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Mohamed Benhamou : «Il nous reste encore le Championnat et la Coupe»

Benkhodja blessé, Gaouaoui pas encore qualifié, Alain Geiger était obligé d’aller sortir du « terroir » Mohamed Benhamou pour en faire son gardien numéro 1.

PUBLIE LE : 10-04-2012 | 0:00
D.R

Benkhodja blessé, Gaouaoui pas encore qualifié, Alain Geiger était obligé d’aller sortir du « terroir » Mohamed Benhamou pour en faire son gardien numéro 1.
Et autant le dire, l’ex-portier de l’EN ne fait pas de complexe,  l’expérience aidant, il est en train d’assurer comme un chef.

L’ESS est officiellement éliminée de la Ligue des Champions d’Afrique par Simba (Tanzanie), en dépit de sa victoire au retour (3 - 1) ; des regrets sans doute ?
Oui, beaucoup. On ne digère pas. Ce n’est jamais facile de se relever après une défaite pareille. On tenait pourtant la qualification. Il s’en est fallu de peu pour que tout soit remis en question. Ce but encaissé dans les arrêts de jeu nous a incontestablement assommés.
 
N’y avez-vous pas cru un peu trop tôt ?
Pas spécialement. On a raté trop d’occasions. A 3-0 on tenait le score parfait, mais il fallait se mettre à l’abri. On aurait dû aller chercher le quatrième, voire le cinquième but. Ça nous aurait évité toute mauvaise surprise.
 
Est-ce à dire qu’il y a eu des consignes pour reculer d’un cran, voire carrément jouer la défense ?

Non ! Non ! Les consignes étaient les mêmes. Il fallait continuer à attaquer. Vous avez sans doute vu qu’on les a empêchés de jouer. Comme ils jouent bien au ballon, c’était la seule façon de nous épargner des risques réels. Malheureusement, il y avait ce but qui a tout remis en cause.
 
Ne vous sentez-vous pas coupable justement sur ce but ?
Je ne pouvais rien faire…
 
Vous étiez trop avancé, de l’avis de certains  
Non. Je me suis avancé de manière à anticiper toute passe en profondeur. C’est la posture qu’aurait prise tout gardien. Je pense qu’on devrait plutôt rendre hommage à l’attaquant adverse, auteur d’un geste technique de haute facture.
 Quel est le sentiment qui prévaut dans le vestiaire ?
Il y a naturellement un sentiment de déception. On méritait de se qualifier. On a joué mieux qu’eux. Marqué des buts. Mais bon, c’est la loi du terrain, il faudra s’y faire. Après, on est encore en lice en Championnat et en Coupe d’Algérie. Deux objectifs qu’on tâchera d’atteindre. On est déjà concentrés sur ça. Ça nous permet d’aller de l’avant.
 
Depuis quelques semaines, vous êtes redevenu le numéro 1 à l’ESS ; est-ce à dire que le malheur de Benkhodja fait votre bonheur ?
Je ne raisonne pas comme ça. Il fallait assurer dans ces moments-là et j’ai répondu présent. Je n’ai pas envie de faire mon bilan dès à présent. J’essaye d’être à la hauteur, c’est tout. Je ne fais pas dans la comparaison ni quoi que ce soit. A chacun ses qualités. Je fais en sorte de rendre service à l’équipe, sans plus.
 
La venue de Gaouaoui ne vous a-t-elle pas froissé ?
Même pas ! J’ai été ravi de le retrouver. J’ai toujours entretenu de bons rapports avec lui, du temps déjà où on était concurrents pour le poste de numéro un en sélection. Ça ne me dérange pas outre mesure qu’il soit là. On joue tous pour le même objectif. C’est le plus important. Après, j’ai appris à être fair-play. Le meilleur joueur, voilà…
Entretien réalisé par
Amar Benrabah

 

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