mardi 12 novembre 2019 15:47:50

L'APRUE met en garde contre une hausse des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur industriel

Le modèle actuel de consommation de l'énergie dans le secteur industriel pourrait atteindre à l'orée 2020 une production de 42 % de gaz à effet de serre (GES) si d'ici là, la tendance n'est pas inversée, avertissent mardi des experts de l’Agence nationale pour la promotion et la régulation de l’utilisation de l’énergie (APRUE).

PUBLIE LE : 05-04-2012 | 0:00
D.R

Le modèle actuel de consommation de l'énergie dans le  secteur industriel pourrait atteindre à l'orée 2020 une production de 42 % de gaz à effet de serre (GES) si d'ici là, la tendance n'est pas inversée, avertissent mardi des experts de l’Agence nationale pour la promotion et la régulation de  l’utilisation de l’énergie (APRUE). « La consommation énergétique dans le secteur industriel augmentera de 5,5 mtep (mégatonne d'équivalent pétrole) en 2012 à 7 mtep en 2018 puis à 8 mtep en 2020 (hausse de 45 %), si les actions d'économie d'énergie ne s'accélèrent pas », explique à l'APS, le directeur des projets à l'APRUE, M. Kamel Dali. L’émission de gaz à effet de serre, par conséquent, évoluera de 13 méq-CO2  (milliequivalent de CO2) en 2012 à 16,5 méq-CO2 en 2018 puis à 18,5 méq-CO2 en 2020, selon les données de l’APRUE. Ces prévisions ont renforcé la conviction des responsables de l'agence  de changer le modèle actuel de consommation énergétique, et à multiplier les actions de prévention, particulièrement par la mise en œuvre de mesures de réduction des émissions de « GES ». Ces mesures portent également sur le traitement des rejets industriels,  la réhabilitation des sols et la protection des nappes phréatiques, la production de l’électricité par le gaz naturel et les énergies renouvelables, ainsi que  la réduction progressive de la part des produits pétroliers dans le bilan énergétique, selon M. Dali. Pour faire face à une formidable demande d’énergie appelée à augmenter dans les années à venir dans un contexte de relance économique accompagnée par  l'émergence de nouvelles unités industrielles, sur fond de fort accroissement  de la démographie, « le potentiel d’économies d’énergie devrait être exploité efficacement », a-t-il ajouté. Ce potentiel est estimé de 10 millions de TEP à l’horizon 2030, dont  32 % dans le secteur industriel, 26 % dans le secteur du transport, 21 % dans le  secteur du résidentiel, 20 % dans le secteur tertiaire et 1 % dans le secteur  agricole, selon l'APRUE.
 

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