de presse du PLJ
“Mener la bataille des législatives jusqu'au bout”
Le président du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), M. Mohand Oussaid Belaid, a affirmé hier à Alger que sa formation politique "a entamé une bataille électorale qu'elle mènera jusqu'au bout", appelant les Algériens à se rendre massivement aux urnes le 10 mai prochain pour "amorcer un changement pacifique inéluctable". "Je ne pense pas que les législatives 2012 sont jouées d'avance. Pour l'heure, il n'est pas question de se retirer de la course. Nous nous sommes lancés dans une bataille que nous allons mener jusqu'au bout", a déclaré M. Belaïd au cours d'une conférence de presse animée au siège du parti. Selon le premier responsable du PLJ, les difficultés auxquelles fait face son parti "peuvent être surmontées pour que la campagne se déroule dans la sérénité". "Si jamais le climat de la campagne électorale se détériore et que tous les partis politiques constatent une dégradation de l'environnement, à ce moment nous allons nous réunir pour décider de la suite à donner", a-t-il ajouté. Le président du PLJ a estimé que les données actuelles "n'incitent pas du tout le parti à se retirer de la course à la députation", appelant ses militants à faire preuve de vigilance pour "ne pas se décourager par les partisans du statu quo". M. Belaïd a jugé "impératif" que chacun tienne compte de la conjoncture interne et externe particulière pour agir avec "un esprit de responsabilité" dans l'objectif de réaliser les aspirations du peuple algérien au renouvellement du paysage politique dans un climat de sécurité, de paix et de stabilité. Il a assuré que les candidats du PLJ se doivent d'être sincères dans leurs engagements et qu'un candidat élu qui n'accomplit pas sa mission convenablement durant son mandat se verra retirer la confiance du parti.
Le chef du PLJ a déploré par ailleurs le retard pris dans l'attribution d'un numéro national pour chaque parti dont le tirage n'a été effectué que lundi matin par la commission nationale de contrôle des élections. Le PLJ s'est vu ainsi attribuer le n° 1 sur son bulletin de vote. Il a estimé que les législatives 2012 mettent les anciens partis devant l'examen du bilan, alors que les nouveaux partis en sont dispensés, relevant la nécessité de donner à ces derniers une chance et ne pas les juger d'avance. Le slogan choisi par le PLJ pour la campagne est "pour un changement par les actes et non par les paroles".

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Bahbouh (UFDS) à Constantine
“Pour une reconfiguration institutionnelle”
Le secrétaire général de l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS), M. Noureddine Bahbouh, a affirmé hier à Constantine, que la "refonte" de l’éducation nationale et de l’université constituaient la ‘‘priorité’’ de sa formation politique. Animant un meeting au Palais de la culture Malek-Haddad, dans le cadre de la campagne électorale du 10 mai prochain, M. Bahbouh a souligné que son parti qu’il a présenté comme un ‘‘nouvel espace d’expression’’, œuvrerait, si ses candidats étaient élus, à ‘‘renforcer la formation professionnelle’’, à ‘‘revaloriser le statut de l’enseignant’’, ‘‘à repenser, réformer et libérer l’université’’ et à ‘‘réhabiliter l’élite intellectuelle’’. Le secteur de l'éducation a besoin d’un ‘‘diagnostic sérieux’’, a-t-il ajouté dans ce contexte, avant d’appeler les électeurs à voter en faveur de sa formation politique qui propose une "Algérie de la refondation", axée sur de "nouveaux programmes’’ et "de nouvelles réformes" ainsi que sur "une justice sociale pour tous". En cas de victoire aux législatives, ‘‘nous allons procéder à une reconfiguration institutionnelle, fondée sur une réelle séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, et mettre fin à "l’anarchie du marché", a-t-il encore indiqué

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M. Ouyahia à El Bayadh
Appel à une large mobilisation autour du RND
Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), M. Ahmed Ouyahia, a appelé hier à El Bayadh à une large mobilisation autour de son parti lors des prochaines législatives, afin ''d’assurer la continuité de l’action d’édification'' nationale. ''Le RND, qui n’est pas venu juste pour faire de l’opposition, entend, à la lumière de son référentiel inspiré du message du 1er Novembre 1954, continuer la bataille de l’édification et de la construction, à travers sa participation aux différentes réalisations de l’Algérie'', a indiqué M. Ouyahia lors d’un meeting électoral pour les législatives du 10 mai. Sur la participation du RND aux différentes actions de développement durant le dernier quinquennat et sur la réconciliation nationale, M. Ouyahia a estimé ''qu’il est du droit du citoyen de demander davantage et du politicien d’appeler à la continuité''. Le secrétaire général du RND a également souligné, en matière de développement local, ''l’engagement'' de son parti à hâter la concrétisation du programme quinquennal de développement, avant d'appeler les jeunes à s’impliquer dans le processus de développement et d’édification du pays par l’investissement et la création de nouvelles PME à même d’attirer les diplômés des universités et d’instituts. Il a en outre indiqué que le RND s’emploie à poursuivre la mise en œuvre des décisions de renouvellement des contrats de pré-emplois, qui ont largement contribué à prendre en charge les préoccupations des jeunes en matière d’emploi, à travers le recrutement sans concours et les facilitations qui leur sont accordées pour la création de PME. Le SG du RND a, enfin, exprimé le souhait de faire du cinquantenaire de l’indépendance une fête nationale de construction d’une l’Algérie de la stabilité, de l’union et de la prospérité’’.

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Le MNL en faveur d'un changement “profond et pacifique”£
Le président du Mouvement des nationalistes libres (MNL), M. Abdelaziz Ghermoul, a indiqué hier à Laghouat que sa formation est pour un changement "profond et pacifique" mené par les Algériens eux-mêmes et "non imposé de l’extérieur". Animant un meeting de campagne pour les législatives du 10 mai, M. Ghermoul a affirmé que ce changement, prôné par sa formation, "ne vise aucunement des personnes", mais recherche un changement "radical" du système politique et des mécanismes de gestion des affaires du pays. L’approche du MNL, en ce sens, s’articule autour de trois axes principaux englobant les libertés individuelles et collectives, la répartition "équitable" de la richesse entre les régions du pays et l’égalité des chances pour tous, et, comme corollaire, le progrès, a-t-il expliqué. "Nous avons pris l’engagement de lancer une nouvelle génération, intellectuelle et consciente des responsabilités à assumer en se mettant au service de l’Algérie, convaincus de la nécessité d’émergence de cette nouvelle élite et de promotion de la pratique politique, entachée par certains comportements négatifs", a ajouté M. Ghermoul.

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Interférence de l'argent dans les affaires politiques
Les mises en garde du MJD
La présidente du Mouvement pour la jeunesse et la démocratie (MJD), Mme Chalabia Mahdjoubi, a mis en garde hier à Aïn Beida (Oum El Bouaghi) contre l'interférence de l'argent dans les affaires politiques et contre "l'achat des consciences". Animant un meeting électoral au centre culturel de cette ville, Mme Mahdjoubi a également estimé que "l'influence des financements extérieurs, qu'ils soient arabes ou autres, ne servent ni le pays ni l'intérêt du peuple". Le programme du MJD apporte, selon sa présidente, des solutions politiques, économiques, sociales et culturelles et permet au pays de "s’armer pour affronter les challenges à venir". Elle a également relevé que l'actuel gouvernement est "tenu de partir" car, selon elle, "il a failli sur tous les plans et n'a pas répondu aux aspirations populaires". Les jeunes Algériens, a-t-elle ajouté, "ne cèderont pas aux appels à l'abstention" et "participeront avec force à la constitution d'une Assemblée nationale démocratique, plurielle et composée de compétence et de cadres  qui sauront légiférer". La participation à ce scrutin sera "forte", a encore pronostiqué Mme Mahdjoubi, estimant que la conjoncture est "délicate" et que la résolution des problèmes socio-économiques, ainsi que ceux liés au logement et au chômage "ne pourra s’opérer qu'avec l'arrivée au pouvoir de jeunes compétences, capables de servir avec honnêteté et intégrité au sein des institutions de l'Etat".

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Parti El Karama à Guelma
“Faire preuve de patriotisme”
Le président du parti El Karama, M. Mohamed Benhamou, a appelé hier, à partir de Guelma, les Algériens à "faire preuve de patriotisme" en effectuant leur devoir électoral, le 10 mai prochain. M. Benhamou, qui animait un meeting populaire à la maison de la culture Abdelmadjid Chafai dans le cadre de  la campagne électorale des prochaines législatives, a notamment affirmé que l’Algérie doit ‘‘donner une leçon’’ au monde entier à l’occasion de ce scrutin. Il a en outre exhorté les électeurs à faire le bon choix en accordant leurs voix a des "hommes sincères, compétents et capables de construire un Etat puissant, qui accordera à la science la place qui lui revient’’. M. Benhamou a, dans ce contexte mis en garde les électeurs contre ‘‘les candidats qui n'hésitent pas à recourir à l'argent pour obtenir des voix’’. Soulignant la "juste" signification du slogan de son parti, ''Avec toi, Algérie'', le président d'El Karama a également indiqué que les candidats qui seront élus à la future Assemblée populaire nationale auront ‘‘l'immense charge de veiller à la bonne conduite des programmes de développement des wilayas et des communes’’. Il a ainsi soutenu que le député doit suivre "l'utilisation appropriée" de l'argent public affecté à la réalisation des "projets de développement".

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M. Boukhazna (MEN) à Mostaganem
"Edifier l'Algérie de demain"
Le secrétaire général du Mouvement de l’entente nationale (MEN), Ali Boukhazna, a appelé, hier à Mesra (Mostaganem) les citoyens à s’unir et à choisir les candidats qu’ils jugent les meilleurs "pour initier un nouveau processus national pour les cinquante prochaines années". Animant un meeting populaire, le SG du MEN, a souligné sa conviction que "les élections du 10 mai prochain seront transparentes, crédibles et honnêtes, compte tenu des garanties données par le Premier magistrat du pays, le Président Abdelaziz Bouteflika". Il a également appelé les partenaires politiques à "adopter un discours rassembleur et unificateur des rangs afin de privilégier la voie de la fraternité, la tolérance, de la construction pour assurer la cohésion nationale", en mettant en grade contre "les prédateurs de l’Algérie". Après avoir rappelé les souffrances du peuple algérien durant la décennie noire, Ali Boukhazna a évoqué les grandes réalisations nationales, appelant les citoyens "à s’unir et à œuvrer main dans la main pour édifier l'Algérie de demain". D’autre part, le secrétaire général du MEN a affirmé que la jeunesse constitue "une priorité pour son parti " et figure en bonne place dans son programme électorale, proposant dans ce contexte "la réouverture des entreprises fermées", "la création d’usines et de micro-entreprises versées dans la transformation des produits agricoles" et "l’encouragement de l'investissement pouvant contribuer à la création d’emplois pour les jeunes chômeurs".

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Le FNA à Saïda
Moussa Touati rejette la "politique de démission"
Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a dénoncé, hier à Saïda, la "politique de démission" prônée par certains milieux, appelant à la consécration de la "volonté populaire". Moussa Touati, qui a présidé un rassemblement à la maison de la culture de Saïda, a appelé ses militants et sympathisants à encourager les électeurs à se rendre aux urnes pour "consacrer la volonté populaire et choisir les meilleurs candidats à même de les représenter à la prochaine APN et d’être à leur service". Le président du FNA a en outre appelé à une forte participation aux élections législatives du 10 mai prochain, "même avec un bulletin blanc, pour éviter toute fraude". Le FNA rejette "la politique de démission" prônée par certains milieux, a précisé M. Touati, réaffirmant la détermination à exercer pleinement les droits politiques et civiques comme le droit de vote, le libre choix des candidats et la protection de ce choix contre toute tentative de fraude, "ne servant ni l’Algérie, ni les Algériens". D’autre part, Moussa Touati a rappelé que les listes présentées par son parti à travers toutes les wilayas du pays sont composées de candidats "les plus représentatifs du FNA, les plus proches des couches sociales démunies et les plus aptes à défendre leurs intérêts".

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